2ème Paris International Fantastic Film Festival – Paris 9ème
du 16 au 25 novembre 2012

AFF PIFFF 8cm.inddComment faire quand on croit que King-Kong est une ville d’Asie, que Frankenstein a élaboré la théorie de la relativité ou que Van Helsing est un chanteur de rock? Bref, comment faire quand, en matière de cinéma fantastique, on est une parfaite truffe?
Ben, on va au PIFFF…

Au PIFFF avec trois “F”. Comme la fédération française de football, ce qui n’a absolument aucun rapport avec le schmilblick, si ce n’est que Franck Ribéry ressemble à la créature de Frankenstein, en plus adroit devant le but…
Au PIFFF avec trois “F”, disions-nous, avant de nous interrompre nous-même fort grossièrement, pour le Paris International Fantastic Film Festival. Yeah baby!

Cette manifestation, dont c’est la deuxième édition, vient renouer avec la belle époque du Festival du Film Fantastique de Paris, qui avait lieu dans les années 1970/1980 et qui enflammait, au sens propre comme au figuré, la salle du Grand Rex.
Pendant dix jours, il permet aux fans de cinéma d’épouvante, de SF, de délires gore et autres joyeusetés assimilables à du cinéma de genre, de se régaler d’un festin de films en adéquation avec leurs goûts. 

Il offre également aux néophytes et aux incultes l’opportunité de relever leur niveau en stage accéléré, et à moindre coût. Ceux-ci pourront apprendre, par exemple, ce que sont les Cénobites.
Indice pour vous qui jouez chez vous, ce n’est pas quelque chose de sexuel…  
“Cénobite”, dans le dico de Maître Capello (Paix à son âme, pour qu’il ne revienne pas en goule intello ou en vampire binoclard), c’est un “ecclésiastique vivant en communauté”. Et dans le dico de Clive Barker, ce sont des créatures extra-dimensionnelles adeptes du sado-masochisme, faisant des aller-retours entre Terre et Enfer pour tourmenter les vivants (ça le fait plus…). Leur chef s’appelle Pinehead. Euh… Rien de sexuel, donc…

Au programme de cette 2ème édition, une rétrospective Clive Barker, donc, avec les deux premiers Hellraiser, Nightbreed : the cabal et  Candyman.
Mais aussi deux séances-cultes, le Bad Taste de Peter Jackson, période pré-Hobbit – là encore, rien de sexuel… -  et les Quatre mouches de velours gris de Dario Argento, tourné à une époque où le cinéaste italien savait encore faire preuve de talent.
Plus une compétition de longs-métrages alléchants, dont l’épatant Citadel, de Ciaran Foyd ou un Doomsday book précédé d’un flatteuse réputation.
Plus une compétition de courts-métrages français et internationaux…
Plus des avant-premières attendues : Silent hill : révélations, Dragon gate : la légende des sabres volants, le nouveau wu xia pian de Tsui Hark, en 3D s’il-vous-plaît, John dies at the end le nouveau Don Coscarelli (c’est ballot, la fin est dans le titre…) ou ABC’s of death, un film à sketchs tourné par 26 réalisateurs différents.

Et si ce programme bien dense ne vous suffit pas, vous pourrez aussi vous faire dédicacer des livres par Jean-Pierre Putters (“Mad movies, mad… ma vie”) ou Julien Sévéon (“Mamoru Oshii : rêves, nostalgie & révolution”).

Pour épancher votre soif de pelloches fantastoches, pour prendre un cours accéléré de cinéma horrifique, pour satisfaire votre besoin de sensations fortes, vous apporter votre dose de sang quotidien ou pour espérer apercevoir le fantôme qui hante le monument voisin, une seule adresse : le Gaumont Opéra Capucines, 2 boulevard des Capucines, Paris 9ème…
Ayez du flair, choisissez le PIFFF… (mince, un jeu de mots foireux, on se darioargentise…)

Renseignements : site officiel du PIFFF

bandeau PIFFF

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Rédacteur en chef de Angle[s] de vue, Boustoune est un cinéphile passionné qui fréquente assidument les salles obscures et les festivals depuis plus de vingt ans (rhôô, le vieux...) Il aime tous les genres cinématographiques, mais il a un faible pour le cinéma alternatif, riche et complexe. Autant dire que les oeuvres de David Lynch ou de Peter Greenaway le mettent littéralement en transe, ce qui le fait passer pour un doux dingue vaguement masochiste auprès des gens dit « normaux »… Ah, et il possède aussi un humour assez particulier, ironique et porté sur, aux choix, le calembour foireux ou le bon mot de génie…

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