HOMMAGE & MASTERCLASS KIYOSHI KUROSAWA

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« Kiyoshi Kurosawa est de ceux qui réussissent ce qu’il y a sans doute de plus difficile au cinéma : déborder des catégories existantes tout en se nourrissant de leur rhétorique, confondre la sensation primaire, tripale, avec la réflexion la plus intense, mêler la pulsion à l’abstraction froide. Il y a des personnages et il y a des concepts, il y a des fantômes et il y a de la réalité, il y a des êtres humains et il y a des idées dans les films de Kiyoshi Kurosawa. C’était la fin des années 1990. Certains d’entre nous avaient découvert, dans tel ou tel festival, un drôle de film de terreur, véritablement terrifiant pour le coup, réalisé par un cinéaste au patronyme un peu trop connu pour être honnête (un autre Kurosawa est-il possible ?). Le film c’était Cure, bizarre histoire de meurtres en série où l’identité de l’assassin changeait avec chaque meurtre et où l’hypnose jouait un rôle central. La froideur et la précision des cadrages, une atmosphère sombre et angoissante, le refus de tout lyrisme, une impression de familiarité et d’absolue étrangeté mêlées, tout cela faisait de Cure un objet fascinant et un peu effrayant. Son auteur entamait, à ce moment- là, une période d’activité intense. Entre 1999 et 2003, il enchaîne frénétiquement film sur film, fabriquant, titre par titre, une des oeuvres les plus importantes et les plus originales du cinéma contemporain… »

Jean-François Rauger, Directeur de la Programmation de la Cinémathèque française

En collaboration avec la Cinémathèque française, le Festival rendra hommage cette année, en sa présence, au scénariste et cinéaste japonais KIYOSHI KUROSAWA. Après Lee Chang-dong en 2009, Brillante Ma. Mendoza en 2010, et Kim Jee-woon en 2011, Kiyoshi Kurosawa donnera lui aussi cette année une masterclass, animée par Jean-Philippe Tessé, rédacteur en chef adjoint de la revue des Cahiers du Cinéma. Cette Masterclass aura lieu le samedi 10 mars à 13h00 dans l’Auditorium Lexington, situé dans l’enceinte du CID. L’entrée est libre, dans la limite des places disponibles.

A l’occasion de cet hommage, le Festival proposera au public de (re)découvrir certains des films de Kiyoshi Kurosawa.

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1997 CURE

RÉALISATION Kiyoshi Kurosawa PRODUCTION Tetsuya Ikeda, Satoshi Kanno, Atsuyuki Shimoda & Tsutomu Tsuchikawa INTERPRÉTATION Kôji Yakusho (Kenichi Takabe), Tsuyoshi Ujiki (Makoto Sakuma), Anna Nakagawa (Fumie Takabe), Masato Hagiwara (Kunio Mamiya) Japon| 115 minutes

Une vague de meurtres atroces s’abat sur Tokyo. Le détective Takabe et le psychologue Sakuma sont appelés à la rescousse mais l’enquète piétine.

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1998 LICENSE TO LIVE

RÉALISATION Kiyoshi Kurosawa PRODUCTION Shigeo Fujita & Atsuyuki Shimoda INTERPRÉTATION Hidetoshi Nishijima (Yutaka), Shun Sugata (Shinichiro), Lily (Sachiko), Kumiko Aso (Chizuru) Japon| 109 minutes

Yutaka, âgé de vingt-quatre ans, se réveille après dix années passées dans le coma. Une nouvelle vie commence alors pour lui…

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1999 CHARISMA

RÉALISATION Kiyoshi Kurosawa PRODUCTION Nobuo Ikeguchi & Atsuyuki Shimoda INTERPRÉTATION Kôji Yakusho (Goro Yabuike), Hiroyuki Ikeuchi (Naoto Kiriyama), Ren Ohsugi (Satoshi Nakasone), Yoriko Doguchi (Chizuru Jinbo) Japon| 103 minutes

Un inspecteur de police n’a pu libérer un homme politique pris en otage. Il démissionne, puis se rend sur une montagne où pousse un arbre aux pouvoirs étranges.

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2000 KAÏRO

RÉALISATION Kiyoshi Kurosawa PRODUCTION Ken Inoue, Seiji Okuda, Shun Shimizu & Atsuyuki Shimoda INTERPRÉTATION Haruhiko Kato (Kawashima), Kumiko Aso (Michi), Koyuki (Harué), Kurume Arisaka (Junko) Japon| 118 minutes

Des étudiants enquêtent sur une série de suicides liés à un site internet qui promet à ses utilisateurs de communiquer avec les morts.

