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	<title>Angle[s] de Vue</title>
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		<title>Top Films 2011</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 07:19:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
				<category><![CDATA[Top films de l'année]]></category>
		<category><![CDATA[Top films 2011]]></category>

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		<description><![CDATA[Bon, maintenant que 2012 est lancé sur de bons rails, il serait temps de dresser un petit bilan de l’année cinématographique écoulée et de vous présenter le classement des films qui nous ont le plus marqué en 2011. Comme d’habitude, nous nous rendons compte que nous avons plutôt mis l’accent sur des coups de coeur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="announcement_post"><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/top2011.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="top2011" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/top2011_thumb.jpg" alt="top2011" width="555" height="391" border="0" /></a></p>
<p>Bon, maintenant que 2012 est lancé sur de bons rails, il serait temps de dresser un petit bilan de l’année cinématographique écoulée et de vous présenter le classement des films qui nous ont le plus marqué en 2011.</p>
<p>Comme d’habitude, nous nous rendons compte que nous avons plutôt mis l’accent sur des coups de coeur personnels et des oeuvres un peu moins exposées médiatiquement plutôt que sur certains gros films “évidents” plébiscités par les critiques et/ou le public.</p>
<p>Vous n’y trouverez pas <strong>Intouchables</strong>, par exemple, l’énorme succès populaire de l’année. On a aimé le film, on l’a défendu et on continue de penser qu’il s’agit d’une comédie réussie. Mais pas au point de la propulser dans le haut de notre classement… On pourrait citer une bonne cinquantaine de films qui mériteraient plus d’y figurer.<br />
Et puis, avouons-le, l’ampleur du phénomène nous agace un peu. Attention, nous ne sommes pas de ceux qui s’ingénient à fustiger tout ce qui rencontre un succès populaire. Le film cartonne au box-office et c’est tant mieux pour les deux réalisateurs, pour les acteurs, pour le cinéma français et la fréquentation des salles…<br />
Le problème, c’est que dès qu’un film commence à faire un peu parler de lui, les média s’en emparent pour amplifier artificiellement le phénomène. On “force” un peu la main aux spectateurs potentiels en ne parlant que du film à voir absolument, ce qui, évidemment, se fait au détriment des autres films, perdus au milieu des blockbusters hollywoodiens, des films pour jeune public et du film-événement surmédiatisé de l’année…<br />
Et on s’énerve aussi quand on entend des gens déclarer joyeusement qu’ils vont retourner voir le fameux film pour la troisième ou quatrième fois, en passant totalement à côté de véritables pépites cinématographiques… Quitte à aller au cinéma trois fois dans l’année, autant aller voir trois films différents plutôt que trois fois le même film, non?</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/intouchables10.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="intouchables - 10" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/intouchables10_thumb.jpg" alt="intouchables - 10" width="555" height="330" border="0" /></a></p>
<p>Vous n’y trouverez pas non plus certains des grands films adulés par nos confrères du web, comme <strong>Drive</strong> ou <strong>Tree of life</strong>.<br />
Avant de recevoir les vives protestations de nos amis critiques, rappelons-leur que nous avons beaucoup aimé ces films, même si nous sommes un peu moins dithyrambiques qu’eux.<br />
Le premier est un beau mélange de film d’action et de cinéma d’auteur, qui impose de manière définitive trois indéniables talents : Nicolas Winding Refn, Ryan Gosling et Carey Mulligan. Mais <strong>Drive </strong>n’a pas été un choc de même amplitude que la découverte, il y a deux ans, de <strong>Bronson</strong>, du même auteur…<br />
On ne le met donc pas dans notre Top, pour privilégier d’autres oeuvres qui nous ont plus transportés, mais il aurait pu y figurer. (Ne serait-ce que pour sa bande-originale assez envoûtante)<br />
Le second, Palme d’or à Cannes, est un grand film, intense, profond, bien maîtrisé et assez audacieux, mais il a beaucoup divisé à cause de sa longue séquence de big-bang placée au coeur du métrage, qui a fait fuir plus d’un spectateur. On pense que Terrence Malick aurait pu condenser un peu son récit et le rendre un peu moins froid, moins austère. Donc, même chose, on choisit délibérément de ne pas le glisser dans notre classement alors que ses qualités artistiques sont indéniables…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Treeoflife2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="Tree of life - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Treeoflife2_thumb.jpg" alt="Tree of life - 2" width="555" height="330" border="0" /></a></p>
<p>On peut ajouter à cette liste de “recalés” de très bons films de très bons auteurs : Kaurismaki pour <strong>Le Havre</strong>, Cronenberg pour <strong>A dangerous method</strong>, Woody Allen pour <strong>Minuit à Paris</strong>, Pedro Almodovar pour <strong>La Piel que habito</strong>, les frères Dardenne pour <strong>Le Gamin au vélo</strong>…<br />
Plus quelques belles confirmations : <strong>Polisse </strong>de Maïwenn, <strong>Un amour de jeunesse</strong> de Mia Hansen-Love, <strong>La dernière piste</strong> de Kelly Reichardt ou <strong>Tomboy</strong>  de Céline Sciamma…<br />
On les aime tous, à des degrés divers, mais on préfère mettre en avant des auteurs qui nous ont surpris, émus, transportés, époustouflé.</p>
<p>Alors, trêve de blablas, place à notre Top 20 des meilleurs films de 2011. Roulement de tambour… Et les lauréats sont…</p>
<p><strong>TOP 20 2011 : </strong></p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Top20111.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="Top 2011 - 1" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Top20111_thumb.jpg" alt="Top 2011 - 1" width="555" height="149" border="0" /></a></p>
<p><strong>1. Une séparation</strong> (Iran) d’Asghar Farhadi<br />
<strong>2. Donoma </strong>(France) de DjinnCarrenard<br />
<strong>3. Incendies</strong> (Canada) de Denis Villeneuve<br />
<strong>4. The Artist</strong> (France/Etats Unis) de Michel Hazanavicius<br />
<strong>5. Il était une fois en Anatolie</strong> (Turquie) de Nuri Bilge Ceylan</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Top20112.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="Top 2011 - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Top20112_thumb.jpg" alt="Top 2011 - 2" width="555" height="151" border="0" /></a></p>
<p><strong>6. Mélancholia</strong> de Lars Von Trier (Danemark)<br />
<strong>7. Shame</strong> de Steve McQueen (Royaume-Uni)<br />
<strong>8. Et maintenant, on va où? </strong>(Liban) de Nadine Labaki<br />
<strong>9. Ni à vendre, ni à louer</strong> (France) de Pascal Rabaté<br />
<strong>10. Black Swan </strong>(Etats-Unis) de Darren Aronofsky</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Top20113.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="Top 2011 - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Top20113_thumb.jpg" alt="Top 2011 - 3" width="555" height="148" border="0" /></a></p>
<p><strong>11. Poulet aux prunes </strong>(France) de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud<br />
<strong>12. The Future </strong>(Etats-Unis) de Miranda July<br />
<strong>13. La Guerre est déclarée</strong> (France) de Valérie Donzelli<br />
<strong>14. La Source des femmes </strong>(France) de Radu Mihaileanu<br />
<strong>15. True Grit </strong>(Etats-Unis) de Joel &amp; Ethan Coen</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Top20114.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="Top 2011 - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Top20114_thumb.jpg" alt="Top 2011 - 4" width="555" height="148" border="0" /></a></p>
<p><strong>16. We need to talk about Kevin </strong>(Royaume-Uni) de Lynne Ramsay<br />
<strong>17. Carancho </strong>(Argentine) de Pablo Trapero<br />
<strong>18. Chico &amp; Rita </strong>(Espagne) de Javier Mariscal et Alfonso Cuaron<br />
<strong>19. Le Voleur de lumière</strong> (Kirghiztan) de Aktan Arym Kubat<br />
<strong>20. Ha ha ha</strong> (Corée du Sud) de Hong Sang-Soo</p>
<p>suivent : <strong>Balada triste</strong>, <strong>D’un film à l’autre</strong>, <strong>Hanna</strong>, <strong>L’exercice de l’Etat</strong>, <strong>Drive</strong>, <strong>Polisse</strong>, <strong>Tree of life</strong>…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Unesparation2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="Une séparation - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Unesparation2_thumb.jpg" alt="Une séparation - 2" width="555" height="326" border="0" /></a></p>
<p>Bon, oui, on le sait, notre n°1, <strong>Une séparation </strong>n’appartient pas à cette catégorie de films n’ayant pas eu de vitrine médiatique ou de succès public. On peut même dire que c’est tout le contraire : Ours d’Or à Berlin en 2009, pluie de louanges critiques et incroyable succès public en salles pour un film d’art &amp; essai iranien sans stars et sans gros budget publicitaire!<br />
Mais voilà, il s’est imposé assez naturellement en haut de notre palmarès, tant il nous a conquis par ses qualités d’écriture, de mise en scène, d’interprétation… Et il est assez emblématique du cinéma qui nous enthousiasme : des oeuvres qui arrivent à parler à la fois de sujets particuliers tout en touchant à l’universel, portées par une narration forte et suscitant autant l’émotion que la réflexion, ouvertes sur le monde et des problématiques contemporaines complexes, et proposant, dans le même temps, de véritables idées de cinéma…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/donoma_2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="donoma_2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/donoma_2_thumb.jpg" alt="donoma_2" width="555" height="325" border="0" /></a></p>
<p>Le second film, <strong>Donoma</strong>, nous a bluffés.<br />
On ne s’attendait pas à être aussi enthousiasmés par un premier film, tourné sans budget, avec une caméra numérique et une équipe de bénévoles amateurs, d’autant que Djinn Carenard, le jeune cinéaste, avait opté pour la forme d’un film choral, genre particulièrement “casse-gueule”. Et pourtant, les différents récits s’entrecroisent avec brio, les acteurs jouent tous juste, bien plus que certains “grands” acteurs ronronnant tranquillement dans des films médiocres au budget plus confortables (des noms! des noms!). Et surtout, le metteur en scène ose, expérimente, bouscule certain,es conventions narrative. C’est notre plus belle surprise de l’année et elle se devait figurer en bonne place dans notre top.</p>
<p>Sur la troisième marche du podium, <strong>Incendies</strong>, l’un des premiers films que nous avons vus l’an passé et l’un des premiers chocs, aussi. Il a continué à nous hanter au cours des mois suivants et se retrouve logiquement parmi nos favoris.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Incendies7.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="Incendies - 7" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Incendies7_thumb.jpg" alt="Incendies - 7" width="555" height="332" border="0" /></a></p>
<p>Ensuite, on retrouve trois films de la sélection cannoise, victime d’injustices flagrantes – de notre part ou de la part des autres :<br />
Quand on a vu que <strong>The Artist</strong> était programmé en compétition officielle, on a un peu ricané : “mouais, c’est juste pour que Dujardin fasse le pitre sur les marches”. Et puis on l’a vu et on a été complètement emballés. Voilà encore un film qui parvient à mettre d’accord la critique et le public, à proposer une oeuvre esthétiquement sublime avec un fond intelligent… C’était notre palme de coeur, sincèrement…<br />
Quand on a vu <strong>Il était une fois en Anatolie</strong>, on arrivait en fin de festival et c’était de surcroît à une séance de deuxième partie de soirée qui n’est pas l’idéal pour une oeuvre aussi contemplative. Mais on lui a donné une seconde chance et cette fois, on a pu apprécier à sa juste valeur ce beau film, à la mise en scène remarquable.<br />
Enfin, on attendait beaucoup de <strong>Melancholia</strong>,<strong> </strong>le nouveau Lars Von Trier, et on n’a pas du tout été déçus, ne serait-ce que pour son introduction, belle à euh…mourir. Le jury cannois aussi a aimé le film, qui se dirigeait probablement vers la Palme ou au moins un Grand prix du Jury… Seulement voilà, il y a eu la polémique autour des propos du cinéaste danois sur Hitler et le nazisme, une blague mal comprise en réponse à une remarque débile d’une journaliste imbécile.<br />
LVT a été banni, déclaré persona non grata au festival de Cannes et le film a dû “se contenter” d’un prix d’interprétation pour Kirsten Dunst. Une sorte de punition… Mais il y a eu double peine. Les distributeurs, suite à ce scandale, ont boudé le film, qui a fini par sortir en catimini, à la fin de l’été et n’est resté que peu de temps à l’affiche. Alors, cette place dans notre Top 10 est une façon de réhabiliter un film qui n’a pas bénéficié des meilleures conditions pour trouver son public.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/melancholia2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="melancholia - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/melancholia2_thumb.jpg" alt="melancholia - 2" width="555" height="326" border="0" /></a></p>
<p><strong>Shame</strong> a, lui, eu plus de soutien. Mais son sujet, un brin “sulfureux”, a effarouché certains spectateurs.<br />
Le film de Steve McQueen est pourtant un petit bijou de subtilité et de pudeur, parfaitement maîtrisé et orchestré. On attendait avec impatience la nouvelle réalisation de l’auteur de <strong>Hunger</strong>. Là encore, on n’a pas été déçus.<br />
Ensuite, deux gros coups de coeur.<br />
Déjà pour <strong>Et maintenant, on va où? </strong>, fable magnifique, drôle et touchante, qui prône par l’humour la réconciliation entre les différentes communautés religieuses cohabitant au Moyen-Orient. Une oeuvre qui confirme tout le bien que l’on pensait de la délicieuse Nadine Labaki (<strong>Caramel</strong>)<br />
Ensuite pour <strong>Ni à vendre, ni à louer</strong>, le nouveau film de Pascal Rabaté, une comédie façon Tati, quasiment sans dialogues, pleine de charme, d’humour mais aussi d’une pointe de mélancolie et de nostalgie.</p>
<p>Pour fermer le Top10, on a choisi <strong>Black Swan</strong>, le terrifiant thriller de Darren Aronofsky, porté par une Natalie Portman en état de grâce. Certes, il s’agit d’une grosse machine hollywoodienne, mais c’est un film inhabituellement noir pour le public américain, et cela fait plaisir de voir que, même en ayant mis un pied dans le “système”, l’un auteurs les plus doués de sa génération continue de réaliser les films sans se fixer de barrières.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Pouletauxprunes9.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="Poulet aux prunes - 9" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Pouletauxprunes9_thumb.jpg" alt="Poulet aux prunes - 9" width="555" height="327" border="0" /></a></p>
<p>Viennent ensuite <strong>Poulet aux prunes</strong>, oeuvre qui est passée trop inaperçue à notre goût et qui s’est attirée les foudres de quelques ayatollahs de la bande-dessinée pour cause de trop grande fidélité au scénario du roman graphique éponyme. Pourtant, il s’agit d’une oeuvre forte, poétique, drôle, sensible, visuellement splendide et portée par une distribution magnifique. Puis <strong>The Future</strong>, film atypique, peu aimable car générant un certain malaise et procurant un très profond sentiment de mélancolie. Mais c’est justement en cela qu’il nous a durablement marqués, et la voix déchirante de ce curieux chat plâtré qui assure la narration du film nous trotte encore dans la tête, plusieurs mois après la projection.<br />
