Le Violon, du jeune réalisateur mexicain Francisco Vargas, est sans aucun doute l’un des films de la semaine.

A Cannes, où il était présenté en 2006 dans la section « un certain regard », il s’est montré à la hauteur d’une sélection de films latino-américains de très bonne qualité (Babel, Le labyrinthe de Pan, mais aussi Drama/Mex).

L’histoire, très simple (trop, pour certains critiques…) raconte comment un violoniste manchot (formidable Don Angelo Tavira, d’ailleurs justement primé pour sa performance) parvient à s’opposer aux soldats qui occupent son village.

Membre de la guérilla anti-gouvernementale, il est contraint de prendre le maquis, en compagnie d’autres rebelles. La contre attaque se prépare, mais la plupart des munitions sont restées cachées au village.

Il parvient à accéder au village en amadouant le chef des soldats grace à sa seule musique…

Très bien interprété, réalisé sobrement, avec une image magnifique, au noir et blanc très travaillé, le film réussit à faire  naître l’émotion.

Les amateurs de films d’action n’aimeront probablement pas, mais la plupart des cinéphiles devrait réserver le même accueil à ce film que le public Cannois : un accueil enthousiaste !

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Le violon Le violon 
El violin

Réalisateur : Francisco Vargas
Avec : Don Angel Tavira, Dagoberto Gama
Origine : Mexique
Genre : Drame
Durée : 1h38
Date de sortie France : 03/01/2007

Note pour ce film :

contrepoint critique chez : –

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Rédacteur en chef de Angle[s] de vue, Boustoune est un cinéphile passionné qui fréquente assidument les salles obscures et les festivals depuis plus de vingt ans (rhôô, le vieux...) Il aime tous les genres cinématographiques, mais il a un faible pour le cinéma alternatif, riche et complexe. Autant dire que les oeuvres de David Lynch ou de Peter Greenaway le mettent littéralement en transe, ce qui le fait passer pour un doux dingue vaguement masochiste auprès des gens dit « normaux »… Ah, et il possède aussi un humour assez particulier, ironique et porté sur, aux choix, le calembour foireux ou le bon mot de génie…

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