Je sais pas pourquoi, d’une façon générale, le monde est devenu un tel bordel. Je sais pas si c’était obligatoire que le monde devienne ça. Tout est compliqué, mal foutu, pas rangé.
Avant, y avait des champs avec des vaches, des poules. Tout était beaucoup plus simple, j’imagine.
Avant, on avait un rapport direct aux choses. Dans le monde de Martine, on avait des animaux, on bouffait ce qu’on faisait pousser, on se construisait ses vêtements, sa maison. À la ferme, la vie était simple pour Martine. Des fois, je me demande pourquoi on a quitté le monde de Martine…

L'auberge espagnole

          Romain Duris dans L’Auberge espagnole de Cédric Klapisch

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Rédacteur en chef de Angle[s] de vue, Boustoune est un cinéphile passionné qui fréquente assidument les salles obscures et les festivals depuis plus de vingt ans (rhôô, le vieux...) Il aime tous les genres cinématographiques, mais il a un faible pour le cinéma alternatif, riche et complexe. Autant dire que les oeuvres de David Lynch ou de Peter Greenaway le mettent littéralement en transe, ce qui le fait passer pour un doux dingue vaguement masochiste auprès des gens dit « normaux »… Ah, et il possède aussi un humour assez particulier, ironique et porté sur, aux choix, le calembour foireux ou le bon mot de génie…

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