Ouf! Cette-fois, ça y est, j’ai décuvé et ai terminé tout mon compte-rendu du 3ème Festival du film policier de Beaune, qui fut une sacrée partie de plaisir pour l’amateur de bonne chère, de bons vins et de bons films que je suis…

Comme d’habitude, le festival a proposé une sélection de films de diverses origines et illustrant le genre sous toutes ses formes, thriller ou drame psychologique, western moderne, anticipation, film noir, whodunit, comédie,…

Et cette année, il faut bien reconnaître que l’organisation a su gâter les membres de la presse, qui ont eu un accès privilégié à tous les grands moments de ce festival, incluant les festivités extra-cinématographiques, avec moult bons vins à la clé. Merci, donc, merci mille fois à Céline Petit, Alexis Delage-Toriel, Agnès Leroy, Annelise Landureau et Clément Rébillat pour leur accueil ô combien chaleureux. Et merci à toutes celles et ceux qui ont oeuvré pour faire de ce festival un grand moment de convivialité…

Seul bémol de cette 3ème édition, d’ailleurs bien compris par le maire de la ville, Alain Suguenot, la capacité de la salle principale est bien trop limitée pour permettre à un maximum de public payant d’assister aux séances du soir. Evidemment, tous ceux qui ont eu la frustration de se retrouver bloqué in-extremis par un agent de sécurité annonçant que la salle est complète risquent de ne pas revenir et de faire au festival une publicité désastreuse…
Celka devrait aller mieux l’an prochain, une fois que la salle de 500 places sera mise en service… A voir…

Place au bilan, maintenant…
Vous trouverez ci-après le carnet de bord du festival rédigé par mes soins, sous la forme d’une nouvelle noire parodique en cinq chapitres.
Puis le palmarès complet de cette seconde édition.
Et enfin, les notes attribuées par notre rédaction à une quinzaine de films de la sélection.

Beaune 2011 bandeau


Carnet de bord du festival
:

Chapitre 1 : Les braquages sanglants de Vallenzasca & les vins travaux d’Hercule
Chapitre 2 : Voyage autour du monde
Chapitre 3 : D’un film à l’autre  
Chapitre 4 : Attaque microbiologique, traque psychopathétique, flics ripoux et famille de fous…
Chapitre 5 : Profession reporter

Palmarès :

The man from nowhere - 4

Grand Prix : The Man from nowhere
(Corée du Sud) de Lee Jeong-beom
Prix du Jury : Bullhead
(Belgique) de Michaël R. Roskam 
&
Il était une fois un meurtre
(Allemagne) de Baran Bo Odar
(ex-aequo)
Prix spécial police : L’Affaire Rachel Singer
(USA/RU) de John Madden 
Prix de la presse : Bullhead
(Belgique) de Michaël R. Roskam 
&
Animal kingdom
(Australie) de David Michôd
(ex-aequo)
Prix Sang Neuf L.A. I hate you 
(France/USA) de Yvan Gauthier
 
Prix du 1er roman : “La mort des rêves” de Do Raze
Prix du roman noir étranger : “Un monde sous surveillance” de Peter Temple
Prix du roman noir francophone : “Lonely Betty” de Joseph Incardona

L.A. I hate you - 4


Notes de la rédaction :

●●●● 
●●●●  The Man from nowhere (Corée du Sud) de Lee Jeong-beom, Good neighbours (Canada) de J.Tierney, Il était une fois un meurtre (Allemagne) de B.Bo Odar, Mr. Nice (Royaume-Uni) de B.Rose, Red hill (Australie) de P.Hughes, The unjust (Corée du sud) de Ryoo Seung-wan, D’un film à l’autre (France) de C.Lelouch, Source code (Etats-Unis) de D.Jones
●●●●○○  Animal kingdom (Australie) de D.Michôd, L’Affaire Rachel Singer (Etats-Unis) de J.Madden, The insider (Hong Kong) de D.Lam, Small town murder songs (Canada) de E.Gass-Donnelly
●●●○○ Vallanzasca (Italie) de M.Placido, Une vie tranquille (Italie) de C.Cuppellini
●●○○ Viva Riva! (RDC) de D.Tunda wa Munga, La Proie (France) de E.Valette
○○○○ L.A. I hate you (Etats-Unis) de Y.Gauthier
○○○○

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Rédacteur en chef de Angle[s] de vue, Boustoune est un cinéphile passionné qui fréquente assidument les salles obscures et les festivals depuis plus de vingt ans (rhôô, le vieux...) Il aime tous les genres cinématographiques, mais il a un faible pour le cinéma alternatif, riche et complexe. Autant dire que les oeuvres de David Lynch ou de Peter Greenaway le mettent littéralement en transe, ce qui le fait passer pour un doux dingue vaguement masochiste auprès des gens dit « normaux »… Ah, et il possède aussi un humour assez particulier, ironique et porté sur, aux choix, le calembour foireux ou le bon mot de génie…

4 COMMENTS

  1. (Sans vouloir passer pour un PublicSysteme hater) Ca a l’air d’être sacrement le bordel tout ça, c’était aussi plein en journée le WE ou juste en soirée?

  2. Non, ce n’était pas du tout le bordel. J’exagère volontairement pour les besoins de la narration.
    Globalement, il n’y a pas eu de problème.

    L’ouverture et la clôture étaient annoncées sur invitation uniquement. On peut le déplorer, mais c’est ainsi… Ceux qui ont tenté leur chance l’ont fait en connaissance de cause. Et d’ailleurs, pour le film d’ouverture, le public a été casé soit dans la salle principale, soit dans une seconde salle. Et pour la clôture, les premiers de la file d’attente ont réussi à rentrer, soit entre trente et quarante personnes. C’est le jeu…

    Pour les soirées hommage, une bonne partie de la salle était réservée aux invités, mais environ 1/3 de la salle était allouée au public, dont la première vague rentrait d’ailleurs avant la presse et les professionnels. Une preuve de respect.
    Il n’y a eu que deux séances un peu houleuses : l’hommage à Mireille Darc,où tout le monde n’a pas pu rentrer et où certains ont exprimé un peu vivement leur frustration, et l’hommage à Chabrol, qui a fait salle comble en un temps record.

    Le problème vient de la capacité d’accueil de la salle, comme à Gérardmer d’ailleurs. Le calcul est vite fait : 1 rang pour le jury (les films du soir étaient en compétition), 1 rang pour l’équipe du film, 3 rangs presse (1 pour photographes, 1 pour presse locale, 1 pour presse nationale), 1 rang pour le maire et ses invités, 1 ou 2 rangs pour les sponsors. Sur une salle de 250 places, c’est vite plié…
    Conscient du problème, le maire de Beaune a annoncé l’ouverture d’une salle de 500 à 600 places pour l’an prochain. Reste à voir si le nombre d’invités et de sponsors n’est pas appelé à augmenter lui aussi… (il est vrai qu’on a déjà vu le CID de Deauville rempli uniquement de VIP et de sponsors au festival américain. Et pourtant, la salle est immense…)

    Sinon, il n’y a pas eu vraiment de problème pour assister aux séances. C’était loin d’être la bousculade jusqu’à vendredi soir, et c’est resté très accessible le week-end. Evidemment, il faut quand même faire un peu la queue pour certains films, surtout pour les petites salles de 100 places (ou soit dit en passant, la presse et les pros sont dans la même file d’attente que le spectateur lambda. Pas de jaloux…).

    Non, franchement, c’est un festival assez tranquille, dont l’organisation progresse mais se heurte à un problème de capacité d’accueil…

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