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2006 RÉTRIBUTION

REALISATION Kiyoshi Kurosawa PRODUCTION Takashige Ichise INTERPRETATION Kôji Yakusho (Noboru Yoshioka), Manami Konishi (Harue Nimura), Tsuyoshi Ihara (Tôru Miyaji), Hiroyuki Hirayama (Wakai Keiji Sakurai) Japon| 102 minutes

Yoshioka est un inspecteur qui enquête sur le meurtre d’une jeune femme. Lorsque ses empreintes sont retrouvées sur le corps de la victime, il commence à croire qu’il en est peut-être l’assassin.

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2009 TOKYO SONATA

REALISATION Kiyoshi Kurosawa PRODUCTION Wouter Barendrecht & Yukie Kitô INTERPRETATION Haruka Igawa (Kaneko), Kai Inowaki (Kenji Sasaki), Yû Koyanagi (Takashi Sasaki), Teruyuki Kagawa (Ryûhei Sasaki), Kyoko Koizumi (Megumi Sasaki) Japon, Pays-Bas & Hong Kong| 119 minutes

Un père cache à sa famille qu’il a été licencié alors que son fils cadet prend des cours de piano en secret. La mère, quant à elle, ne peut plus continuer de faire semblant de recoller les morceaux…

REGARD SUR LE TRAVAIL DE PEN-EK RATANARUANG

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©2011 Local Color Films All right reserved

« Cette certitude qu’un cinéaste construit là un projet ambitieux et inédit, celui d’un cinéma où l’Asie ne serait pas une vaste contrée indifférenciée, mais un territoire aux distances instables et aux écarts mouvants. » Nous sommes au lendemain de la sortie du cinquième film de Pen-ek Ratanaruang, Vagues invisibles, et la revue des Cahiers du cinéma ne s’y trompe pas. Avec Apichatpong Weerasethakul, qui remportait quatre ans plus tôt le Prix du Jury à Cannes pour Tropical Malady, il faudrait désormais définitivement compter sur Pen-ek Ratanaruang, l’autre étoile montante du nouveau cinéma thaïlandais. Bien avant la Palme d’Or de son confrère – qui allait consacrer le renouveau d’un cinéma national effondré depuis le début des années 1990 – les festivals de cinéma du monde entier, dont le Festival du Film Asiatique de Deauville, braquaient déjà les projecteurs sur cet autre cinéaste emblématique, qui depuis Fun Bar Karaoke, en passant par Monrak Transistor (sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs en 2002) , Vagues invisibles et Ploy (également sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs en 2007), trace sa destinée singulière. A l’occasion de la sortie en salles de son nouveau film cet été, le Festival du Film Asiatique de Deauville propose un regard sur le travail de ce cinéaste.

En 2012, Pen-ek Ratanaruang revient sur les Planches pour présenter en avant-première française son dernier opus : Headshot, présenté hors compétition. Dans le cadre du regard sur le travail de Pen-ek Ratanaruang, le Festival projettera aussi les films suivants :

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2006 VAGUES INVISIBLES

REALISATION Pen-ek Ratanaruang PRODUCTION Wouter Barendrecht & Michael J. Werner INTERPRETATION Tadanobu Asano (Kyoji), Mitsuishi Ken (Lizard), Gang Hye Jung (Noi), Maria Cordero (Maria) Thaïlande| 115 minutes

Macao. Après avoir supprimé l’épouse de son patron, avec laquelle il entretenait une liaison, Kyoji décide de s’enfuir en Thaïlande. Sur le bateau qui l’emmène à Phuket, il se lie d’amitié avec une séduisante jeune femme.

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2007 PLOY

REALISATION Pen-ek Ratanaruang PRODUCTION Rewat Vorarat INTERPRETATION Lalita Panyopas (Dang), Pornwut Sarasin (Wit), Ananda Everingham (Nut), Apinya Sakuljaroensuk (Ploy) Thaïlande| 107 minutes

Trois inconnus se retrouvent enfermés dans une chambre d’hôtel. L’arrivée d’une jeune femme va avoir des conséquences dévastatrices…

LA COMPÉTITION

Cette année, la compétition du Festival du Film Asiatique de Deauville proposera une sélection de 9 longs métrages. Neuf films comme autant de regards portés sur des cinématographies qui confirment leur vitalité (la Corée du Sud, le Japon, la Chine) ou leur rareté précieuse (l’Iran, les Philippines).