On ne pouvait pas non plus ne pas citer <strong>La Guerre est déclarée</strong>, qui réussit la gageure de traiter de sujets on ne peut plus graves et douloureux – la maladie d’un enfant, la fin d’un couple – avec fantaisie, douceur, et une exceptionnelle énergie vitale. Un film qui ressemble à ses auteurs, Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm, généreux, humaniste, humble. Des qualités qui coulent aussi de <strong>La Source des femmes </strong>de Radu Mihaileanu, belle fable féministe illuminé par un casting féminin exceptionnel, Leïla Bekhti en tête.</p>
<p>On aime Jeff Bridges, on aime les frères Coen quand ils traitent de la société américaine actuelle en convoquant les fantômes du passé, on aimait <strong>100 $ pour un shérif</strong>, le film d’Hathaway avec John Wayne dans le rôle principal. On ne peut qu’aimer ce remake, plus noir, plus cynique, où notre Dude préféré livre une grande performance. Le film ayant été un peu oublié dans la plupart des tops de nos potes, on répare quelque peu cette injustice.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/TrueGrit3.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="True Grit - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/TrueGrit3_thumb.jpg" alt="True Grit - 3" width="555" height="326" border="0" /></a></p>
<p>On soutient aussi très fort <strong>We need to talk about Kevin</strong>, l’une de nos plus belles surprises cannoises. Le long-métrage de Lynn Ramsey n’est pas totalement abouti, mais c’est une des mises en scènes les plus inspirées et les plus audacieuses de l’année. Et là aussi, il s’agit d’un film passé relativement inaperçu, noyé dans les sorties de la rentrée.<br />
Idem pour <strong>Carancho</strong>, l’un des meilleurs films noirs de l’année, sorti dans un circuit de salles assez restreint.</p>
<p>On a choisi <strong>Chico &amp; Rita </strong>pour représenter le cinéma d’animation, car dans ce secteur particulier, l’année a été très riche : <strong>The Prodigies</strong>, <strong>Rango</strong>, <strong>Un monstre à Paris</strong>, <strong>Arrietty</strong>, <strong>Kung-fu panda 2</strong>, <strong>Le Chat du rabbin</strong>… Il y en a eu pour tous les goûts. Celui-là est assez atypique de par son dessin – sous la plume de Mariscal – son sujet, plus adulte, et son positionnement au confluent de plusieurs arts : cinéma, dessin, musique…</p>
<p>On a aussi voulu rendre hommage à un cinéaste kirghize, Aktan Arym Kubat, qui nous a enthousiasmés avec son <strong>Voleur de lumière.</strong> Un film… euh… lumineux.</p>
<p>Et pour finir, on se réconcilie définitivement avec Hong Sang-Soo, dont on a pu redécouvrir l’oeuvre lors du dernier festival du film asiatique de Deauville et qui signe cette année, avec <strong>Ha ha ha </strong>et <strong>Oki’s movie</strong>, ses deux films les plus aboutis en matière de complexité narrative, tout en conservant cette patte reconnaissable (les fameuses scènes de repas en plan fixe, cadrées au millimètre).</p>
<p>Ouf! Voilà pour ce top 20 annuel…<br />
Cette année, on peut même vous proposer un flop 10 des plus gros nanars, puisque même si on essaie de les éviter, on en a quand même subi un bon paquet en 2011…</p>
<p><strong>FLOP 10 2011  :</strong></p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/flops2011.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="flops 2011" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/flops2011_thumb.jpg" alt="flops 2011" width="555" height="148" border="0" /></a></p>
<p><strong>10. Les Boloss<br />
9. Low cost<br />
8. Dream house<br />
7. Switch<br />
6. Père Noël : origines<br />
5. Escalade<br />
4. La Croisière<br />
3. Green Lantern<br />
2. Hallal Police d’Etat<br />
1. L.A. Zombie </strong></p>
<p>Voilà, c’est tout pour cett…<br />
Miaohhh! Kssssss! Crok! Griff!</p>
<p>Non mais oh! Tu as écrit un pavé sur tes tops &amp; flops et je n’ai plus de place pour m’exprimer…</p>
<p>Chalut les humains,</p>
<p>Rassurez-vous, je vais faire plus bref que Boustoune. Moi aussi, je vous propose mon top. Un Top Cat des quatre meilleurs films de l’année, c’est-à-dire ceux avec un félin en tête d’affiche…</p>
<p><strong>TOP CAT 2011 : </strong></p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/TopCat2011.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="Top Cat 2011" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/TopCat2011_thumb.jpg" alt="Top Cat 2011" width="555" height="149" border="0" /></a></p>
<p>1. <strong>Le Chat Potté </strong>(<em>Puss in boots, quoi. La classe totale…)</em><br />
<strong>2. Le Chat du Rabbin </strong><em>(Un chat philosophe qui a tout compris à la nature humaine)</em><br />
<strong>3. The Future </strong><em>(M’a fait chialer, ce con là…)</em><br />
<strong>4. Kung-Fu Panda 2 </strong><em>(pour la tigresse, hein, parce que moi, les gros pandas, bof…) </em></p>
<p>Plein de ronrons et bonne channée à tous.</p>
<p>Scaramouche</p>
</div>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F01%2F15%2Ftop-films-2011%2F&amp;title=Top%20Films%202011" id="wpa2a_2"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
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		<title>&#8220;L&#8217;Amour dure trois ans&#8221; de Fr&#233;d&#233;ric Beigbeder</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 00:53:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Allan Blanvillain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comédie]]></category>
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		<description><![CDATA[Comédie romantique ? Drame mélancolique ? L&#8217;adaptation du roman de Frédéric Beigbeder par lui-même est bien plus. Sa force ? Un personnage principal qui énerve, fait rire, et touche tout à la fois. L&#8217;affiche avait prévenu : « le meilleur film de Beigbeder ». Bon les mauvaises langues pourraient argumenter que c&#8217;est son premier film. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comédie romantique ? Drame mélancolique ? L&#8217;adaptation du roman de Frédéric Beigbeder par lui-même est bien plus. Sa force ? Un personnage principal qui énerve, fait rire, et touche tout à la fois. </strong></p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/lamourduretroisans4.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="l'amour dure trois ans - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/lamourduretroisans4_thumb.jpg" alt="l'amour dure trois ans - 4" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>L&#8217;affiche avait prévenu : « <em>le meilleur film de Beigbeder</em> ».<br />
Bon les mauvaises langues pourraient argumenter que c&#8217;est son premier film. Certes, mais il faut reconnaître que pour un premier essai Frédéric Beigbeder s&#8217;en sort plutôt bien, même très bien.<br />
Tout droit tiré du passé du réalisateur, le film raconte l&#8217;histoire de Marc Maronnier qui, après un divorce, se met à écrire un pamphlet sur l&#8217;amour intitulé <em>« l&#8217;amour dure trois ans »</em> (qui est également le premier livre de Beigbeder (1). Vous avez dit mise en abime ?) avant de tomber sous le charme d&#8217;une certaine Alice.<br />
Ne cherchez pas qu&#8217;une comédie romantique à l&#8217;eau de rose, <strong>L&#8217;amour dure trois ans</strong> est avant tout un bijou d&#8217;humour noir. Les dialogues, parfois peu subtils quant à leur fond, savent impressionner par leur forme relevée. Quant à la mise en scène, Beigbeder a su s&#8217;inspirer de son expérience sur <strong>99F </strong>(2) . Travelling panoramique, et autres apartés aux spectateurs ponctuent le film et force d&#8217;admettre, lui donne une certaine originalité. Sans oublier la double fin, un peu plus subtile que celle de <strong>99F</strong>.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/lamourduretroisans3.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="l'amour dure trois ans - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/lamourduretroisans3_thumb.jpg" alt="l'amour dure trois ans - 3" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>Pour interpréter Frédéric Beigbeder / Marc Maronnier, le réalisateur a fait le choix audacieux de Gaspard Proust.<br />
Si ce dernier ressemble à l&#8217;ex-chroniqueur mondain par son cynisme et un air un peu blasé de la vie, le comique n&#8217;a que très peu d&#8217;expérience en tant qu&#8217;acteur. Un découverte qui se ressent. Si lors des dialogues Gaspard Proust est convaincant, les monologues avec lui-même manquent parfois de crédibilité, notamment durant les dix premières minutes du film. Mais on pardonne à l’acteur ce manque de justesse, et on ne peut s&#8217;empêcher de ressentir une certaine sympathie pour ce parisien un peu beauf.<br />
Quant à sa vision cynique de l&#8217;amour, difficile de ne pas lui donner raison lorsque l&#8217;on voit ses parents (Anny Duperey et Bernard Ménez, absolument géniaux)</p>
<p>Lui donnant la réplique, Louise Bourgoin incarne Alice. Toute en charme et en sensualité, la belle en met plein la vue (n&#8217;est-ce pas messieurs ?) (3) et son humour fait mouche.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/lamourduretroisans2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="l'amour dure trois ans - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/lamourduretroisans2_thumb.jpg" alt="l'amour dure trois ans - 2" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>En ce qui concerne les seconds couteaux, Frédéric Beigbeder a fait appel là aussi à des comiques de télévision plus qu&#8217;à des acteurs de cinéma. Frédérique Bel fait ce qu&#8217;elle sait faire de mieux (voir la seule chose qu&#8217;elle sait faire)(4) : la blonde. Jonathan Lambert est étrangement calme. Quant à Nicolas Bedos, il prend plaisir à se moquer de lui-même. Mais la vrai surprise vient de Joeystarr. Déjà surprenant dans <strong>Polisse</strong>, voilà que l&#8217;ancien trublion du rap donne encore de sa personne (on vous laisse le plaisir de découvrir comment).</p>
<p>Au final on retiendra une première réalisation concluante : un scénario original, des dialogues de bonne facture. Avec son humour noir et grinçant, Frédéric Beigbeder peut déjà compter parmi les réalisateurs à surveiller.</p>
<p><em>(1) : “L’Amour dure trois ans” de Frédéric Beigbeder – coll. Folio &#8211; éd. Gallimard<br />
(2) : <strong>99F </strong>adaptation d’un des romans les<strong> </strong>plus célèbres de Beigbeder a été réalisé par<strong> </strong>Jan Kounen, avec la bénédiction de son auteur.<br />
(3) : Note de Boustoune : Oui, Louise Bourgoin a de sacrés arguments (en terme de jeu d’actrice, bien sûr…)</em><br />
<em>(4) : Note de Boustoune : Rhôô! A peine recruté qu’il va déjà nous fâcher avec tout le monde, notre Allan. En plus, je ne suis pas tout à fait d’accord. Frédérique Bel a déjà prouvé ses talents d’actrice à maintes reprises, chez Emmanuel Mouret ou dans <strong>Les Nuits Rouges du Bourreau de Jade</strong>, par exemple…<br />
</em></p>
<p>________________________________________________________________________________<br />
<strong><br />
<a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/lamourduretroisansaffiche.jpg"><img style="margin: 0px 10px 0px 0px; display: inline; border: 0px;" title="l'amour dure trois ans - affiche" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/lamourduretroisansaffiche_thumb.jpg" alt="l'amour dure trois ans - affiche" width="173" height="231" align="left" border="0" /></a> L’Amour dure trois ans<br />
</strong><em>L’Amour dure trois ans</em></p>
<p>Réalisateur : Frédéric Beigbeder<br />
Avec : Gaspard Proust, Louise Bourgoin, Joeystarr, Nicolas Bedos, Frédérique Bel, Jonathan Lambert, ValérieLemercier<br />
Origine : France<br />
Genre : Michel Legrand vs Joeystarr<br />
Durée : 1h50<br />
Date de sortie France : 18/01/2012<br />
Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large;"><span style="font-family: microsoft sans serif;"><span style="color: #b6565f;">●<strong>●●</strong></span></span>○○○</span></span><br />
contrepoint critique chez : <a href="http://www.telerama.fr/cinema/films/l-amour-dure-trois-ans,431563,critique.php" target="_blank">Télérama</a></p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
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		<title>&#8220;The Descendants&#8221; d&#8217;Alexander Payne</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 04:08:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de Coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[adaptation littéraire]]></category>
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		<description><![CDATA[Une femme sourit à pleines dents, le visage humide et baigné de soleil, s’amusant follement à pratiquer le ski nautique le long des côtes hawaïennes… Une image exhalant un parfum de plénitude, de félicité totale, qui pourrait très bien servir de publicité touristique pour l’archipel. Un cliché, en somme. Une idée reçue… Tout le monde [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une femme sourit à pleines dents, le visage humide et baigné de soleil, s’amusant follement à pratiquer le ski nautique le long des côtes hawaïennes…<br />
Une image exhalant un parfum de plénitude, de félicité totale, qui pourrait très bien servir de publicité touristique pour l’archipel. Un cliché, en somme. Une idée reçue…<br />
Tout le monde pense en effet que la vie permanente à Hawaï est un doux rêve : Le soleil, la plage, la mer, les paysages verdoyants… L’idéal pour passer ses journées à siroter des cocktails entre deux “ride” de surf…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Thedescendants4.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="The descendants - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Thedescendants4_thumb.jpg" alt="The descendants - 4" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>Sauf que la réalité est un peu différente, comme le souligne d’entrée le personnage central de <strong>The Descendants</strong>, incarné par George Clooney. Les habitants de Hawaï sont des gens comme les autres.<br />
Oui, ils ont un cadre de vie un peu plus agréable que la banlieue grise de certaines métropoles, bien que pris d’assaut par les promoteurs immobiliers qui veulent défigurer le paysage avec des hôtels gigantesque. Mais non, ils ne passent pas leur vie à glandouiller sur la plage. Ils doivent travailler dur pour gagner leur vie, au point de renoncer aux loisirs et, parfois, de délaisser leurs familles.<br />
Leurs peines de coeur, leurs problèmes conjugaux, ne sont pas moins difficiles à supporter que ceux des autres. Leurs querelles familiales sont tout aussi compliquées à gérer que les nôtres. Et leurs deuils sont tout aussi douloureux…<br />
De fait, l’idyllique séquence inaugurale tourne court. La joie de la femme, Elizabeth King &#8211; est interrompu par un fondu au noir brutal. Quand on la revoit, elle est alitée dans un hôpital hawaïen et sous respirateur artificiel. La partie de plaisir aquatique a tourné au drame quand la tête d’Elizabeth a heurté violemment la coque de son hors-bord, la laissant dans un coma profond.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Thedescendants3.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="The descendants - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Thedescendants3_thumb.jpg" alt="The descendants - 3" width="555" height="403" border="0" /></a></p>
<p>Son mari, Matt (George Clooney), un quinquagénaire fatigué, essaie de faire face comme il peut à cette situation inattendue. Lui qui n’avait jamais de temps à consacrer à sa famille pour cause d’activités professionnelles chronophages doit subitement s’occuper de ses filles, la petite Scottie (Amara Miller) &#8211; dix ans et une certaine propension à martyriser ses camarades de classe – et Alexandra (Shailene Woodley) – dix-sept ans et un comportement frondeur qui lui a valu d’être placée dans un pensionnat privé par sa mère…<br />
Matt doit préparer les repas, éduquer les gamines, gérer les relations avec les enseignants, les autres parents… Un cauchemar pour le bonhomme, qui n’a pas du tout l’habitude de tout cela. Mais il se dit que la situation est provisoire. Tout le monde lui dit que sa femme est solide, qu’elle va bientôt sortir du coma, alors il veut y croire et prend son mal en patience en se disant que tout sera de nouveau comme avant…</p>
