66ème Berlinale – Internationale Filmfestspiele – Berlin (Allemagne)
– du 11 au 21 février 2016 –

© Berlinale 2016 - Velvet Creative Office AgencyNormalement, en cette période de l’année, les ours sont en pleine hivernation. Sauf à Berlin où, en février, ils sortent de leurs tanières, habillés d’or ou d’argent, pour récompenser des films Art & Essai exigeants et des oeuvres sortant des sentiers battus.
Cela fait soixante-six ans que les cinéphiles du monde entier viennent dans la capitale allemande pour assister à ce phénomène naturel, connu sous le nom de Berlinale et il se réjouissent d’assister à cette édition 2016 pleine de promesses.

En ouverture, ils pourront déjà assister à la projection du dernier film des frères Coen, Ave Cesar, avec George Clooney en tête d’affiche, avant de se délecter du reste de la sélection officielle, qui comprend quelques titres attendus, comme Midnight special de Jeff Nichols, Des nouvelles de la planète Mars de Dominik Moll, Mahana de Lee Tamahori, Soy Nero de Rafi Pits, Fuocoammare de Gianfranco Rosi, The Commune de Thomas Vinterberg ou encore Chi-Raq de Spike Lee, qui, contrairement à ce que son nom indique, n’est pas la biographie de l’ancien Président de la République Française mais une adaptation moderne et musicale de la pièce grecque antique “Lysistrata” d’Aristophane! Cependant, le cinéma français sera bien représenté à Berlin, avec Saint Amour du duo Kervern/Delépine, Quand on a 17 ans  d’André Téchiné, L’Avenir de Mia Hansen-Love ou encore Alone in Berlin de Vincent Perez.
Les trois derniers défendront nos couleurs dans la section compétitive, qui sera arbitrée par un jury international présidé par Meryl Streep. On s’attend, comme chaque année, à des surprises au palmarès, les sélectionneurs de la Berlinale ayant le flair pour dénicher de nouveaux talents ou des oeuvres atypiques, en provenance du monde entier.

Même cosmopolitisme dans la section Panorama, avec des oeuvres venues du Chili (Aquí no ha pasado nada (Much Ado about Nothing) d’Alejandro Fernández Almendras), du Brésil (Mãe só há uma (Don’t Call me Son) d’Anna Muylaert), de Chine (San Fu Tian (Dog Days) de Jordan Schiele) ou d’Afrique du Sud (Shepherds and Butchers d’Oliver Schmitz).
Ceux qui n’auront pas été rassasiés par ce beau programme de films pourront aussi aller faire un tour du côté du “Forum”, où sont projetés des oeuvres artistiques et/ou expérimentales autour du thème du fantasme, ou de la section “Generation”, riche en premiers longs-métrages prometteurs.
Enfin, ceux qui veulent voir du cinéma germanique dans la capitale allemande pourront assister aux projections de la section “Perspektive Deutsches Kino”.
Comme tout grand festival qui se respecte, la Berlinale propose aussi une sélection de films classiques restaurés, dont un Ozu (Bakushu)et un Fritz Lang (Der Müde). Elle rendra aussi hommage à David Bowie, Alan Rickman et Ettore Scola, qui nous ont quittés en ce début d’année.

Bref, les ours devront attendre pour se reposer. Les cinéphiles aussi! Tout comme Angle(s) de vue, qui assistera à une bonne partie du festival et vous en fera le compte-rendu.

Informations : Site officiel de la Berlinale

SHARE
Previous article“Les Délices de Tokyo” de Naomi Kawase
Next article[Berlinale 2016] Jour 1 : Deux ouvertures radicalement opposées
Avatar
Rédacteur en chef de Angle[s] de vue, Boustoune est un cinéphile passionné qui fréquente assidument les salles obscures et les festivals depuis plus de vingt ans (rhôô, le vieux...) Il aime tous les genres cinématographiques, mais il a un faible pour le cinéma alternatif, riche et complexe. Autant dire que les oeuvres de David Lynch ou de Peter Greenaway le mettent littéralement en transe, ce qui le fait passer pour un doux dingue vaguement masochiste auprès des gens dit « normaux »… Ah, et il possède aussi un humour assez particulier, ironique et porté sur, aux choix, le calembour foireux ou le bon mot de génie…

LEAVE A REPLY