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11 FLEURS de Wang Xiaoshuai (Chine)

INTERPRETATION Lu Wenqing (Wang Han), Wang Jingchun (le père), Yan Ni (la mère), Zhang Kexuan (Louse), Zhong Guo Liuxing (Mouse), Lou Yihao (Wei Jun), Mo Shiyi (Jue Hong), Wang Ziyi (le meurtrier) Chine & France | 2011. 110 minutes.

En 1974, au coeur de la révolution culturelle chinoise, un garçon de dix ans observe le monde des adultes et n’y comprend pas grand-chose. La rencontre avec un meurtrier en fuite le pousse au secret et au mensonge. Cette confrontation signera la perte de son innocence.

WANG XIAOSHUAI : Diplômé de l’académie du cinéma de Pékin, Wang Xiaoshuai écrit et réalise son premier long métrage en 1993, The Days acclamé par la critique internationale, mais interdit en Chine. Les films suivants connaîtront des destins similaires : Frozen, signé sous le nom de Wu Min, So Close to Paradise, sélectionné au Festival de Cannes en 1998 dans la catégorie Un certain regard. Après une expérience de comédien dans Le Violon rouge, aux côtés de Samuel L. Jackson et Greta Scacchi, Wang Xiaoshuai remporte avec son cinquième long métrage, Beijing Bicycle, l’Ours d’argent à Berlin (2001). Devenu un habitué des festivals prestigieux et de la Croisette, il présentera Drifters en 2003 (Un certain regard) et Shanghai Dreams, en compétition officielle en 2005.

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BABY FACTORY d’Eduardo Roy Jr. (Philippines)

INTERPRETATION Diana Zubiri (Sarah), Sue Prado (Heidi), Yul Servo (Peter), Mailes Kanapi (Dr Balboa), Janna Tiangco (Cathy) Philippines |2011. 97 minutes

Sarah est infirmière dans la maternité d’un centre hospitalier public. Comme l’établissement manque de personnel en cette période de Noël, elle doit travailler deux fois plus. Les infrastructures sont surchargées : deux mères et leurs nouveau-nés doivent partager le même lit alors que s’entassent dans les couloirs des femmes sur le point d’accoucher. Sarah fait face à cette situation avec sérénité, générosité et dévouement, réussissant même à en oublier ses propres souffrances personnelles.

EDUARDO ROY Jr. : Un premier film pour Eduardo Roy Jr., qui en plus d’avoir suivi les cours de scénario d’Armando Lao, scénariste des films Serbis (2008) et Kinatay (2009) de Brillante Ma. Mendoza, partage également son producteur : Ferdinand Lapuz.

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BEAUTIFUL MISS JIN de Jang Hee-chul (Corée du Sud)

INTERPRETATION Jin Sun-mee, Park Na-kyung, Ha Hyun-kwan, Choi Woong Corée du Sud | 2011. 98 minutes PRODUCTION BIKI

Soo Dong est le gardien du passage à niveau de la gare de Dongrae. Sa vie est monotone et sans surprises jusqu’à l’arrivée en gare de trois passagers atypiques : une femme d’une cinquantaine d’années appelée Miss Jin, une petite fille qui l’accompagne et un ivrogne bavard. Soo Dong va rapidement s’intégrer à cette petite communauté et développer avec elle une relation peu conventionnelle…

JANG HEE-CHUL : Né en 1974 à Daegu (Corée du Sud), Jang Hee-chul débute comme coordinateur de production sur le film The Crescent Moon de Jang Gil-su (2003), puis devient assistant-réalisateur sur The Road Taken de Hong Gee-sun (2003). En 2005, il réalise pour la télévision le documentaire Hannara, Her 40 Days of Sail et, deux ans plus tard, le court métrage Mosaic.