<p>Les médecins viennent hélas doucher son optimisme. Le coma est apparemment irréversible. Et comme Elizabeth avait donné pour instruction légale, au cas où cette situation se présenterait, de ne pas la maintenir artificiellement en vie et de la laisser partir, Matt n’a d’autre choix que de se plier à cette volonté.<br />
Il doit se préparer et préparer ses proches au décès d’Elizabeth, désormais inéluctable. Une question de jours à partir du moment où l’on débranche le matériel qui maintenait ses fonctions physiologiques.<br />
Comment annoncer la terrible nouvelle à leurs amis? A la famille d’Elizabeth, et notamment au père de cette dernière, un vieillard irascible capable de colères homériques (Robert Foster)? Et comment l’annoncer à la petite Scottie, qui semble n’avoir pas encore pris conscience de la gravité de la situation?</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Thedescendants2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="The descendants - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Thedescendants2_thumb.jpg" alt="The descendants - 2" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>Il commence par Alexandra, son aînée. Pour l&#8217;adolescente, le choc est grand, d&#8217;autant qu&#8217;avant l&#8217;accident, elle s&#8217;était violemment disputée avec sa mère.<br />
Matt n&#8217;avait d&#8217;ailleurs pas compris les raisons de la fâcherie. Et pour cause : c&#8217;est l&#8217;infidélité conjugale d&#8217;Élisabeth qui avait suscité la colère d&#8217;Alexandra, et lui, trop occupé par son travail, n&#8217;avait comme d&#8217;habitude rien vu. Il était loin de soupçonner les activités adultérines de son épouse…<br />
Quand la jeune fille lui apprend cette liaison, c&#8217;est à son tour d&#8217;encaisser le choc. Déçu par la trahison, vexé de n&#8217;avoir rien deviner, fou de rage, il cherche à en savoir plus sur l&#8217;amant de sa femme, un agent immobilier du nom de Brian Speer (Matthew Lillard).</p>
<p>Embarquant toute sa petite tribu, ainsi que le copain d&#8217;Alex, un ado tête-à-claques au Q.I. limité, il part à la recherche de l&#8217;homme, sans trop savoir ce qu&#8217;il fera quand il le verra : lui casser la figure ou simplement lui annoncer que la femme qu&#8217;ils aimaient tous deux est sur le point de décéder…</p>
<p>Pour couronner le tout,  à côté de toutes ces choses déjà difficiles à gérer ou à digérer, Matt doit aussi prendre une importante décision concernant l&#8217;héritage familial, les terres de ses ancêtres. Cet important domaine sur l’île de Kauai, préservé de ce bétonnage intensif qui, d’année en année, a défiguré l’archipel, et qui n’est pas encore envahi par des cohortes de touristes venus se faire dorer la pilule au soleil, intéresse évidemment les promoteurs immobiliers qui fantasment déjà sur le green de golf qu’ils vont pouvoir construire. Les cousins de Matt, copropriétaires du terrain, sont divisés sur le sort du terrain : le vendre à une grosse compagnie américaine qui y construira un gigantesque hôtel sans âme ni identité, ou le vendre à un gros propriétaire terrien de Hawaï qui ne lui réservera sans doute pas un meilleur sort, mais qui a au moins pour lui son attachement à la culture hawaïenne.<br />
Dernière option, très minoritaire, ne pas vendre et respecter l’un des rares endroits de Hawaï qui soit encore tel qu’à l’époque du roi Kamehameha, le glorieux ancêtre de Matt et de sa famille d’indigènes…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Thedescendants5.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="The descendants - 5" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Thedescendants5_thumb.jpg" alt="The descendants - 5" width="555" height="376" border="0" /></a></p>
<p>Le film, comme le titre l’indique, tourne beaucoup autour de la notion d’héritage, de transmission, de racines…<br />
Dans une famille, l’héritage est d’abord physique, par  les traits que l’on reçoit de ses parents, par le caractère que l’on partage aussi parfois (A un moment, Matt dit à Alexandra qu’elle est le portrait craché de sa mère, tant par le physique que par le caractère, bien trempé et déterminé). Il est aussi moral, par l’éducation que l’on reçoit (Le pauvre Matt s’échine à corriger les écarts de conduite et de langage de ses deux filles&#8230;)<br />
Et il est enfin territorial, par le legs d’un endroit qui est généralement imprégné des souvenirs partagés (cette maison familiale laissée à l’abandon, dans laquelle Matt n’avait plus mis les pieds depuis des années).<br />
Cet héritage fait partie intégrante de chaque être humain. C’est un bagage dont on ne peut pas vraiment se défaire. On le range juste dans un coin pour faire de la place à nos propres expériences, et stocker nos propres souvenirs. Mais il est encore là, dans un petit coin de notre mémoire…</p>
<p>La mémoire, c’est l’autre grande thématique abordée par le film.<br />
C’est quelque chose de fragile, de précieux, qu’il convient de protéger. On le voit à travers la mère d’Elizabeth, atteinte de la maladie d’Alzheimer, dont les souvenirs s’effacent peu à peu et qui ne se souvient même plus de a propre fille.<br />
Or ne pas se souvenir de cette femme qu’ils ont aimée, c’est précisément ce qui hante Matt et ses enfants. Se souviendront-ils d’Elizabeth une fois que ses cendres auront été dispersées dans l’Océan Pacifique? Se souviendront-ils d’elle de manière positive après l’avoir quittée sur une trahison ou une dispute? Le but de leur périple est de trouver l’apaisement, de pouvoir se réconcilier avec Elizabeth avant qu’elle ne les abandonne et de garder d’elle l’image immaculée d’une épouse et d’une mère.</p>
<p>Pas très joyeux tout cela, allez-vous penser.<br />
Il est de fait que <strong>The Descendants </strong>comporte de nombreuses scènes poignantes, de nature à arracher quelques larmes sans se vautrer dans le pathos, le point d’orgue étant évidemment l’adieu final à Elizabeth, en toute fin du récit.<br />
Mais le film est tout autant l’histoire d’un sommeil définitif que d’un éveil. Matt prend conscience de ses erreurs passées et de l’importance de son rôle de père, de l’importance de la famille, des racines. Alex aussi, dans une moindre mesure, se retrouve contrainte d’assumer des responsabilités. Elle qui était rebelle, en rupture avec les siens, se trouve brusquement promulguée “femme de la famille” et doit aider son père à éduquer Scottie tout en surveillant ledit paternel, sur le point de péter les plombs…<br />
Cette situation où les rôles semblent s’inverser, où la gamine plus mature que son âge tente de raisonner son père, qui se comporte comme un grand gamin paumé, apporte une pointe de comédie bienvenue dans cette ambiance mélancolique.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Thedescendants7.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="The descendants - 7" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Thedescendants7_thumb.jpg" alt="The descendants - 7" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>On rit même franchement à certaines séquences. Notamment celles qui font intervenir l’inénarrable Sid (Nick Krause), le copain d’Alex. Un jeune crétin qui ne respecte rien ni personne, qui ricane pour un rien et qui raconte des inepties en traînant sa silhouette massive et nonchalante sur les pas d’un Matt qui n’en demandait pas tant… Ah! Une vrai tête-à-claques, celui-là! D’ailleurs, son comportement insolent lui vaudra une belle rouste de la part de Robert Foster.<br />
Pourtant, c’est vers lui que se tournera Matt, une nuit d’insomnie, pour vider son sac et chercher une oreille attentive. La scène est magnifique et résume bien la tonalité douce-amère du film.<br />
Matt demande au garçon des conseils sur la façon de gérer sa vie, ses filles, l’amant de sa femme… Evidemment, le neuneu ne peut s’empêcher de débiter des âneries et passe d’autant plus pour ridicule qu’il e prend en pleine figure les sarcasmes de Matt (et les rires des spectateurs). Mais le jeune coq entre deux inepties, finit par se livrer un peu plus sérieusement. Matt réalise que le garçon est orphelin de père et que c’est probablement cette absence qui est la cause du comportement un peu rude de l’adolescent. Et il comprend aussi qu’Alex l’a fait venir auprès d’elle parce qu’elle avait besoin de partager son chagrin avec un ami qui avait déjà vécu une situation similaire à la sienne.<br />
Le rire cède place à l’émotion en un battement de cil, et un personnage aux traits assez grossiers se dévoile plus touchant qu’il n’en a l’air… Brillant…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Thedescendants6.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="The descendants - 6" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Thedescendants6_thumb.jpg" alt="The descendants - 6" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>Cette finesse dans la description des personnages n’est absolument pas nouvelle chez Alexander Payne, auteur des déjà forts sympathiques <strong>Sideways</strong>, <strong>Mr Schmidt</strong> ou<strong> L’Arriviste</strong>. Chaque personnage, même parmi les seconds rôles, possède une certaine épaisseur : le cousin Hugh (Beau Bridges), Brian Speer (Matthew Lillard) et sa femme Judy (Judy Greer), les amis du couple… Et il faut aussi reconnaître au cinéaste un talent certain pour choisir ses comédiens. Car si les rôles sont joliment dessinés, tous incarnent leurs personnages avec justesse et conviction, à commencer par George Clooney.</p>
<p>L’acteur américain est remarquable dans ce rôle de quinquagénaire paumé. Il est aussi brillant dans le registre de la comédie pure que dans celui de l’émotion plus intimiste, crédible aussi bien en charmeur qu’en mari trompé, en papa-poule qu’en parent inconséquent. Puisqu’on parle de filiation dans ce film, il se pose de plus en plus comme le digne descendant d’un Cary Grant ou d’un James Stewart, des acteurs qui alliaient une élégance naturelle à une palette de jeu d’acteur très large.<br />
A ses côtés, il convient aussi de saluer la jolie performance de la non moins jolie Shailene Woodley, qui fait montre elle-aussi d’un talent certain pour la comédie. Elle semble promise à un bel avenir au cinéma après s’être faite remarquer dans plusieurs séries télévisées pour teenagers.</p>
<p>Résumons un peu tout cela :<br />
<strong>The Descendants </strong>est un drôle de mélodrame, pudique et digne qui ne sombre jamais dans le chantage à l’émotion.<br />
C’est<strong> </strong>est une comédie amère, où le rire et l’émotion sont intimement liés.<br />
C’est un film admirablement construit et écrit, à partir du roman de Kaui Hart Hemmings (1), qui aborde des thèmes complexes et finement entrelacés, comme le deuil, la mémoire, la transmission…<br />
C’est un plaidoyer pour la préservation des paysages typiques et naturels contre la folie bétonnière des promoteurs…<br />
C’est un film interprété à la perfection par des acteurs attachants…<br />
C’est une oeuvre formidablement filmée par le chef-opérateur Phedon Papamichael et portée par une bande-originale composée de complaintes mélancoliques hawaïennes jouées au ukulélé…<br />
Bref, <strong>The Descendants </strong>est une des très bonnes surprises de ce début d’année 2012, et on vous le recommande chaudement.</p>
<p><em>(1) : “The Descendants” de Kaui Hart Hemmings – éd.Jacqueline Chambon<br />
</em></p>
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<strong><br />
<a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Thedescendants.jpg"><img style="margin: 0px 10px 0px 0px; display: inline; border: 0px;" title="The descendants" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Thedescendants_thumb.jpg" alt="The descendants" width="173" height="231" align="left" border="0" /></a> The Descendants<br />
</strong><em>The Descendants</em></p>
<p>Réalisateur : Alexander Payne<br />
Avec : George Clooney, Shailene Woodley, Robert Foster, Matthew Lillard, Judy Greer, Amara Miller, Nick Krause<br />
Origine : Etats-Unis<br />
Genre : bel héritage<br />
Durée : 1h50<br />
Date de sortie France : 25/01/2012<br />
Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large;"><span style="font-family: microsoft sans serif;"><span style="color: #b6565f;">●<strong>●●<strong>●<strong>●</strong></strong></strong></span></span>○</span></span><br />
contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://next.liberation.fr/cinema/01012385540-the-descendants-hawai-passe-au-payne-fin" target="_blank">Libération</a></p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
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		<title>Concours &#8220;F&#233;lins&#8221; &#8211; Les gagnants</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 01:48:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Scaramouche</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Félins]]></category>

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		<description><![CDATA[Chalut les humains, Je dois déjà vous dire un grand merci. Merci pour votre participation massive à ce jeu-concours “Félins” – le record incontestable pour un concours organisé sur notre site – et de votre intérêt à ce film qui nous met à l’honneur nous autres félins. Merci aussi pour les petits commentaires sympathiques laissés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins81.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Félins - 8" border="0" alt="Félins - 8" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins8_thumb1.jpg" width="555" height="258" /></a> </p>
<p>Chalut les humains,   </p>
<p>Je dois déjà vous dire un grand merci.    <br />Merci pour votre participation massive à ce jeu-concours “Félins” – le record incontestable pour un concours organisé sur notre site – et de votre intérêt à ce film qui nous met à l’honneur nous autres félins.    <br />Merci aussi pour les petits commentaires sympathiques laissés à la suite de l’article.    </p>
<p>Voici donc les noms tant attendus des heureux gagnants, qui recevront deux places pour aller voir le film au cinéma :    </p>
<p>Sabine Fatou (34)   <br />Philippe Ferat (31)    <br />Caroline Martin (70)    <br />Céline Malfait (25)    <br />François Ossowski (59)    </p>
<p>Bravo à eux!    </p>
<p>A bientôt pour de nouveaux jeux-concours sur notre site.    </p>
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		<title>&#8220;F&#233;lins&#8221; de Keith Scholey &amp; Alastair Fothergill</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 01:39:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Scaramouche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<description><![CDATA[Chalut les humains, Ah ben quand même, c&#8217;est pas trop tôt ! Enfin un film qui parle d&#8217;autre chose que de toutous à leur mémère, de poissons clowns, de volatiles stupides ou d&#8217;histoires d&#8217;humanoïdes compliquées. Comme l’indique le titre de leur long-métrage, Keith Scholey et Alastair Fothergill nous offrent une belle promenade en compagnie des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chalut les humains,   </p>
<p>Ah ben quand même, c&#8217;est pas trop tôt !    <br />Enfin un film qui parle d&#8217;autre chose que de toutous à leur mémère, de poissons clowns, de volatiles stupides ou d&#8217;histoires d&#8217;humanoïdes compliquées.     <br />Comme l’indique le titre de leur long-métrage, Keith Scholey et Alastair Fothergill nous offrent une belle promenade en compagnie des représentants du genre le plus noble du règne animal, le plus classieux, le plus beau : celui des <strong>Félins</strong>.    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins5.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Félins - 5" border="0" alt="Félins - 5" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins5_thumb.jpg" width="555" height="365" /></a>&#160;&#160; </p>
<p>Bon disons-le tout de suite, ils ont commis la faute de goût de ne filmer que les brutes épaisses de la famille, mes cousins les lions, les guépards, les servals, plutôt que de centrer leur récit autour des chats domestiques dont je suis l’un des plus illustres représentants. Mais il ne faut pas leur en vouloir. On comprend qu’ils aient préféré partir tourner à l’aventure en Afrique, au Kenya, sur les terres du roi des animaux…&#160; </p>
