[Hors compétition]

De quoi ça parle?

De la rencontre de deux morts en sursis.
D’un côté, Tae-gu, un gangster qui décide de se ranger pour s’occuper de sa soeur et de sa nièce, mais qui voit ses plans modifiés quand celles-ci sont assassinées par un gang rival. Dans ce milieu-là, le sang appelle le sang : Tae-gu se venge en éliminant le boss du gang en question et devient dès lors l’homme à abattre pour tous les gangs du pays.
De l’autre, Jae-yeon, une jeune femme atteinte d’une grave maladie. Même si son oncle Kuto, lui aussi ancien gangster, a repris du service pour tenter de réunir la somme nécessaire à l’opération de la dernière chance, Jae-yeon a conscience que ses jours sont comptés.
Evidemment, une telle rencontre ne peut se finir que dans le sang et les cendres…

Pourquoi le film ne nous a pas emmenés au Paradis?

Parce que ce genre d’intrigue vue, revue et re-revue cent fois ailleurs, souvent en mieux, ne surprend plus une seconde. La nouveauté, censée venir de la rencontre du gangster et d’une jeune femme rebelle, impertinente et condamnée n’apporte rien de bon, juste une dimension mélodramatique assez grotesque, surlignée par une musique insupportable toute en violons larmoyants. Restent un ou deux morceaux de bravoure que l’on trouverait plutôt bien mis en scène s’ils ne viraient pas au grand n’importe quoi, les personnages supposément à bout de souffle se muant en inexplicablement en machines de guerre capables de venir à bout de cinquante gros bras armés jusqu’aux dents.
L’accueil réservé par le public a été aussi froid que les deux protagonistes. Etiré péniblement sur plus de deux heures, Night in Paradise a suscité au mieux un ennui poli, au pire une furieuse envie de flinguer la bobine ou le DCP.

Crédits photos : 2020 Next Entertainment World & Goldmoon film, All Rights Reserved

REVIEW OVERVIEW
Note :
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Rédacteur en chef de Angle[s] de vue, Boustoune est un cinéphile passionné qui fréquente assidument les salles obscures et les festivals depuis plus de vingt ans (rhôô, le vieux...) Il aime tous les genres cinématographiques, mais il a un faible pour le cinéma alternatif, riche et complexe. Autant dire que les oeuvres de David Lynch ou de Peter Greenaway le mettent littéralement en transe, ce qui le fait passer pour un doux dingue vaguement masochiste auprès des gens dit « normaux »… Ah, et il possède aussi un humour assez particulier, ironique et porté sur, aux choix, le calembour foireux ou le bon mot de génie…

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