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DEATH IS MY PROFESSION d’Amir Hossein Saghafi (Iran)

INTERPRETATION Pejman Bazeghi (Shokri), Amir Aghaei (Ata), Maryam Boobani (la mère d’Abbas), Kamran Tafti (le soldat), Mahchehreh Khalili (Marzieh), Akbar Sangi (l’officier), Meysam Ghanizadeh (Yosef), Sonia Espahram (Raheleh), Ramin Rastad (Kaveh) Iran | 2011. 90 minutes

Dans une région montagneuse d’Iran, trois ouvriers n’arrivent plus à subvenir aux besoins de leur famille et se retrouvent contraints de voler, pour les revendre, des câbles de lignes à haute tension. Au cours d’un de ces vols, ils tuent quelqu’un accidentellement et se transforment alors en fugitifs…

AMIR HOSSEIN SAGHAFI : Né en 1986 à Téhéran (Iran), Amir Hossein Saghafi est imprégné dès son enfance par le cinéma car son père est producteur et réalisateur. Il débute sa carrière comme acteur dans les films The Bag (1993) et John (1995). Il pratique parallèlement le sport à un niveau professionnel et devient champion de boxe dans son pays à l’âge de 20 ans. Sa passion pour le cinéma lui fait arrêter la compétition sportive et il devient assistant-réalisateur sur de nombreux films. En 2008, il réalise le court métrage Winston.

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HIMIZU de Sono Sion (Japon)

INTERPRETATION Shota Sometani (Yuichi Sumida), Fumi Nikaidou (Keiko Chazawa), Tetsu Watanabe (Shozo), Mitsuru Fukikoshi (Keita Tamura), Megumi Kagurazaka (Keiko Tamura), Ken Mitsuishi (le père de Sumida), Makiko Watanabe (la mère de Sumida) Japon | 2011 129 minutes

Sumida est un lycéen dont l’unique ambition est de devenir un homme ordinaire. Son père, qui a quitté le foyer depuis longtemps, réapparaît de temps à autre lorsqu’il a besoin d’argent. Sa mère s’est enfuie avec son amant, laissant le jeune homme sans rien ni personne sur qui pouvoir compter. Réalisant que son rêve ne pourra jamais être exaucé, Sumida devient obsédé par les sanctions qu’il pourrait prendre contre les personnes malfaisantes qui l’entourent.

SONO SION : Né en 1961 à Aichi (Japon), Sono Sion étudie à l’université de Hosei où il commence par réaliser des films en 8 mm et écrire des poèmes. Son premier long métrage, Otoko no Hanamichi, remporte en 1987 le Grand Prix du Festival du film de Pia au Japon. Il est révélé internationalement en 2001 avec Suicide Club, un film choc sur la jeunesse japonaise. Contestataire, marginale, sont des adjectifs souvent accolés à l’oeuvre de Sono Sion, que le Festival du Film Asiatique de Deauville a toujours suivie, présentant notamment en 2011 son précédent film Cold fish, toujours inédit en salles.

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I CARRIED YOU HOME de Tongpong Chantarangkul (Thaïlande)

INTERPRETATION Apinya Sakuljaroensuk (Pann), Akhamsiri Suwannasuk (Pinn), Torphong Kul-on (le chauffeur), Porntip Kamlung (la mère) Thaïlande| 2011 113 minutes

Pann vit à Bangkok. Un jour, elle reçoit un appel de sa tante en pleurs qui lui annonce que sa mère est dans le coma suite à un terrible accident. Elle contacte alors sa soeur aînée Pinn, laquelle s’est enfuie après son mariage, pour vivre à Singapour et y commencer une nouvelle vie loin des contraintes de la famille. Les deux soeurs sont alors forcées de passer du temps ensemble et, peu à peu, de réapprendre à s’ouvrir l’une à l’autre.

TONGPONG CHANTARANGKUL :Né en 1979 à Bangkok (Thaïlande), il est diplômé de l’université de Rangsit. Il débute sa carrière chez Soho Asia, la plus importante société de post-production thaïlandaise. Après deux ans comme coloriste, il obtient une maîtrise de la London Film School et son film de fin d’études, Wings of Blue Angels, rencontre un succès critique international.

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MOURNING de Morteza Farshbaf (Iran)

INTERPRETATION Sharareh Pasha (Sharareh), Kiomars Giti (Kamran), Amir Hossein Maleki (Arshia), Sahar Dolatshahi (Nahid), Peyman Moaadi (Mas’ood), Adel Yaraghi (le chauffeur de taxi) Iran |2011. 82 minutes