<p>Là, je vois déjà certains maugréer dans leur coin : “mouais… encore un documentaire animalier, quoi… A quoi bon aller voir ça au cinéma?”.     <br />Hé bien, déjà parce que la projection sur grand écran amplifie les sensation et restitue le caractère majestueux de l’Afrique sauvage, la beauté des paysages et des animaux, filmés au plus près grâce aux nouvelles avancées techniques des caméras.     <br />Ensuite et surtout parce que justement, <strong>Félins</strong> c’est du cinéma!&#160; <br />Ce n’est pas “juste” un documentaire animalier de plus, mais un vrai film d’aventures, construit comme une fiction avec une intrigue captivante, des personnages attachants, du suspense, du drame, de l&#8217;émotion.     </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins6.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Félins - 6" border="0" alt="Félins - 6" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins6_thumb.jpg" width="555" height="362" /></a>     </p>
<p>Cela dit, attention, l&#8217;épopée relatée à l&#8217;écran n&#8217;est pas artificielle. Elle n&#8217;est pas le fruit de l&#8217;imagination d&#8217;un scénariste. Les cinéastes se sont contentés de filmer les félins sauvages dans leur habitat naturel. Tout leur talent a été de choisir le casting parfait, grâce à leur excellente connaissance des comportements animaux et des rapports de force au coeur du Masai Mara.    <br />Pour les lions, ils ont opté pour une tribu ne comportant qu&#8217;un seul mâle adulte, sur le déclin, et donc fragilisé par rapport à d’autres tribus plus puissantes.    <br />Pour les guépards, ils ont sélectionné une femelle issue d&#8217;une lignée solide, qui arrive fréquemment à protéger ses petits jusqu&#8217;à l&#8217;âge adulte.     <br />Une fois les “stars” choisies, il ne restait plus qu&#8217;à attendre patiemment les situations intéressantes offertes par la vie sauvage.    </p>
<p>Le film propose de suivre les aventures périlleuses de deux familles de félins, situées chacune sur une rive du fleuve Mara, qui sillonne la vallée du Masai.    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins3.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Félins - 3" border="0" alt="Félins - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins3_thumb.jpg" width="555" height="366" /></a>    </p>
<p>Au nord, c&#8217;était les corons… Euh, non, j’déconne…    <br />Au nord, il y a Sita, une femelle départ qui élève seule ses cinq petits. Une gageure, quand on sait que seuls 5 % des bébés guépards ont la chance d&#8217;atteindre l&#8217;âge adulte.     <br />Il faut dire qu&#8217;avant d&#8217;être ces superbes sprinteurs capables de mettre la misère à Usain Bolt au 100 mètres, ces animaux incroyables capables de ne pas prendre un seule pet de graisse tout en s&#8217;empiffrant de cornes de gazelle, leur péché mignon, ce sont des petites boules de poils sans défense, à moitié aveugles et aussi indisciplinées et fofolles que des chatons (c’est dire!). Les bébés guépards peuvent facilement se perdre et tomber sur un des nombreux prédateurs qui peuplent les lieux : hyènes, vautours, voire les félins eux-mêmes… Les salauds! S’attaquer à des petites choses aussi craquantes!    </p>
<p>Au sud, c&#8217;est le territoire d&#8217;une tribu de lions, celle de Fang.     <br />On l&#8217;a nommé ainsi à cause d&#8217;un de ses crocs cassés, témoignage de sa bravoure et de son sens du sacrifice. Il règne en maître sur son territoire et ce n&#8217;est pas le roi des animaux pour rien, croyez-moi. Pour preuve, il n&#8217;y a qu&#8217;à voir comment il calme les ardeurs d&#8217;un crocodile un peu trop gourmand et téméraire, d’un simple rugissement!    <br />Seul mâle adulte de la troupe, c&#8217;est aussi à lui d&#8217;assumer la protection de ses femelles et de sa progéniture.    <br />Parmi les membres de sa tribu, il y a Layla, une vieille lionne fatiguée par des parties de chasse éprouvantes (c&#8217;est comme chez les humains, ce sont les femelles qui s&#8217;occupent du repas et c&#8217;est le mâle qui s&#8217;empiffre…). Elle est clairement un fardeau pour la tribu, qui a décidé de ne plus s&#8217;occuper d&#8217;elle. Mais elle s&#8217;accroche, surtout pour s&#8217;occuper de sa fille Mara, trop jeune pour participer pleinement aux activités du groupe et pour se défendre toute seule.    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins4.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Félins - 4" border="0" alt="Félins - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins4_thumb.jpg" width="555" height="366" /></a>     </p>
<p>Et les dangers ne manquent pas, à commencer par la puissante tribu de lions situé de l&#8217;autre côté de la rive.    <br />Menée par le redoutable Kali (nommé comme cela parce qu&#8217;il a une aussi grande gueule qu’un certain chanteur français… Enfin, j&#8217;imagine…) et ses quatre fils, adultes et en pleine forme, elle cherche à agrandir son territoire et lorgne donc avec avidité sur le domaine d&#8217;un Fang vieillissant et isolé.    <br />L’attaque du royaume le plus faible par le plus fort est inéluctable.    </p>
<p>D&#8217;un côté, une variante de “Mère courage et ses enfants”. De l’autre, une tragédie shakespearienne, version “live” et réaliste du <strong>Roi Lion</strong>… Voilà de quoi façonner une trame narrative solide, d&#8217;autant plus convaincante qu&#8217;elle directement tissée par Dame Nature. Et d&#8217;autant plus touchante qu&#8217;elle tourne autour des liens unissant les mères et leurs petits : Layla se sacrifie pour Mara, qui, de son côté, se refuse à quitter sa mère quand celle-ci, blessée et à bout de forces, est abandonnée par le reste du groupe. Sita défend ses bébés contre des animaux plus costauds qu’elle, dont Kali et ses rejetons.&#160; <br />Et je vous mets au défi de ne pas être émus à l’écoute du cri déchirant qu’elle lance, la nuit, pour appeler ses enfants égarés.     <br />(Sniff… Hé, non, je ne pleure pas, c&#8217;est juste que j&#8217;ai un peu les yeux chassieux en ce moment.)    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins2.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Félins - 2" border="0" alt="Félins - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins2_thumb.jpg" width="555" height="368" /></a>     </p>
<p>Avec la mauvaise foi qui me caractérise dès que je parle de mes congénères, je devrais dire non sans aplomb qu&#8217;il s&#8217;agit là du premier chat d&#8217;oeuvre de l&#8217;année cinématographique. Mais il paraît que je dois rester un minimum objectif, alors je dois aussi parler des défauts de ce film. Car il y en a.    </p>
<p>Déjà, il faut admettre que, si l&#8217;on trouve touchant les jeux des bébés guépards (je vous ai dit que je les trouvais craquants ?) et qu&#8217;on est impressionnés par la beauté des scènes de chasse, magnifiquement captées par la caméra de Sophie Darlington (je vous ai dit que mon coquin de maître la trouvait craquante ?), au bout de quelques minutes, on peut trouver cela répétitif et un brin ennuyeux.    <br />Le rythme s&#8217;en ressent, la narration devient un peu molle du gnou, ce qui est un comble…    <br />Et puis, surtout, la voix-off de Pascale Elbé plombe un peu le truc. On lui saura gré d&#8217;avoir opté pour un commentaire rare, laissant les images parler d&#8217;elles-mêmes plutôt que de nous abreuver de détails zoologiques. Mais les quelques phrases balancées par-ci par-là, peu inspirées, semblent finalement assez inutiles et pas vraiment en phase avec la belle intrigue shakespearienne proposée par la nature.    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins7.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Félins - 7" border="0" alt="Félins - 7" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins7_thumb.jpg" width="555" height="369" /></a>     </p>
<p>Mais attention, hein, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Le film reste un bon film d’aventures animalières qui est susceptible de plaire à un large public.    <br />Ah oui! Précision utile : le film n’est pas trop violent. Comme la plupart des productions Disney oblige, il vise un public familial le plus large possible et les réalisateurs ont pris garde de ne pas trop insister sur la férocité des scènes de prédation et de bagarres entre animaux. Tout est relativement “soft”.     <br />Ne craignez donc pas un déluge d’hémoglobine ou à des carnages dégoûtants. En revanche, comme la savane sauvage n’est pas le pays des Bisounours, inutile de préciser qu’il y a quelques morts à déplorer, chez les antilopes, les gnous, les zèbres et les félins…    <br />Enfin, ça, c’est l’histoiiiiiire de la vie, comme on le chante dans <strong>Le Roi Lion</strong>…    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins8.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Félins - 8" border="0" alt="Félins - 8" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins8_thumb.jpg" width="555" height="370" /></a>     </p>
<p>Bref, <strong>Félins</strong> est un film original, entre documentaire et fiction.    <br />C’est un beau film, car ses images sont sublimes.     <br />C’est un film émouvant, qui donne à réfléchir sur les moyens de préserver cette vie sauvage.&#160; <br />En plus, il y a plein de félins dedans, donc, c’est bien et pis c’est tout, na!    </p>
<p>Bon, faut que je vous laisse, mon maître vient de rentrer. Il faut que je teste sur lui ma nouvelle technique de chasse. Hé hé…    <br />Et toi là, le lecteur qui ricane derrière son écran et qui me prend pour un dingue. Approche un peu, que je te file un coup de patte griffu! Tu vas voir si je ne suis pas un animal sauvage…    </p>
<p>Pour les autres, plein de ronrons,    </p>
<p>Scaramouche    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Scaramouche.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Scaramouche" border="0" alt="Scaramouche" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Scaramouche_thumb.jpg" width="305" height="229" /></a>     </p>
<p>________________________________________________________________________________   <br /><strong>     <br /><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px 15px 0px 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Félins" border="0" alt="Félins" align="left" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/02/Flins_thumb.jpg" width="173" height="231" /></a> Félins      <br /></strong><em>Wild cats </em></p>
<p>Réalisateurs : Keith Scholey, Alastair Fothergill   <br />Avec la voix de : Samuel L. Jackson (en version originale), Pascal Elbé (en version française)&#160; <br />Origine : Etats-Unis,     <br />Genre : Le vrai Roi Lion    <br />Durée : 1h27    <br />Date de sortie France : 01/02/2012    <br />Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large"><span style="font-family: microsoft sans serif"><span style="color: #b6565f">●<strong>●●<strong>●</strong></strong></span></span>○○</span></span>    <br />contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.lexpress.fr/culture/cinema/felins_1077295.html" target="_blank">Studio Ciné Live</a></p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F02%2F01%2Fflins-de-keith-scholey-alastair-fothergill%2F&amp;title=%26ldquo%3BF%26eacute%3Blins%26rdquo%3B%20de%20Keith%20Scholey%20%26amp%3B%20Alastair%20Fothergill" id="wpa2a_10"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
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		<title>En bref&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 07:16:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
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		<description><![CDATA[“Turn me on !” de Jannicke Systad Jacobsen Bienvenue à Skoddeheimen, petit village norvégien perdu au milieu des fjords. Venez découvrir ses routes désertes, parfois égayées par le passage d’un tracteur,ses moutons débiles, sa MJC locale miteuse, ses péquenauds d’habitants et leurs gamins stupides qui trompent l’ennui en sautant sur un trampoline fatigué au fond [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>“Turn me on !” de Jannicke Systad Jacobsen </h3>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Turnmeon2.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Turn me on - 2" border="0" alt="Turn me on - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Turnmeon2_thumb.jpg" width="555" height="371" /></a>    </p>
<p>Bienvenue à Skoddeheimen, petit village norvégien perdu au milieu des fjords. Venez découvrir ses routes désertes, parfois égayées par le passage d’un tracteur,ses moutons débiles, sa MJC locale miteuse, ses péquenauds d’habitants et leurs gamins stupides qui trompent l’ennui en sautant sur un trampoline fatigué au fond du jardin…    </p>
<p>Alma, elle, a passé l’âge. Elle a quinze ans et n’en peut plus de cet environnement morne et déprimant. Elle n’aspire qu’à quitter au plus vite ce trou paumé et découvrir la vraie vie. Mais en attendant ce moment, elle cherche quelque chose qui puisse pimenter un peu sa vie.&#160;&#160;&#160; <br />En ce sens, le titre du film est une supplique, un appel au secours désespéré : Turn me on! (<em>“Excite-moi!”</em>).    <br />La jeune fille rêve de sexe, d’étreintes torrides, de baisers langoureux et d’activités hautement coquines. Ses hormones lui mettent le feu aux fesses et elle ne peut qu’essayer d’éteindre l’incendie en s’adonnant frénétiquement à la masturbation. Elle s’excite en faisant appel à un service de téléphone rose ou en fantasmant sur son entourage, mâle ou femelle, et notamment sur Artur, un de ses camarades de classe.     <br />Elle rêve de se faire chevaucher par le garçon et ne se prive jamais de lui lancer des regards enamourés, mais le grand dadais semble totalement hermétique à ses charmes.    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Turnmeon3.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Turn me on - 3" border="0" alt="Turn me on - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Turnmeon3_thumb.jpg" width="555" height="370" /></a>     </p>
<p>Pourtant, lors d’une soirée entre lycéens, Artur lui exhibe son sexe sous le nez avant de rebrousser chemin. A moins que, là encore, Alma ait fantasmé la chose et, l’esprit grisé par l’alcool, ait confondu rêve et réalité.     <br />Elle commet l’erreur de parler de l’incident à sa copine Ingrid, elle aussi amoureuse du garçon… Et devient malgré elle la risée du village, un vrai paria… De quoi déprimer encore plus, et chercher à se consoler encore plus avec des fantasmes érotiques…    </p>
<p>Nous aussi, on aurait bien aimé être excités par cette comédie norvégienne débridée, qui parle sans tabou des fantasmes adolescents et de la sexualité des jeunes filles en fleur. Mais si le début du film est réussi, avec son ton singulier, drôle et percutant, le rythme s’étiole au fil des minutes, plombé par des scènes inutilement redondantes et des ressorts comiques assez limités, qui ont toutefois le mérite de ne jamais sombrer dans la vulgarité.&#160; <br />En fait, on a l’impression de voir un court-métrage artificiellement gonflé en format long, ce qui semble corroboré par la durée du film, assez courte (1h15).    </p>
<p><strong>Turn me on!</strong>&#160; n’est donc pas du tout indispensable, mais malgré tout, grâce à la fraîcheur juvénile d’Helene Bergsholm et le potentiel comique de ses petits camarades (mention spéciale à celui qui incarne l’ado rebelle refusant de prendre des douches…), le film se laisse voir gentiment.&#160;&#160; </p>
<p>________________________________________________________________________________   <br /><strong>     <br /><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Turnmeon.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px 15px 0px 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Turn me on" border="0" alt="Turn me on" align="left" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Turnmeon_thumb.jpg" width="173" height="231" /></a> Turn me on !      <br /></strong><em>Få meg på, for faen     </p>
<p></em>Réalisatrice : Jannicke Systad Jacobsen    <br />Avec : Helene Bergsholm, Malin Bjørhovde, Beate Støfring, Matias Myren, Lars Nordtveit Listau, Henriette Steenstrup    <br />Origine : Norvège     <br />Genre : sexe, mensonge et vie d’ado&#160; <br />Durée : 1h16    <br />Date de sortie France : 18/01/2012    <br />Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large"><span style="font-family: microsoft sans serif"><span style="color: #b6565f">●<strong>●●</strong></span></span>○○○</span></span>    <br />contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.silence-action.com/2012/01/critique-turn-jannicke-systad-jacobsen/" target="_blank">Silence action !</a></p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
</p>
</p>
<p><br/><br />
<br/></p>
<h3>“Ma première fois” de Marie-Castille Mention-Schaar </h3>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/mapremirefois21.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="ma première fois - 2" border="0" alt="ma première fois - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/mapremirefois2_thumb1.jpg" width="555" height="376" /></a>     </p>
<p>Sujet de philosophie : “<em>Est-ce que changer, c’est être différent?</em>”. Vous avez une heure…     </p>
<p>Euh… Déjà, est-ce que l’on change?     <br />L’auteur de cette critique, quasi quadragénaire, doit bien reconnaître que physiquement, il a changé. C’est indéniable…Même si je parais encore plus jeune que mon âge (ce n’est pas moi qui le dit…), je subis comme tout le monde les ravages du temps (c’est moi qui l’admets…) : embonpoint, cheveux plus blancs et plus rares, coups de fatigue plus fréquents et une propension à raconter ma vie alors que vous vous en fichez complètement…     <br />Mais en matière de goûts cinématographiques, il est moins sûr que j’aie beaucoup changé… Adolescent, je n’étais déjà pas client des tribulations de la juvénile Sophie Marceau juvénile (oui, ça fait dinosaure pour les plus jeunes de nos lecteurs, mais j’ai vu <strong>la Boum </strong>au cinéma lors de sa sortie… ) et de ses succédanés. Les bluettes romantico-existentielles n’étaient pas ma tasse de thé…     <br />Devant un film comme <strong>Ma première fois</strong>, je m’aperçois que mes goûts n’ont pas changé. Je n’étais pas le public-cible de ce genre de film et je ne le suis toujours pas…     </p>
<p>Remarquez, le genre en question n’a pas beaucoup évolué non plus. La cinéaste joue sur les habituels poncifs du genre, empile les situations vues et revues, jouées par des acteurs beaux comme des icones de mode et un brin trop vieux pour leur rôles…     <br />Elle parle des premiers émois amoureux de Sarah (Esther Comar) et Zachary (Martin Cannavo), deux jeunes de 18/20 ans.     <br />La jeune femme est une lycéenne-modèle, genre première de la classe binoclarde et un brin coincée, qui travaille dur pour pouvoir partir aux Etats-Unis et poursuivre ses études dans une prestigieuse université. Un jour, Zach’ débarque dans sa classe. Il est grand, il est beau, il a une allure de mannequin – d’ailleurs, il l’est… &#8211; et, encore plus craquant, c’est un bad boy, un rebelle, qui a été renvoyé de plusieurs établissements avant d’atterrir dans ce lycée huppé de région parisienne.     <br />Pour couronner le tout, et faire de lui le cancre-roi du bahut, il ne se déplace qu’en bécane. Une sorte de Fonzie du XXIème siècle, quoi (Hum… Voilà que je cite une série des années 1970, maintenant. Oh, le coup de vieux!)     </p>
<p>Au début, il se détestent. Tout commence avec un “<em>Rends-moi mon stylo où j’vais l’dire au proviseur…</em>” assez puéril et se poursuit de blague potache en blague potache. Assez édifiant… Ou alors c’est que je suis effectivement devenu vieux et que je ne peux pas comprendre ces trucs de djeuns’. (c’est possible, hein…)     <br />Puis ils finissent par admettre que ces chamailleries dissimulent un amour pur et beau, du style qui dure pour la vie, et ils se mettent à la colle. Evidemment, tout ne se passe pas sans heurts, du style “<em>elle l’appelle, mais il l’entend pas</em>” (Mon Dieu, de pire en pire, voilà que me revient une chanson de Laurent Voulzy et Véronique Jeannot, du siècle dernier, quand j’étais jeune quoi…). C’est mieux pour le scénario…     <br />Mais ils se transforment l’un l’autre. Le beau gosse devient un peu moins rebelle et roule plus prudemment sur son deux roues, la gamine psychorigide se dévergonde et va au galop vers sa vie de femme (si je peux m’exprimer ainsi…).     </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/mapremirefois31.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="ma première fois - 3" border="0" alt="ma première fois - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/mapremirefois3_thumb1.jpg" width="555" height="372" /></a>     </p>
<p>En gros, rien de bien nouveau sous le soleil… C’est un film romantique basique qui cible à la fois un public jeune, qui se reconnaîtra dans cette description des émois adolescents – et plus âgé – pour la nostalgie qu’il suscite.     <br />Le cinéma évolue, les moyens techniques évoluent, mais l’approche de la réalisatrice, Marie-Castille Mention-Schaar, elle, emprunte des sentiers ultra-balisés. Non, avec <strong>Ma première fois</strong>, le genre n’a pas changé…    </p>
<p>… Mais pourtant, c’est différent. Car là où bien des films auraient joué la carte du happy-end de rigueur, la cinéaste cueille son public à froid avec un final mélodramatique en diable. Une grosse pointe d’amertume qui, selon les goûts pimente un peu la soupe ou gâte la guimauve.    </p>
<p>Et là, je m’aperçois que non, décidément, je n’ai pas du tout changé…     <br />Je n’étais pas non plus un inconditionnel des mélos larmoyants du type <strong>Love Story </strong>et je ne le suis pas plus maintenant. Mais en même temps, ça marche toujours ce genre de truc pour m’arracher une petite larmichette. Ah mince, encore piégé…&#160; <br />Bon, tant mieux, finalement, ça veut dire que je ne suis pas si blasé que ça en entrant dans une salle obscure…&#160; <br />En fait, c’est comme si chaque nouvelle projection était comme une première fois…    <br />(Bon oui, c’est facile… Vous m’excuserez c’est l’âge… Je deviens gâteux…)    </p>
<p>[P.S. : Pour ceux qui voudraient apprécier une belle histoire d’amour de jeunesse, il y a la possibilité de (re)découvrir le film de Mia Hansen-Love, <strong>Un amour de jeunesse</strong>, qui va sortir le 7 février en DVD. On en reparle bientôt…]</p>
<p>________________________________________________________________________________   <br /><strong>     <br /><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Mapremirefois1.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px 10px 0px 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Ma première fois" border="0" alt="Ma première fois" align="left" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Mapremirefois_thumb1.jpg" width="173" height="231" /></a> Ma première fois       <br /></strong><em>Ma première fois</em></p>
<p>Réalisatrice : Marie-Castille Mention-Schaar   <br />Avec : Esther Comar, Martin Cannavo, Vincent Perez, Judith El Zein, Lilly-Fleur Pointeaux, Lolita Chammah, Anne Loiret    <br />Origine : France    <br />Genre : Love story meets La Boum    <br />Durée : 1h35    <br />Date de sortie France : 18/01/2012    <br />Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large"><span style="font-family: microsoft sans serif"><span style="color: #b6565f">●<strong>●●</strong></span></span>○○○</span></span>    <br />contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.lexpress.fr/culture/cinema/ma-premiere-fois_1072653.html" target="_blank">L&#8217;Express</a></p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
<p>   <br/><br />
<br/></p>
<h3>“The Darkest hour” de Chris Gorak   </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/TheDarkesthour3.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="The Darkest hour - 3" border="0" alt="The Darkest hour - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/TheDarkesthour3_thumb.jpg" width="555" height="370" /></a>     <br /></h3>
<p>Ben dites-donc, il s’en passe des choses à Moscou! Dans les films américains du moins…   </p>
<p>Dans le dernier&#160; <strong>Mission : Impossible</strong>, un psychopathe (russe, forcément) faisait sauter le Kremlin en rejetant la faute sur les “gentils” (américains, forcément) avant de chercher à tirer un feu d’artifice atomique.    </p>
<p>Dans <strong>The Darkest hour</strong>, la ville est envahie par des E.T. invisibles (ça coûte moins cher en effets spéciaux) composés d’énergie pure, ce qui les fait ressembler à des lucioles ou des restes de feu d’artifice atomique (si, ça coûte quand même un peu cher en effets spéciaux, finalement…). Les vilains aliens sont venus nous pomper toutes nos ressources en minerai précieux et pour ne pas être dérangés pendant leur basse besogne ouvrière, ont décidé de désintégrer tout le monde.&#160;&#160; </p>
<p>Et pour couronner le tout, calamité des calamités, figurez-vous que Moscou la majestueuse, garante de “l’âme russe” est aussi envahie par un truc horrible : les enseignes américaines ou occidentales!    <br />Ah, ça vaudrait le coup de redémarrer une guerre froide, ça… Parce que pendant la moitié du film, il n’y a pas un plan sans que soit placé une pub déguisée pour un produit occidental – marques de voitures, enseignes de fringues…    <br />Et quand les protagonistes débarquent à Moscou et que démarre l’inévitable montage touristique speedé de rigueur, une enseigne pour une célèbre chaîne de fast-foods vient se glisser entre la Place Rouge et la Maison de Gorki. C’est sur qu’une enseigne lumineuse à la gloire de Mac-Ducon, c’est si typique de la Russie…    <br />Voilà un exemple parfait de placement de produit pas du tout discret, agressif et complètement irrespectueux de la culture du pays hôte…&#160; <br />Une attitude hautaine et stupide qui se retrouve dans certaines situations du scénario (la rencontre avec des guerriers russes au Q.I. assez limité et aux biscottos bien rembourrés) et même dans les dialogues du film. Je cite un des personnages “<em>Le cyrillique, ça ressemble au klingon</em>” (le langage des E.T. de <strong>Star Trek</strong>).     </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/TheDarkesthour2.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="The Darkest hour - 2" border="0" alt="The Darkest hour - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/TheDarkesthour2_thumb.jpg" width="555" height="370" /></a>    </p>
<p>Ah oui, parce que les héros, évidemment, sont américains – et neuneus, certes, pour compenser. Ben oui, coco, sinon le public-cible, genre boutonneux bouffeur de popcorn, ne se reconnaîtra pas dans les personnages.     <br />Quand Moscou est attaqué, les deux personnages principaux, un inventeur naïf qui s’est fait escroquer par son partenaire russe et son pote d’enfance, un boulet glandeur, sont en train de draguer deux minettes – américaines elles-aussi, c’est fou ça…- dans une boîte de nuit.     <br />Ils s’enferment à la cave et sont les seuls à survivre à l’attaque (n’importe quoi… Les aliens lumineux font exploser des voitures mais ont peur d’entrer dans une cave obscure?) et tentent de trouver de l’aide dans une ville sinistrée et envahie par les invisibles.    <br />Et c’est parti pour un grand jeu de cache-cache dans Moscou, entre six ou sept types du troisième type (euh…) et nos héros, aidés par un vieillard russe inventif, qui a transformé son appartement en cage de Faraday et a conçu un canon à micro-ondes pour dézinguer les E.T. , et une jeune moscovite astucieuse.&#160; </p>
<p>Le résultat est assez plat, les ficelles utilisées pour faire monter le suspense étant redondantes et le scénario ne proposant que peu de péripéties haletantes. Les acteurs s’impliquent mollement, à l’image d’Emile Hirsch, pas encore remis de son trip <strong>Into the wild</strong>, ou d’Olivia Thirlby. La mise en scène est bêtement linéaire et manque d’inventivité. Quant aux effets spéciaux, ils n’ont rien de vraiment transcendant. Bof, quoi…     <br />Le seul truc qui sort un peu de l’ordinaire du blockbuster américain de base, c’est que pour une fois, les scénaristes dérogent à la sacro-sainte loi du happy-end hollywoodien &#8211; où tous les héros survivent et sortent plus fort de l’aventure – et choisissent de n’épargner personne. Préparez vos mouchoirs, il va y avoir des morts dans ce film, y compris parmi les les protagonistes principaux…    </p>
<p>… mais pas assez, hélas, pour nous prémunir d’une suite éventuelle, en fonction des résultats de ce film au box-office.    <br />On peut encore s’attendre à des heures sombres pour le cinéma.&#160; <br />&#160;</p>
<p>________________________________________________________________________________   <br /><strong>     <br /><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/TheDarkesthour.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px 15px 0px 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="The Darkest hour" border="0" alt="The Darkest hour" align="left" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/TheDarkesthour_thumb.jpg" width="173" height="231" /></a> The Darkest hour      <br /></strong><em>The Darkest hour</em></p>
<p>Réalisateur : Chris Gorak   <br />Avec : Emile Hirsch, Olivia Thirlby, Max Minghella, Rachael Taylor, Joel Kinnaman, Dato Bakhtadze, Veronika Ozerova    <br />Origine : Etats-Unis    <br />Genre : Triste again à Moscou    <br />Durée : 1h29    <br />Date de sortie France : 11/01/2012    <br />Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large"><span style="font-family: microsoft sans serif"><span style="color: #b6565f">●<strong>●</strong></span></span>○○○○</span></span>    <br />contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-24052-144921.php" target="_blank">Ecran Large</a></p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F01%2F30%2Fen-bref-2%2F&amp;title=En%20bref%26hellip%3B" id="wpa2a_12"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
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		<title>&#8220;Les Chants de Mandrin&#8221; de Rabah Ameur-Za&#239;m&#232;che</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 23:19:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Louis Mandrin a vécu au XVIIIème siècle, sous le règne de Louis XV.   <br />Il était capitaine d’un groupe de contrebandiers qui défiait l’autorité du Roi de France et des Fermiers Généraux chargés de collecter les taxes auprès des marchands.    <br />Un bandit, du point de vue du pouvoir en place, doublé d’un criminel.    <br /> Un héros, du point de vue de la population, hostile aux impôts de plus en plus lourds exigés par une monarchie au train de vie fastueux, et pour quelques intellectuels de l&quot;époque, dont Voltaire, qui étaient admiratifs de son esprit frondeur.    <br />L’Histoire a retenu la deuxième affirmation, notamment grâce à une chanson populaire, <a href="http://www.mandrin.org/paroles-la-complainte-de-mandrin.html" target="_blank">“La Complainte de Mandrin”</a>, qui s’est répandue de village en village et transmise de génération en génération, reprise notamment lors d’événements historiques comme la Commune de Paris, plus d’un siècle plus tard. Le contrebandier est ainsi devenu une figure légendaire, le symbole de la rébellion contre un pouvoir inique, entre Louis-Dominique Cartouche et les grandes figures de la Révolution Française…&#160;&#160; </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LeschantsdeMandrin2.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Les chants de Mandrin - 2" border="0" alt="Les chants de Mandrin - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LeschantsdeMandrin2_thumb.jpg" width="555" height="368" /></a>     </p>
<p>Plutôt que de faire un film autour de la vie du célèbre brigand, le cinéaste Rabah Ameur-Zaïmèche a choisi d’axer son film autour de la conception de cette chanson et la façon dont le malheureux est devenu un martyr aux yeux de la population.    </p>