Une querelle éclate entre un homme et sa femme juste avant qu’ils ne prennent la route pour se rendre dans une ville plus au nord, chez la soeur de l’épouse, Sharareh, et son mari Kamran. Le lendemain matin, ces derniers apprennent la terrible nouvelle : ce qui est arrivé au couple, sur la route, la nuit dernière… En état de choc, Sharareh et Kamran partent pour Téhéran accompagné d’Arshia, le fils du couple qui, la nuit du drame, n’était pas avec ses parents. Entre l’aube et le crépuscule, pendant ce voyage qui prendra toute une journée, Sharareh et Kamran doivent annoncer à l’enfant la douloureuse nouvelle…

MORTEZA FARSHBAF : Né en 1985 en Iran, Morteza Farshbaf est diplômé en Cinéma de l’université des Arts de Téhéran. Il réalise son premier court métrage, Halloween, en 2004, suivi des autres courts métrages The Carpet (2005), Taxi (2006), Flakey (2007) et The Wind Blows Wherever It Wants (2008), qui rencontre un succès international. Il suit également les ateliers de réalisation du cinéaste Abbas Kiarostami et collabore avec lui sur différents projets de films.

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SAYA ZAMURAÏ de Hitoshi Matsumoto (Japon)

INTERPRETATION Takaaki Nomi (Kanjuro Nomi), Sea Kumada (Tae), Itsuji Itao (le garde), Tokio Emoto (le deuxième garde), Ryo (O’Ryu), Rolly (Pakyun), Zennosuke Fukkin (Goro Gori), Jun Kunimura (le seigneur du clan Tako) Japon | 2011. 103 minutes.

Kanjuro Nomi est un vieux samouraï, sans épée et avec un fourreau vide. Ayant été amené par le passé à jeter son épée et refuser à se battre, il erre aujourd’hui sans but précis, accompagné de Tae, sa fille unique. Désormais recherché pour avoir renié son seigneur, il est condamné à « l’exploit des 30 Jours »: réussir en 30 jours – et à raison d’une chance par jour – à redonner son sourire au prince éploré par le décès de sa mère. Si Kanjuro réussit, il sera libre. Mais s’il échoue, il devra pratiquer le seppuku, la forme rituelle japonaise du suicide par éventration.

HITOSHI MATSUMOTO : A la fois comédien et réalisateur, Hitoshi Matsumoto commence sa carrière à la télévision et jouit depuis d’une très grande popularité au Japon. Il a été découvert en France en 2007 à la Quinzaine des Réalisateurs avec Dai-Nipponjin, son premier long-métrage en tant que réalisateur et dans lequel il tient également le rôle principal, celui de Daisato, un homme qui possède le don de se transformer en super-héros de taille gigantesque lorsqu’il reçoit un choc électrique. Daisato est d’ailleurs le rejeton d’une longue famille de super-héros au Japon. Hitoshi Matsumoto adore l’humour clownesque à la limite de l’absurde, comme dans son film précédent Symbol, que le festival avait d’ailleurs présenté en compétition. Dans son dernier opus, Saya Zamurai, il apporte une touche décalée au classique film de samouraï.

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THE SUN-BEATEN PATH de Sonthar Gyal (Chine) / FILM D’OUVERTURE

INTERPRETATION Yeshe Lhadruk (Nyma), Lochey (le vieil homme), Kalzang Rinchen (le frère) Chine|2011. 86 minutes

Nyma, un jeune homme instable, quitte Lhassa pour retourner dans sa maison isolée près de Golmud. Le car étant un moyen de transport trop rapide à ses yeux, il préfère aller à pied, quitte à affronter la chaleur caniculaire du jour et le froid glacial de la nuit, sans parler de la fatigue inhérente à la marche. Bien pire encore, il rejette systématiquement les gestes amicaux d’un vieillard, lequel sacrifie pourtant son propre confort pour mieux veiller sur le jeune homme.

SONTHAR GYAL : Né en 1974 à Tongde dans la province de Qinghai (Chine), dans la région autonome tibétaine de Hainan, il étudie les beaux-arts puis entre à l’académie du Cinéma de Pékin. Il commence à peintre en 1994 et réalise une cinquantaine de tableaux avant de devenir chef-opérateur sur de nombreux documentaires. En 2005, il collabore au long métrage The Silent Holy Stones de Pema Tseden, lequel va lui suggérer de devenir à son tour réalisateur.

HORS COMPÉTITION

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HEADSHOT de Pen-ek Ratanaruang (Thaïlande/France)

Dans le cadre du regard sur le travail du cinéaste thaïlandais Pen-ek Ratanaruang, le Festival proposera au public de découvrir en avant-première française, en sa présence, son nouveau film : Headshot. Un polar mêlant crime, corruption et karma qui sortira sur les écrans français cet été.