<p><strong>Les Chants de Mandrin</strong> se déroule après la mort de Mandrin. Ses compagnons, menés par Bellisard, ont repris les campagnes de contrebande entre la Savoie et la France. Poursuivis par l&#8217;armée française, ils se tiennent à l&#8217;écart des villages, cachés dans les forêts.    <br />Un marquis part à leur recherche, avec l&#8217;aide d&#8217;un colporteur. Pas pour les piéger, non. Pour s&#8217;acquitter d&#8217;une promesse faite à Mandrin.    <br /> L&#8217;homme a rencontré le contrebandier quand celui-ci était en prison, et s&#8217;est laissé séduire par sa personnalité et ses idées révolutionnaires. Le marquis rabot appartenir à la noblesse, il est écoeuré par les dérives de la monarchie et les abus du pouvoir à l&#8217;encontre des plus faibles. Il a donc promis à Mandrin de publier son testament politique, un manuscrit qui se trouve entre les mains de Bellisard.    <br />L’ex-lieutenant de Mandrin et le Marquis font le nécessaire pour trouver un imprimeur et diffuser le petit livre, mais se heurtent aux dragons de l&#8217;armée, prêts à tout pour empêcher la diffusion du brûlot…    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LeschantsdeMandrin3.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Les chants de Mandrin - 3" border="0" alt="Les chants de Mandrin - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LeschantsdeMandrin3_thumb.jpg" width="555" height="312" /></a>     </p>
<p>Le cinéaste montre les différentes étapes du combat politique : la révolte et l&#8217;engagement au service d&#8217;une cause, la constitution d&#8217;un groupe partageant les mêmes idéaux, la clandestinité, la propagation des idées par le dialogue et la diffusion d&#8217;imprimés…    <br />Et finalement, c&#8217;est par l&#8217;expression artistique, la création de la fameuse chanson, que se propagera le mieux le testament politique de Mandrin.    <br />Oui, l&#8217;art peut être le relais de la pensée, de la rébellion, de la résistance, ainsi qu&#8217;un témoignage des actions menées&#160; Les écrits restent, les chansons restent, les films aussi… Ils traversent le temps et permettent aux générations suivantes de se souvenir des combats qui ont été menés au nom d&#8217;une cause, et notamment ceux menés contre les injustices et pour la liberté.    </p>
<p>Cela, Rabah Ameur-Zaïmèche l&#8217;a bien compris. Et il ne se prive pas d&#8217;utiliser son film comme vecteur d&#8217;un message politique percutant, une critique sociale qui entend montrer que les injustices combattues jadis par Mandrin sont encore d’actualité aujourd’hui, sous d&#8217;autres formes.    <br />Aujourd&#8217;hui, l&#8217;État français doit faire face aux mêmes problèmes de trésorerie que la monarchie de l&#8217;époque. Certains organismes financiers sont tout-puissants et exploitent le peuple au profit d&#8217;intérêts personnels, comme les Fermiers Généraux exploitaient les paysans et les marchands…     <br />Les taux d&#8217;imposition sont élevés pour renflouer les caisses de l&#8217;État, comme la gabelle de l&#8217;époque. Les autorités appréhendent des individus pour délit de faciès, et abusent de leur pouvoir, comme les dragons du roi en abusaient…    <br />Et des gens commencent à s’indigner, à s&#8217;organiser pour manifester leur mécontentement à l&#8217;encontre du pouvoir, comme s&#8217;organisait dans l&#8217;ombre la révolution française…    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LeschantsdeMandrin4.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Les chants de Mandrin - 4" border="0" alt="Les chants de Mandrin - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LeschantsdeMandrin4_thumb.jpg" width="555" height="313" /></a>     </p>
<p>Pour établir le parallèle entre les deux époques, le cinéaste n’a pas besoin de beaucoup forcer. Il lui suffit d’évoquer le fossé grandissant entre la riche noblesse et le tiers-état pour que l&#8217;on reconnaisse là les dérives de nos sociétés capitalistes.    <br />Il marque quand même le coup en faisant se dérouler l&#8217;action sur le plateau du Larzac, haut lieu de lutte entre les paysans et l&#8217;armée française dans les années 1970, et en confiant des rôles à des personnalités opposées au système en place. Ainsi, des acteurs engagés&#160; (Jacques Nolot en tête) côtoient des représentants de la Confédération Paysanne chère à José Bové ou un philosophe connu pour ses opinions politiques tranchées (Jean-Luc Nancy)… Et de nombreux acteurs sont, comme le cinéaste, issus de l&#8217;immigration.    <br />Une représentation plus en phase avec la réalité des classes populaires d’aujourd’hui que de celles de l’époque… Un grand melting-pot et un films de potes, puisque même la réalisation du film obéit à une logique collectiviste : par souci d’économie mais aussi par parti-pris de mise en scène,&#160; les techniciens servent aussi de figurants et se retrouvent sous les ordres du chef de bande Bellisard, incarné par le cinéaste lui-même.&#160; </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LeschantsdeMandrin5.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Les chants de Mandrin - 5" border="0" alt="Les chants de Mandrin - 5" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LeschantsdeMandrin5_thumb.jpg" width="555" height="368" /></a>     </p>
<p>La fine équipe prône l&#8217;égalité entre les classes sociales (le marquis qui invite le colporteur dans son carrosse ; le même colporteur qui menace les pieds endoloris dudit gentilhomme), exalte la solidarité entre les contestataires (le brigand aide un déserteur à échapper aux autorités), et rend hommage au militantisme.    <br />Le film s&#8217;attarde aussi sur le travail à l’imprimerie. Une façon de militer pour la sauvegarde des emplois dans un secteur industriel aujourd&#8217;hui sérieusement menacé, et une façon symbolique de défendre la liberté de la presse, elle-aussi parfois bafouée par les gens de pouvoir.    </p>
<p>La mise en scène de Rabah Ameur-Zaïmèche illustre avec élégance la thématique principale du film – le clivage social entre les puissants et les plus&#160; défavorisés &#8211; en multipliant les plans géométriques où s&#8217;opposent le ciel (la France d’en haut) et la terre (la France d’en bas, et celle des agriculteurs, des terriens…).     </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LeschantsdeMandrin6.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Les chants de Mandrin - 6" border="0" alt="Les chants de Mandrin - 6" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LeschantsdeMandrin6_thumb.jpg" width="555" height="365" /></a>     </p>
<p>Mine de rien, avec son emballage de film historique en costumes, son dispositif minimaliste &#8211; fauché, diraient les mauvaises langues – est un grand film politique.    <br />Ce constat percutant sur la situation sociale française entend faire réagir le spectateur à quelques mois des élections présidentielles et au moment où le monde subit une crise économique majeure. Ou au moins à le faire réfléchir…    </p>
<p>En ce sens, Rabah Ameur-Zaïmèche respecte pleinement l’héritage politique de Mandrin et prend le relais des troubadours qui chantèrent sa gloire et diffusèrent ainsi un hymne de résistance à un Etat-oppresseur.    <br />A double titre, puisque évidemment, hélas, ce genre de film n&#8217;est diffusé que dans un circuit restreint de salles. Clandestinement en quelque sorte, et ce, malgré l’attribution du Prix Jean Vigo…    <br />Raison de plus pour nous de le défendre et de le soutenir…    </p>
<p>________________________________________________________________________________   <br /><strong>     <br /><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LeschantsdeMandrin.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px 10px 0px 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Les chants de Mandrin" border="0" alt="Les chants de Mandrin" align="left" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LeschantsdeMandrin_thumb.jpg" width="173" height="231" /></a> Les Chants de Mandrin      <br /></strong><em>Les Chants de Mandrin </em></p>
<p>Réalisateur : Rabah Ameur-Zaïmèche   <br />Avec : Christian Milia-Darmezin, Rabah Ameur-Zaïmèche, Jacques Nolot, Kenji Levan, Abel Jafri, Jean-Luc Nancy    <br />Origine : France    <br />Genre : politique    <br />Durée : 1h37    <br />Date de sortie France : 25/01/2012    <br />Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large"><span style="font-family: microsoft sans serif"><span style="color: #b6565f">●<strong>●●<strong>●<strong>●</strong></strong></strong></span></span>○</span></span>    <br />contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.lexpress.fr/culture/cinema/les-chants-de-mandrin_1074604.html" target="_blank">L&#8217;Express</a></p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
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		<title>&#8220;Sherlock Holmes : Jeu d&#8217;ombres&#8221; de Guy Ritchie</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 14:52:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Scaramouche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aventures/Action]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur Conan Doyle]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
		<category><![CDATA[complot]]></category>
		<category><![CDATA[Eddie Marsan]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Geraldine James]]></category>
		<category><![CDATA[Guy Ritchie]]></category>
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		<category><![CDATA[Jude Law]]></category>
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		<category><![CDATA[Sherlock Holmes : jeu d'ombres]]></category>
		<category><![CDATA[Stephen Fry]]></category>
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		<category><![CDATA[Thierry Neuvic]]></category>

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		<description><![CDATA[- Mon Dieu! Charlock! Charlock! Un drame horrible est arrivé! Un carnage! Quelqu’un a assassiné un chef d’oeuvre de la littérature policière : Sherlock Holmes, le héros créé par Sir Arthur Conan Doyle!!! - Calmez-vous, mon cher Catson! Allons donc sur le lieu du crime – le multiplex le plus proche – cherchons les indices [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/SherlockHolmesjeuxdombres2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Sherlock Holmes jeux d'ombres - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/SherlockHolmesjeuxdombres2_thumb.jpg" alt="Sherlock Holmes jeux d'ombres - 2" width="555" height="368" border="0" /></a></p>
<p>- Mon Dieu! Charlock! Charlock! Un drame horrible est arrivé! Un carnage! Quelqu’un a assassiné un chef d’oeuvre de la littérature policière : Sherlock Holmes, le héros créé par Sir Arthur Conan Doyle!!!</p>
<p>- Calmez-vous, mon cher Catson! Allons donc sur le lieu du crime – le multiplex le plus proche – cherchons les indices et les informations et voyons donc ce que l’on peut en déduire…</p>
<p>1) Il vaut mieux éviter de choisir ce bon vieux docteur Watson comme médecin traitant. Il ne prend pas la carte vitale et vu l’état de ses ongles, on risquerait la septicémie rien qu’en étant ausculté.</p>
<p>2) Jude Law aime les rôles de crasseux. Parce qu’entre les ongles noirs de Watson et les chicots pourris de son personnage dans <strong>Contagion</strong>, ça fait négligé.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/SherlockHolmesjeuxdombres5.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Sherlock Holmes jeux d'ombres - 5" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/SherlockHolmesjeuxdombres5_thumb.jpg" alt="Sherlock Holmes jeux d'ombres - 5" width="555" height="366" border="0" /></a></p>
<p>3) Les anglaises tricotent des écharpes moches à leurs maris, et ceux-ci sont obligés de les porter.</p>
<p>4) Si vous êtes invités chez Sherlock Holmes, faites attention à l’endroit où vous vous asseyez. Vous pouvez penser poser vos fesses sur le canapé alors que c’est juste votre hôte en tenue de camouflage urbain. Messieurs, faites doublement attention, car le bougre a de sérieuses tendances bisexuelles. Sauf si c’est votre truc, hein, vous faites comme vous voulez.</p>
<p>5) Si vous êtes invités par Mycroft Holmes, le frère de…, il n’y a pas de tenues de camouflages. Au contraire… Ne soyez pas étonnés si votre hôte se ballade à poil devant vous.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/SherlockHolmesjeuxdombres7.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Sherlock Holmes jeux d'ombres - 7" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/SherlockHolmesjeuxdombres7_thumb.jpg" alt="Sherlock Holmes jeux d'ombres - 7" width="555" height="369" border="0" /></a></p>
<p>6) Les domestiques britanniques constituent le plus beau des plaidoyers en faveur du retour à la retraite à 60 ans.</p>
<p>7) Si vous avez envie de vous saouler et que le mini-bar est vide, essayez-donc le formol. (Hé, non, ne déconnez pas, hein!).</p>
<p>8 ) Puisqu’on est sur ce sujet-là, Robert Downey Jr excelle toujours autant dans les rôles de drogués/alcooliques/narcissiques.</p>
<p>9) On peut ressusciter un chien avec une cardiotonine surpuissante. Quelle drôle d’idée! En plus il bave, ce bouledogue.</p>
<p>10) Les ministres de l’intérieur français ont raison de vouloir expulser les roms. Ici, ils sont bien tels qu’on les imaginait : voleurs, escrocs, bagarreurs, diseurs de bonne aventure ou lanceurs de couteau. Qui a dit “cliché xénophobe”?</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/SherlockHolmesjeuxdombres4.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Sherlock Holmes jeux d'ombres - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/SherlockHolmesjeuxdombres4_thumb.jpg" alt="Sherlock Holmes jeux d'ombres - 4" width="555" height="369" border="0" /></a></p>
<p>11) A l’Opéra de Paris, on ne trouve pas que des mecs qui chantent en allemand déguisés en arbre, on trouve aussi des gars qui chantent en allemand déguisés en statue.</p>
<p>12) Pour passer les frontières sans s’arrêter à la douane, le cheval nain est un excellent moyen de locomotion.</p>
<p>13) C’est à cause du Professeur Moriarty qu’il y a eu la première guerre mondiale.</p>
<p>- Euh… Charlock, vous avez encore fumé l’herbe à chat vous, non? Vos propos sont bien déjantés.</p>
<p>- Non Catson, c’est le film qui l’est! Passons maintenant à l’analyse cinématographologique de l’écriture filmique du cinéaste si vous voulez bien…<br />
Regardez Catson : Les mouvements de caméras élaborés, plans-séquences complexes, qui laissent supposer d’une personnalité inventive et audacieuse, genre génie du 7ème art. Mais regardez là, ces ralentis, ces accélérés, ces séquences en “bullet time”&#8230; : on a affaire à un exhibitionniste prétentieux. Et le montage saccadé, trop rapide par moments, et un brin confus lors des courses-poursuites, caractérisent un agité du bocal.<br />
Ah! Catson, ne cherchez pas plus loin! Notre coupable n’est autre que le Professeur Guy Ritchie!<br />
Un récidiviste, puisqu’il avait aussi commis le premier épisode de cette nouvelle version cinéma des aventures de Holmes.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/SherlockHolmesjeuxdombres6.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Sherlock Holmes jeux d'ombres - 6" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/SherlockHolmesjeuxdombres6_thumb.jpg" alt="Sherlock Holmes jeux d'ombres - 6" width="555" height="369" border="0" /></a></p>
<p>- Vous êtes sûr, Charlock?</p>
<p>- Oui, mon ami. Ce film porte indubitablement sa griffe. Comme tous ses précédents longs-métrages d’ailleurs. En fait, le bonhomme se contente de répéter les mêmes effets de mise en scène de film en film, et de séquence en séquence, au risque de lasser son public. Le coup de Holmes qui anticipe l’action pour frapper juste et fort, ça fonctionne une fois, deux fois, mais la troisième fois, c’est saoulant.<br />
Ritchie est capable de belles trouvailles visuelles, mais c’est un gros flemmard qui préfère recycler ses vieilles ficelles personnelles, ses recettes narratives. C’est bien lui qui a fait ce <strong>Sherlock Holmes : Jeu d’ombres</strong>!<br />
Ce film présente exactement les mêmes défauts que le premier opus : Le rythme mené tambour battant, mais trop rapide pour que l’on puisse s’attacher vraiment aux personnages, à leur relation. L’intrigue fait la part belle à l’action : bagarres, fusillades, courses-poursuites, explosions en tout genre, au détriment du mystère et du suspense.<br />
Les romans de Conan Doyle ne servent que de prétexte à un divertissement d’aventures grand public, un blockbuster sans âme comme en produit à la pelle l’industrie hollywoodienne.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/SherlockHolmesjeuxdombres8.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Sherlock Holmes jeux d'ombres - 8" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/SherlockHolmesjeuxdombres8_thumb.jpg" alt="Sherlock Holmes jeux d'ombres - 8" width="555" height="367" border="0" /></a></p>
<p>- Un petit peu au-dessus, quand même, Charlock! Le film possède également les mêmes qualités que le premier épisode, à commencer par son casting. Le duo Holmes-Watson (Robert Downey Jr et Jude Law) fonctionne bien. On sent que ces deux-là sont très complices. Ils sont ici bien soutenus par Kelly Reilly, Noomi Rapace, Stephen Fry, Paul Anderson et Jared Harris, parfait en Moriarty.<br />
Il y a aussi pas mal d’humour, quelques jolies réparties et une reconstitution historique soignée…</p>
<p>- Dites donc, Catson, vous voilà fan de ce genre de film à présent?</p>
<p>- Euh… Hum.. Non, c’est que… Oh my God! Que m’arrive-t-il, Charlock?</p>
<p>- Pas de panique, Catson, vous avez été victime d’un rayonnement PCM (Pop-Corn Movie). C’est un rayonnement qui vous met dans un état léthargique pendant la projection. Vous êtes ainsi disposé à vous abandonner au plaisir du pur divertissement en vous bâfrant d’immondes grains de maïs soufflés ou alors vous sombrez dans le sommeil, assommé par ces gesticulations fatigantes… Et hop, le film termine par un lavage de cerveau, qui fait que vous oublierez presque aussitôt ce que vous venez de voir. Ainsi, les spectateurs iront probablement voir le ou les prochains épisodes de la série.</p>
<p>- Quoi!?! D’autres épisodes? L’infâme scélérat voudrait donc continuer ses crimes de lèse-majesté? Mais pourquoi? Quel intérêt? Déjà que le second volet n’apporte rien par rapport au premier, pourquoi mettre encore une suite en chantier? Pour quelle raison?</p>
<p>- Alimentaire, mon cher Catson… Purement alimentaire. Tant que ça fonctionne au box-office et que ça rapporte des millions, on continuera de produire des trucs pareils, divertissements regardables, certes, mais pas très excitants pour l’esprit.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CHARLOCK.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="CHARLOCK" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CHARLOCK_thumb.jpg" alt="CHARLOCK" width="299" height="215" border="0" /></a></p>
<p>Plein de ronrons,<br />
Scaramouche</p>
<p>________________________________________________________________________________<br />
<strong><br />
<a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/SherlockHolmesjeuxdombres.jpg"><img style="margin: 0px 15px 0px 0px; display: inline; border: 0px;" title="Sherlock Holmes jeux d'ombres" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/SherlockHolmesjeuxdombres_thumb.jpg" alt="Sherlock Holmes jeux d'ombres" width="173" height="231" align="left" border="0" /></a> Sherlock Holmes : Jeu d’ombres<br />
</strong><em>Sherlock Holmes : A game of shadows </em></p>
<p>Réalisateur : Guy Ritchie<br />
Avec : Robert Downey Jr, Jude Law, Noomi Rapace, Jared Harris, Stephen Fry, Kelly Reilly<br />
Origine : Etats-Unis, Royaume-Uni<br />
Genre : Sherlock Holmes version blockbuster<br />
Durée : 2h07<br />
Date de sortie France : 25/01/2012<br />
Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large;"><span style="font-family: microsoft sans serif;"><span style="color: #b6565f;"><strong>●●●</strong><strong></span></span>○○○</span></strong></span><br />
contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.cinemateaser.com/2012/01/38589-sherlock-holmes-2-%E2%80%93-jeu-d%E2%80%99ombres-chronique" target="_blank">Cinema teaser</a></p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F01%2F28%2Fsherlock-holmes-jeu-dombres-de-guy-ritchie%2F&amp;title=%26ldquo%3BSherlock%20Holmes%20%3A%20Jeu%20d%26rsquo%3Bombres%26rdquo%3B%20de%20Guy%20Ritchie" id="wpa2a_16"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
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		<title>Theo Angelopoulos 1935-2012</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 23:43:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnet noir]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Th]]></category>

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		<description><![CDATA[La Grèce n’avait pas besoin de cela… Déjà rudement frappé par la crise économique, étranglé par les pouvoirs financiers et placé sous haute surveillance par l’Union Européenne, le pays vient également de perdre l’un de ses plus grands artistes. Le cinéaste Théo Angelopoulos est en effet décédé le 24 janvier à l&#8217;âge de 76 ans, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/TheoAngelopoulos.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="Theo Angelopoulos" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/TheoAngelopoulos_thumb.jpg" alt="Theo Angelopoulos" width="555" height="333" border="0" /></a></p>
<p>La Grèce n’avait pas besoin de cela…<br />
Déjà rudement frappé par la crise économique, étranglé par les pouvoirs financiers et placé sous haute surveillance par l’Union Européenne, le pays vient également de perdre l’un de ses plus grands artistes.</p>
<p>Le cinéaste Théo Angelopoulos est en effet décédé le 24 janvier à l&#8217;âge de 76 ans, victime d’un accident pendant le tournage de son nouveau film, <strong>L’autre mer</strong>, consacré à la crise de l’euro et aux problèmes de la société grecque.<br />
Pour les besoin du tournage, le réalisateur avait fait bloquer la circulation d’une voie rapide de la banlieue du Pirée, mais il est malencontreusement passé en zone non-protégée et a été heurté par un motard qui n’a pas réussi à l’éviter. Transféré à l’hôpital, n’a pas survécu à ses blessures.</p>
<p>L’homme était connu pour son caractère bien trempé, dont on avait eu un aperçu lors du Palmarès du Festival de Cannes 1995 où, vexé de n’avoir reçu “que” le Grand Prix du Jury, il avait ostensiblement montré son agacement.<br />
Mais on retiendra surtout son travail de mise en scène &#8211; longs plans fixes ou plans-séquences somptueux, rythme contemplatif, cadrages ultra-précis –, la construction de ses récits – errances métaphysiques et intimistes de personnages observant l’état du monde dans lequel il vivent –, les thématiques de ses films, établissant des correspondances entre présent et passé, et sa direction d’acteur brillante, poussant de grands acteurs à épurer leur jeu (Mastroïanni, Keitel, Ganz,…) .</p>
<p>Sa carrière compte quelques oeuvres majeures, pour la plupart écrites en collaboration avec l’italien Tonono Guerra, telles que <strong>Voyage à Cythère</strong>, <strong>L&#8217;Apiculteur</strong>, <strong>Paysage dans le brouillard</strong>, <strong>Le Pas suspendu de la cigogne</strong>, <strong>Le Regard d’Ulysse</strong>, et avait finalement été récompensée d’une Palme d’Or cannoise pour <strong>L’Eternité et un jour.<br />
</strong><br />
C’est un grand cinéaste qui vient donc de nous quitter.<br />
La Grèce n’avait pas besoin de cela, les cinéphiles non plus…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/h4g6K-jOPAc" frameborder="0" width="555" height="406"></iframe></p>
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		<title>Dr&#244;le d&#8217;endroit pour des rencontres 2012</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 01:28:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Drôle d'endroit pour des rencontres]]></category>

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		<description><![CDATA[● 21ème Festival Drôle d’endroit pour des rencontres – Bron (69) – du 25 au 29 janvier 2011 - Drôle d’endroit pour des rencontres, la ville de Bron? Plus vraiment en fait, car cela fait quand même 21 ans que ce sympathique festival existe et propose à son public des échanges de qualité autour d’une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>● <strong>21<sup>ème</sup> Festival Drôle d’endroit pour des rencontres – Bron (69)<br />
</strong><em>– du 25 au 29 janvier 2011 -</em></p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/droledendroit2012.jpg"><img style="margin: 0px 15px 10px 0px; display: inline; border: 0px;" title="drole d'endroit 2012" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/droledendroit2012_thumb.jpg" alt="drole d'endroit 2012" width="173" height="260" align="left" border="0" /></a> Drôle d’endroit pour des rencontres, la ville de Bron?<br />
Plus vraiment en fait, car cela fait quand même 21 ans que ce sympathique festival existe et propose à son public des échanges de qualité autour d’une belle programmation de films français, n présence des cinéastes et/ou des comédiens.</p>
<p>A l’affiche cette année, <strong>Une bouteille à la mer </strong>de Thierry Binisti, avec Agathe Bonitzer, qui fera l’ouverture, mais aussi <strong>Zarafa</strong>, le film d’animation de Rémi Besançon et Jean-Christophe Lie, <strong>Fleurs du mal</strong> de David Dusa avec Alice Belaïdi, <strong>La désintégration</strong>, le nouveau film de Philippe Faucon, <strong>Possession</strong> d’Eric Guirado, et bien d’autres choses encore.</p>
<p>Plus des films déjà sortis, mais également projetés en présence des équipes ou de personnalités invitées telles que François Bégaudeau : <strong>Let my people go</strong> de Mikael Buch, <strong>Ici-bas</strong>  de Jean-Pierre Denis, <strong>L’oiseau</strong> d’Yves Caumon, <strong>Les Chants de Mandrin </strong>de Rabah Ameur-Zaïmèche…</p>
<p>Le festival se bouclera en fanfare (jeu de mot) avec la projection du film <strong>Le Grand’Tour</strong>  sur les tribulations pédestres d’une petite fanfare (d’où le jeu de mot…) allant de fête en fête et de ville en ville…</p>
<p>Alors, à pied, en vélo, en voiture, en train, en hélicoptère, en navette spatiale ou le moyen de locomotion que vous voulez, allez donc faire un petit tour dans la région Rhône-Alpes pour faire le plein de cinéma et de  débats cinéphiles dans une ambiance sympathique.</p>
<p>Renseignements et programmes : <a href="http://www.droledendroit.fr/index.html">Drôle d’endroit pour des rencontres</a></p>
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		<title>Fantastic&#8217;arts G&#233;rardmer 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 23:31:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastic'arts Gérardmer]]></category>

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		<description><![CDATA[● 19ème Festival Fantastic’arts de Gérardmer (88) - du 25 au 29 janvier 2011– “Vive le sang, vive le sang, vive le sang d’hiver, Plein de monstres et de psychopathes derrière les sapins verts. Vive le sang, vive le sang, vive le sang d’hiver Pour faire le plein de ciné les morts sortent de d’sous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>● 19<sup>ème</sup> Festival Fantastic’arts de Gérardmer (88)<br />
</strong><em>- du 25 au 29 janvier 2011–<br />
</em></p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Gerardmer2012.jpg"><img style="margin: 0px 15px 0px 0px; display: inline; border: 0px;" title="Gerardmer 2012" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Gerardmer2012_thumb.jpg" alt="Gerardmer 2012" width="173" height="231" align="left" border="0" /></a> “<em>Vive le sang, vive le sang, vive le sang d’hiver,<br />
Plein de monstres et de psychopathes<br />
derrière les sapins verts.<br />
Vive le sang, vive le sang, vive le sang d’hiver<br />
Pour faire le plein de ciné<br />
les morts sortent de d’sous terre</em>…”</p>
<p>Hé! Comment ça, ce ne sont pas les bonnes paroles de cette fameuse comptine?!?<br />
C’est pourtant comme ça qu’on la chante à Gérardmer, du moins le temps du festival Fantastic’arts, dédié, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, au cinéma fantastique et aux films d’horreur.<br />
Pendant cinq jours, les spectateurs vont pouvoir frissonner d’autre chose que de froid en découvrant un florilège de la production cinématographique mondiale en matière de cinéma de genre.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Mothdiaries2.jpg"><img style="margin: 0px 0px 0px 15px; display: inline; border: 0px;" title="The Moth Diaries_002555.cr2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Mothdiaries2_thumb.jpg" alt="The Moth Diaries_002555.cr2" width="213" height="107" align="right" border="0" /></a> Un jury de professionnels très “ciné/BD” cette année, puisque présidé par Enki Bilal et comptant dans ses rangs Johan Sfar et Tomer Sisley, devra choisir ses lauréat parmi les neuf films en compétition, dont les attendus <strong>Beast</strong>  de Christoffer Boe, <strong>The Awakening</strong> de Nick Murphy ou <strong>The Moth diaries </strong>de Mary Harron.<br />
La compétition de courts-métrages sera, elle, arbitrée par un jury dirigé par Jean-François Rauger, directeur de la programmation de la Cinémathèque Française.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Twixt2.jpg"><img style="margin: 0px 15px 0px 0px; display: inline; border: 0px;" title="Twixt - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Twixt2_thumb.jpg" alt="Twixt - 2" width="214" height="123" align="left" border="0" /></a> A côté de ces deux jolies compétitions, un panorama des meilleures productions récentes permettra de découvrir ou redécouvrir <strong>Beyond the black rainbow</strong>, <strong>The Theatre Bizarre</strong>, <strong>The Woman</strong> de Lucky McKee, ou le déjanté <strong>Norwegian ninja</strong>. Sans oublier quelques belles avant-premières telles que <strong>Twixt </strong>(celui qui a dit “deux doigts coupe-faim&nbsp;&raquo;, tu sors…), le nouveau F.F. Coppola, <strong>Le Petit Poucet </strong>version Marina De Van, <strong>Chronicle</strong> ou quelques films très apocalyptiques, 2012 oblige : <strong>The Divide </strong>de Xavier Gens, <strong>The Day</strong>, <strong>Perfect sense</strong>…<br />
<strong><br />
</strong>Ajoutons à cela une sélection “Extrême” au titre alléchant, où l’on suivra attentivement <strong>Mother’s day</strong> pour vérifier que Darren Lynn Bousman peut faire mieux que les Saw-ttises auxquelles il nous a habitué.<br />
Plus une nuit fantastique placée sous le signe de l’humour (avec notamment <strong>Tucker &amp; Dale fightent le mal</strong>) et une nuit SYFY autour de quelques épisodes des séries <strong>Warehouse 13 </strong>et <strong>Alphas</strong>.</p>
<p>L’invité d’honneur de ce 19ème festival sera une des plus célèbres trognes du 7ème art, l’acteur Ron Perlman, qui viendra parler de trois de ses plus beaux rôles, ceux du <strong>Nom de la rose</strong>, de <strong>La Cité des enfants perdus </strong>et de <strong>Hellboy</strong>.</p>
<p>Et comme d’habitude, le festival proposera de nombreuses animations autours d’autre formes d’expression artistique : expos, salon littéraire, espace jeux vidéo…<br />
De quoi satisfaire les festivaliers dans une ambiance conviviale…</p>
<p>”<em>Vive le sang, vive le sang, vive le sang d’hiver,<br />
belles rencontres et films sympas,<br />
Et bienvenue à Gérardmer&#8230;</em>”<br />
Renseignement et programmes : <a href="http://www.festival-gerardmer.com/">Festival Fantastic’arts</a></p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F01%2F25%2Ffantasticarts-grardmer-2012%2F&amp;title=Fantastic%26rsquo%3Barts%20G%26eacute%3Brardmer%202012" id="wpa2a_22"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
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		<title>&#8220;Caf&#233; de Flore&#8221; de Jean-Marc Vall&#233;e</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 07:32:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Drame]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
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		<category><![CDATA[réincarnation]]></category>
		<category><![CDATA[relation mère-fils]]></category>
		<category><![CDATA[trisomie]]></category>
		<category><![CDATA[Vanessa Paradis]]></category>