INTERPRETATION Nopachai “Peter” Jayanama (Tul), Celine “Cris” Horwang (Rine), Chanokporn “Dream” Sayoungkul (Joy/Tiwa), Apisit “Joey Boy” Opasaimlikit (Torpong), Krerkkiat Punpiputt (Dr. Suang) Thaïlande & France | 2011. 105 minutes.

Dans la Thaïlande d’aujourd’hui, la corruption fait rage. Tul, un flic intègre, subit le chantage d’un politicien influent et se retrouve accusé d’un crime qu’il n’a pas commis. Désabusé, mû par un puissant désir de vengeance, il est rapidement recruté comme tueur à gages par un groupe mystérieux dont le but est d’éliminer ceux qui se croient au-dessus des lois. Mais lors d’une mission, Tul reçoit une balle dans la tête. À son réveil, après trois mois de coma, il découvre qu’il voit le monde à l’envers, littéralement.

PEN-EK RATANARUANG : Né en 1962 à Bangkok (Thaïlande), il étudie l’histoire de l’art au Pratt Institute de New York et s’oriente ensuite vers le graphisme et l’illustration. En 1997, il réalise son premier long métrage, Fun Bar Karaoke, avec lequel il brise le cadre traditionnel du cinéma national. Il fait aujourd’hui partie des réalisateurs qui ont permis au cinéma thaïlandais de se réinventer, puisant à la fois dans les cultures rétro et pop.

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I WISH-NOS VOEUX SECRETS de Hirokazu Kore-eda (Japon)

Maborosi était son premier long métrage, suivirent Distance en 2001, Nobody Knows en 2004 – tous deux présentés en compétition au Festival de Cannes -Still Walking, et aujourd’hui I Wish-Nos voeux secrets, que le Festival présente en avant-première.

INTERPRETATION Koki Maeda (Koïchi), Oshiro Maeda (Ryunosuke), Jô Odagiri (le père), Nene Otsuka (la mère), Kirin Kiki (la grand-mère), Hiroshi Abe (le professeur) Japon | 2011. 128 minutes

Au Japon, sur l’île de Kyushu, deux frères sont séparés après le divorce de leurs parents. L’aîné, Koïchi, âgé de 12 ans, part vivre avec sa mère chez ses grands-parents au sud de l’île, tout près de l’inquiétant volcan Sakurajima. Son petit frère, Ryunosuke, est resté avec son père, guitariste de rock, au nord de l’île. Koïchi souhaite par-dessus tout que sa famille soit à nouveau réunie – même si cela doit passer par l’éruption dévastatrice du volcan ! Lorsqu’un nouveau TGV relie enfin les deux régions, Koïchi et son jeune frère organisent clandestinement un voyage avec quelques amis jusqu’au point de croisement des trains où, dit-on, un miracle pourrait se produire…

HIROKAZU KORE-EDA : Né en 1962 à Tokyo (Japon), il est diplômé de l’université Waseda. Il travaille ensuite comme assistant-réalisateur sur des documentaires. En 1995, avec Maborosi, il remporte l’Osella d’Or du meilleur réalisateur au Festival de Venise. En 2001, Distance est présenté en compétition au Festival de Cannes. Tout comme Nobody Knows en 2004, dont l’acteur principal Yagira Yuya est à ce jour le plus jeune lauréat du Prix d’Interprétation masculine du festival.

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PINK de Jeon Soo-il (Corée du Sud)

Grand Prix du Festival du Film Asiatique de Deauville en 2008 avec La Petite Fille de la terre noire, le nouveau film de Jeon Soo-il : Pink, sera présenté en avant-première sur les Planches.

INTERPRETATION Lee Seung-yeon (Su-jin), Seo Gab-sook (Ok-ryeon), Park Hyun-woo (Sang-guk), Jung Jae-jin (M. Kim), Lee Won-jong (Kyeong-soo) Corée du Sud | 2011. 97 minutes

Par un matin pluvieux, Su-jin descend d’un train dans une gare inconnue. Elle va en direction d’un bar, le Pink, afin d’y commencer un nouveau travail. Ok-ryeon est la patronne de ce bar depuis une dizaine d’années. Elle a un fils, Sang-guk, qui ne dit rien. Ok-ryeon, Sang-guk et tous les autres laissés-pour-compte qui ont un jour échoué au Pink rappellent à Su-jin l’histoire douloureuse de sa famille. Violée par son père lorsqu’elle était jeune, elle vit depuis dans la honte et la culpabilité. Au Pink, son passé continue de la hanter mais elle doit essayer de l’oublier.

JEON SOO-IL : Né en 1965 à Sokcho (Corée du Sud), il est diplômé en Réalisation de l’ESRA (École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle) à Paris où il étudie également le cinéma à l’université Paris VII et VIII. Il va ensuite réaliser des films produits toujours de manière indépendante. Avec ses racines à Busan – ville éloignée de Séoul, la capitale culturelle du pays -, il propose un cinéma hors-norme bénéficiant d’une reconnaissance internationale.

LA COMPÉTITION ACTION ASIA

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THE RAID de Gareth Huw Evans (Indonésie)

INTERPRETATION Iko Uwais (Rama), Yayan Ruhian (Mad Dog), Joe Taslim (Jaka), Donny Alamsyah (Andi), Ray Sahetapy (Tama), Tegar Satriya (Bowo), Ananda George (Ari), Pierre Gruno (Wahyu), Verdi Solaiman (Budi) Indonésie| 2011. 100 minutes.

Une citadelle imprenable au coeur des bidonvilles de Jakarta, le refuge d’un insaisissable baron de la drogue. Personne n’a encore jamais osé s’y aventurer, avant qu’une unité de policiers d’élite n’y soit envoyée en secret pour y capturer le trafiquant. Au cours d’un raid éclair mené au petit matin, un indic les repère et en informe immédiatement son patron. Celui-ci ordonne alors à ses troupes de bloquer toutes les issues et d’éteindre les lumières. Prisonniers du bâtiment, les policiers vont devoir affronter les tueurs, étage après étage, pour réussir à s’en échapper, à survivre et à s’en sortir…

GARETH HUW EVANS : Né au pays de Galles, il est diplômé en Écriture cinématographique et télévisée de l’université de Glamorgan. Passionné depuis toujours par les films d’action, il réalise en 2003 le court métrage Samurai Monogatari sur un samouraï attendant son exécution. En 2007, il tourne en Indonésie un documentaire sur le « Pencak Silat », un art martial ancestral d’Indonésie, qui sera mis à l’honneur par la suite dans ses films Merantau (2009) et The Raid.

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THE SORCERER AND THE WHITE SNAKE

de Tony Ching Siu-Tung (Chine)

INTERPRETATION Jet Li (Fa Hai), Eva Huang (Serpent Blanc), Raymond Lam (Xu Xian), Charlene Choi (Serpent Vert) Chine | 2011. 94 minutes.

Le démon Serpent Blanc décide de prendre l’apparence d’une très belle jeune femme afin de séduire le jeune herboriste Xu Xian dont elle est tombée amoureuse. Avec l’aide de Serpent Vert, elle s’aventure dans le monde des humains et finit par se marier à Xu Xian. Tout va pour le mieux jusqu’au jour où elle croise la route de Fa Hai, un sorcier du Temple Jin Shan dont l’unique mission est d’éradiquer tous les démons de la terre…

TONY CHING SIU-TUNG : Né en 1952 à Hong Kong, il est le fils du scénariste et réalisateur Cheng Kang. Il entre à l’âge de huit ans à l’East Drama School où il étudie l’opéra de Pékin et les arts martiaux. À la fin des années 1970, il devient chorégraphe d’arts martiaux et va travailler sur plus de 100 longs métrages. En 1982, il réalise son premier film, Duel to the Death.

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THE SWORD IDENTITY de Xu Haofeng (Chine)

INTERPRETATION Yu Chenghui (Qiu Dongyue), Song Yang (le mystérieux guerrier), Zhao Yuanyuan (Madame Qiu), Ma Jun (Maître Qie), Xu Fujing (Sailan) Chine | 2011. 108 minutes

Deux guerriers défient sans le savoir les quatre familles d’une ville du sud de la Chine qui gardent jalousement secrètes certaines techniques d’arts martiaux. Pris pour des pirates japonais en raison de la forme allongée de leur sabre, ils risquent d’être arrêtés, sauf s’ils peuvent prouver leur valeur en acceptant d’affronter un guerrier légendaire descendu de son exil en pleine montagne.

XU HAOFENG : Né en 1973 à Pékin (Chine), il sort diplômé en réalisation de l’Académie du Cinéma de Pékin en 1997. Il passe les huit années suivantes à étudier les arts martiaux chinois, le taoïsme et le bouddhisme. En 2006, son roman Departed Warriors donne une nouvelle dimension philosophique à la littérature des arts martiaux. Il vient de travailler sur le nouveau film de Wong Kar Wai, The Grandmasters, en tant que consultant en arts martiaux et il est crédité comme l’un des trois scénaristes de ce film.

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WAR OF THE ARROWS de Kim Han-min (Corée du Sud)

INTERPRETATION Park Hae-il (Nam-yi), Ryu Seung-ryong (Jushinta), Moon Chae-won (Ja-in), Lee Moo-yeol (Seo-gun) Corée du Sud | 2011. 122 minutes

Lors de la deuxième invasion mandchoue de la Corée, 500 000 civils sont faits prisonniers. Au beau milieu de combats acharnés, se bat un archer coréen entré dans la légende mais dont les historiens ont oublié le nom. Ceci est son histoire…

KIM HAN-MIN : Né en 1969 en Corée du Sud, il réalise son premier long métrage, le thriller Paradise Murdered, en 2007. Avec plus de 7,5 millions de spectateurs, War of the Arrows est le film coréen ayant fait le plus d’entrées l’année dernière en Corée du Sud.

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WARRIORS OF THE RAINBOW: SEEDIQ BALE

de Wei Te-Sheng (Taïwan)

INTERPRÉTATION Lin Ching-Tai (Mouna Rudo), Umin Boya (Temu Walis), Ando Masanobu (Kojima Genji), Kawahara Sabu (Kamada Yahiko), Vivian Hsu (Takayama Hatsuko), Lo Mei-Ling (Kawano Hanako), Landy Wen (Mahung Mouna) Taïwan 2011. 155 minutes.

1930. Dans les montages de Taïwan, Mouna Rudo, un guerrier de la tribu aborigène Seediq, organise la rébellion de son peuple contre l’occupant japonais. Les 300 hommes de Rudo, armés de vieux pistolets, de lances et d’armes rudimentaires, vont devoir affronter une armée de 3 000 hommes afin de défendre leur terre, leur dignité et leur honneur…

WEI TE-SHENG : Né en 1969 à Tainan (Taïwan), il débute comme assistant-réalisateur sur de nombreux films, dont Mahjong d’Édouard Yang (1996) et Double Vision de Kuo-Fu Chen (2002). Il fait ses débuts comme réalisateur en 1999 avec About July. Son deuxième film, Cape No.7, devient en 2008 le film taïwanais le plus populaire de tous les temps dans son pays d’origine.

Deauville Asia 2102 DP28

WU XIA de Peter Ho-Sun Chan (Chine)

INTERPRETATION Donnie Yen (Liu Jin-xi Tang Long), Takeshi Kaneshiro (Xu Bai-jiu), Tang Wei (Ayu), Jimmy Wang Yu (le Maître), Kara Wai Ying Hung (l’épouse du Maître), Li Xiaoran (l’épouse de Xu) Chine 2011. 116 minutes.

Sous la dynastie Qing, Liu Jin-xi, fabricant de papier, mène une vie paisible dans un village isolé avec sa femme Ayu et ses deux enfants. Mais l’arrivée d’un détective va bouleverser leur existence…

PETER HO-SUN CHAN : Né en 1962 à Hong Kong, il est l’un des réalisateurs et producteurs chinois devenus aujourd’hui incontournables et ses quatre derniers films ont rencontré un succès très important en Chine. En 1991, il connaît déjà le succès avec son premier film Alan and Eric: Between Hello and Goodbye. En 2009, il produit, via sa société Applause Pictures, Bodyguards and Assassins de Teddy Chen, le film le plus populaire de l’année au box-office local.

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Rédacteur en chef de Angle[s] de vue, Boustoune est un cinéphile passionné qui fréquente assidument les salles obscures et les festivals depuis plus de vingt ans (rhôô, le vieux...) Il aime tous les genres cinématographiques, mais il a un faible pour le cinéma alternatif, riche et complexe. Autant dire que les oeuvres de David Lynch ou de Peter Greenaway le mettent littéralement en transe, ce qui le fait passer pour un doux dingue vaguement masochiste auprès des gens dit « normaux »… Ah, et il possède aussi un humour assez particulier, ironique et porté sur, aux choix, le calembour foireux ou le bon mot de génie…

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