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		<description><![CDATA[Petite précision utile (ou pas), Café de Flore n’est pas un documentaire sur le célèbre troquet parisien, situé au coeur de Saint-Germain-des-Prés… Ce n’est pas non plus une fiction autour des débats philosophiques existentialistes qui animèrent les soirées de Sartre, Camus et les autres dans ledit café, même si l’histoire traite effectivement, d’une certaine manière, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Petite précision utile (ou pas), <strong>Café de Flore</strong> n’est pas un documentaire sur le célèbre troquet parisien, situé au coeur de Saint-Germain-des-Prés…<br />
Ce n’est pas non plus une fiction autour des débats philosophiques existentialistes qui animèrent les soirées de Sartre, Camus et les autres dans ledit café, même si l’histoire traite effectivement, d’une certaine manière, de destin et de libre arbitre…<br />
Enfin, ce n’est pas la reconstitution des rencontres entre Apollinaire, Breton et Aragon qui donna naissance au mouvements surréalistes et dadaïstes. Encore que la forme du film de Jean-Marc Vallée adopte une forme étrange, défiant les lois narratives en faisant se télescoper les époques, les personnages, les thématiques et perdant avec délice ses spectateurs dans un labyrinthe complexe…<br />
Non, le titre fait plutôt référence à de la musique et au morceau “Café de Flore” de Dr Rockit, édité en 2001 sur commande du proprio du Café de Flore. Un tube lounge envoûtant qui mêle jazz et musique électro, trait d’union parfait entre deux siècles, deux époques différentes. Un peu comme le film, donc, composé de deux histoires menées en parallèle, dans des lieux et des temporalités différentes, et qui se sert du fameux morceau musical comme fil rouge…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CafdeFlore4.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Café de Flore - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CafdeFlore4_thumb.jpg" alt="Café de Flore - 4" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>La première se passe de nos jours et tourne autour d’Antoine  (Kevin Parent).<br />
Comme le précise dès le départ la voix-off, il s’agit d’un homme “<em>qui a tout pour être heureux et qui a conscience de son bonheur</em>”. Il exerce un métier qu’il aime, DJ pour discothèques branchées, version québécoise de David Guetta, a deux filles charmantes et file le parfait amour avec la femme de sa vie, Rose (Evelyne Brochu).<br />
La seconde se déroule dans le Paris des années 1960. Elle est à la fois axée autour de Jacqueline (Vanessa Paradis) et de Laurent (Marin Gerrier), un enfant “<em>qui n’a rien pour être heureux et n’en a pas conscience</em>”.<br />
Laurent est trisomique.  Sa mère, une femme simple qui travaille comme shampooineuse dans un salon de coiffure, a décidé de le garder et de l’élever du mieux possible. Son père, lui, a pris la fuite à sa naissance, trop lâche pour s’occuper d’un enfant “différent”…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CafdeFlore5.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Café de Flore - 5" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CafdeFlore5_thumb.jpg" alt="Café de Flore - 5" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>Au début, il faut s’accrocher fermement au fauteuil pour suivre le fil du (des) récit(s).<br />
Même si la narration est fluide, bien rythmée, visuellement élégante – ou inutilement tape-à-l’oeil, selon les goûts &#8211; on se demande quel peut bien être le lien entre ces deux trames scénaristiques collées l’une à l’autre, hormis ce morceau commun qu’écoutent en boucle les protagonistes. Un anachronisme pour Jacqueline et Laurent, qui vivent à une époque où ce morceau n’avait pas encore été composé et qui figure bien du côté surréaliste de la chose (on y revient…).<br />
Les passages d’une histoire à l’autre intriguent. Antoine dit au revoir à sa femme et ses filles à l’aéroport et croise un groupe de voyageurs trisomiques qui va vers la direction opposée. Et hop! Le plan suivant, on est dans le Paris des sixties à suivre Laurent et Jacqueline. Pour compliquer encore les choses, chaque histoire comporte quelques flashbacks qui expliquent quel a été le parcours des personnages, et d’autres personnages font peu à peu leur apparition : Carole (Hélène Florent), l’ex-femme d’Antoine, qui fût également son grand amour d’enfance, et Véronique (Alice Dubois) une fillette handicapée dont Laurent tombe amoureux.<br />
Le tout est assez confus, de prime abord, et on réagit un peu comme Antoine face à ses samples musicaux emberlificotés : on se retrouve un peu perdus  et agacés de l’être… Et plus le film avance, plus on se demande si le cinéaste québecois Jean-Marc Vallée n’est pas devenu subitement “capoté ben raide”…</p>
<p>Mais peu à peu se dessine le point commun entre les deux histoires : toutes deux traitent d’une relation exclusive entre deux individus mise à mal par l’irruption d’une tierce personne. D’un amour fou et fort, supposé indéfectible, et pourtant supplanté par un amour encore plus fou et plus fort…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CafdeFlore2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Café de Flore - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CafdeFlore2_thumb.jpg" alt="Café de Flore - 2" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>Jacqueline élève seule son fils, malgré les difficultés qu’elle a à affronter au quotidien. Elle l’entoure de toute son affection, toute son attention. L’espérance de vie d’un enfant trisomique, à l’époque, est de courte durée, et l’obsession de Jacqueline est de permettre à son enfant de vivre le plus longtemps possible. Elle est là pour lui. Il est toute sa vie… Aussi, quand Laurent et Véronique nouent des liens plus fort que cette affection parentale, elle se retrouve totalement désemparée…<br />
Carole éprouve à peu près le même sentiment. Antoine et elle se connaissent depuis l’enfance. Ils s’étaient promis de s’aimer toute la vie et se sont mariés, puis ont eu deux filles. Tout allait pour le mieux dans leur couple. Ils étaient complices, avaient une totale confiance l’un dans l’autre… Et puis Antoine a rencontré Rose lors d’une soirée. Carole était là et a bien perçu cette attirance mutuelle entre eux, mais n’a pas su empêcher leur idylle de naître. Sans doute estimait-elle cette passade insignifiante au regard du lien profond et durable qui l’unissait à Antoine. Mais au final, ce dernier a bien franchi le pas et demandé le divorce pour vivre pleinement sa relation avec celle qu’il considère désormais comme la “femme de sa vie”… Un camouflet, une blessure pour Carole, qui apparaît progressivement comme le centre gravité de cette partie du récit…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CafdeFlore3.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Café de Flore - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CafdeFlore3_thumb.jpg" alt="Café de Flore - 3" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>Ce ne serait pas rendre service au film que de dévoiler ce qui constitue le point de jonction du récit, même si de nombreux indices sont disséminés ça et là et permettent de deviner assez rapidement de quoi il en retourne.<br />
Alors disons simplement que le cinéaste s’autorise un retournement de situation sacrément audacieux, digne des Lelouch les plus tordus. Un parti-pris scénaristique qui va probablement en agacer plus d’un et qui va peut-être pousser certains à déserter la salle, définitivement vaincus par ce virage mystique.<br />
Mais ajoutons qu’à partir de là, un petit miracle survient. Cette collision des deux histoires, qui avait toutes les chances de sombrer dans le ridicule patenté, débouche sur un dernier quart d’heure d’une intensité folle, un maelström qui emporte le spectateur, balloté entre plusieurs sensations – de l’angoisse aux larmes, de la tristesse à l’apaisement – et envoûté par le montage, brillant, ainsi que par l’ambiance sonore, très travaillée. On sort de là éprouvé, vidé émotionnellement, un peu soulagé…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CafdeFlore7.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Café de Flore - 7" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CafdeFlore7_thumb.jpg" alt="Café de Flore - 7" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>Alors tant pis si le dénouement est un brin décevant au regard de cette intensité dramatique savamment exploitée, tant pis si certaines scènes semblent un peu “téléphonées”, tant pis si le dernier plan vient inutilement semer le trouble dans l’esprit du spectateur le film, au final, nous a laissé une impression assez positive.<br />
Pour nous, Jean-Marc Vallée a pleinement réussi son pari en traitant ses sujets jusqu’au bout, sans peur du ridicule, en nous procurant une belle bouffée d’émotion et en signant une mise en scène de fort belle facture…<br />
Mieux, on est à peine sortis de la salle qu’on a eu très envie de le redécouvrir instantanément, pour apprécier différemment sa construction complexe et noter toutes les correspondances d’une partie à l’autre : récurrences visuelles ou sonores, répliques, objets, motifs…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CafdeFlore6.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Café de Flore - 6" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CafdeFlore6_thumb.jpg" alt="Café de Flore - 6" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>Il est évident que tout le monde ne partagera pas notre avis. <strong>Café de Flore </strong>est de ces films qui divisent fortement le public et la critique, un objet cinématographique atypique, truffé de bonnes et/ou de mauvaises idées, excessif et romanesque&#8230;<br />
Oui, certains vont détester le film, tant sur le fond que sur la forme. D’autres vont au contraire l’adorer.<br />
A vous de vous faire votre propre opinion…<br />
Mais quoi qu’il en soit, <strong>Café de Flore</strong> est une expérience cinématographique hors normes, qui s’appuie sur une mise en scène culottée et des acteurs convaincants, aussi bien d’un côté de l’Atlantique que de l’autre . Et rien que pour cela, il mérite que l’on y jette un oeil…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>________________________________________________________________________________<br />
<strong><br />
<a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CafdeFlore.jpg"><img style="margin: 0px 15px 0px 0px; display: inline; border: 0px;" title="Café de Flore" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CafdeFlore_thumb.jpg" alt="Café de Flore" width="173" height="231" align="left" border="0" /></a> Café de Flore<br />
</strong><em>Café de Flore</em></p>
<p>Réalisateur : Jean-Marc Vallée<br />
Avec : Kevin Parent, Vanessa Paradis, Hélène Florent, Evelyne Brochu, Marin Gerrier<br />
Origine : Canada, France<br />
Genre : romanesque/surréaliste<br />
Durée : 2h00<br />
Date de sortie France : 25/01/2012<br />
Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large;"><span style="font-family: microsoft sans serif;"><span style="color: #b6565f;">●<strong>●●<strong>●</strong></strong></span></span>○○</span></span><br />
contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-cafe-de-flore-2011/" target="_blank">Filmosphère</a></p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
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		<title>Cin&#233;-Junior 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 00:24:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Scaramouche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Ciné-Junior 94]]></category>

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		<description><![CDATA[● 22ème Festival Ciné Junior 94 – Cinéma Jeune Public du Val de Marne (94) - du 1er au 14 février 2012 - Chalut les petits humains, Oui, les grands, je parle à vos enfants, là. Parce que ce festival a été créé rien que pour eux, et c’est tant mieux! Il s’agit même du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>● <strong>22ème Festival Ciné Junior 94 – Cinéma Jeune Public du Val de Marne (94)<br />
</strong><em>- du 1er au 14 février 2012 -</p>
<p></em><br />
<a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CineJunior2012.jpg"><img style="margin: 0px 15px 10px 0px; display: inline; border: 0px;" title="CineJunior2012" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/CineJunior2012_thumb.jpg" alt="CineJunior2012" width="173" height="231" align="left" border="0" /></a> Chalut les petits humains,</p>
<p>Oui, les grands, je parle à vos enfants, là. Parce que ce festival a été créé rien que pour eux, et c’est tant mieux!<br />
Il s’agit même du plus important festival français à leur être dédié.</p>
<p>Pour cette 22ème édition, c’est le cinéma italien qui est à l’honneur, avec quelques titres qui me parlent bien – et qui justifient que je sorte de ma sieste réparatrice pour vous ronronner les louanges de ce festival fort sympathique : <strong>La Mouette et le chat</strong> d’Enzo dʼAlò (et <strong>La Flèche bleue</strong>, son autre chef d’oeuvre), <strong>Liliput put d</strong>e Bruno Bozzetto (qui raconte, entre autre, les malheurs d’une puce… hi hi… bien fait!), <strong>Le pigeon</strong> de Mario Monicelli (Miam pour le casse-croûte, miam pour le bijou de comédie italienne) sans oublier le top du top, <strong>Je veux un Chat Noir </strong>un court-métrage de Maurizio Forestieri (un chat d’oeuvre, cela va sans dire… Oui, je suis de mauvaise foi…)</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/lamouetteetlechat.jpg"><img style="margin: 0px 0px 0px 10px; display: inline; border: 0px;" title="la mouette et le chat" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/lamouetteetlechat_thumb.jpg" alt="la mouette et le chat" width="183" height="127" align="right" border="0" /></a> Plus sérieusement, la thématique principale de cette année tourne autour du cinéma d’animation italien, avec les films d’Enzo d’Alò, Leo Lionni, Emanuele Luzzati, les courts de Fusako Yaski et quelques épisodes de <strong>La Linea </strong>(les nostalgiques des émissions jeunesse des années 1970/1980 se rappellent avec émotion de ce petit bonhomme grincheux qui se rebellait contre la main qui le dessinait… J’en connais…). Une exposition vient compléter tout ça dans les médiathèques de Gentilly puis de Vitry-sur-Seine.<br />
Une autre grande thématique propose des chefs d’oeuvre du cinéma italien, tels que <strong>Miracle à Milan </strong>(magnifique), <strong>Sciuscià</strong> (un De Sica moins connu), les bouleversants films de Luigi Comencini <strong>L’Incompris </strong>et <strong>Un enfant de Calabre</strong>, <strong>Bellissima</strong>  de Visconti, <strong>Il Giovedi </strong>de Risi… Tous ces “i”, quel génie!</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/jeveuxunchatnoir.jpg"><img style="margin: 0px 10px 0px 0px; display: inline; border: 0px;" title="je veux un chat noir" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/jeveuxunchatnoir_thumb.jpg" alt="je veux un chat noir" width="200" height="131" align="left" border="0" /></a> A côté de cela, on retrouve les programmations compétitives et les panoramas, qui prennent soin de proposer des films de tous les formats (courts ou longs), toutes les nationalités, pour tous les âges (de 3 à 15 ans pour les enfants, et de 7 à 77 ans en général…) et pour tous les goûts.<br />
Citons parmi les longs-métrages : <strong>Kookie</strong> de Jan Sverak, <strong>Leafie</strong> d’Oh Sung-Yoon, <strong>El Premio</strong> de Paula Markovitch,…, et notons que de nombreuses séances se feront en présence de leurs auteurs, ce qui est toujours intéressant.</p>
<p>L’Ouverture du festival aura lieu à Vitry-sur-Seine et se fera en trois temps :<br />
Ciné-concert, <strong>Le petit monde de Leo Lionni<br />
</strong>Vernissage-goûter de l’expo Leo lionni<br />
Projection en avant-première de <strong>Zarafa </strong>de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie, en présence des réalisateurs.</p>
<p>La clôture aura lieu elle aussi à Vitry et consistera en la remise des prix suivie d’une master class du cinéaste Manuel Poirier, président du jury cette année.</p>
<p>D’autres salles du département accueilleront les projections, dans 15 villes différentes : Arcueil, Boissy-Saint-Léger, Champigny-sur-Marne,Chevilly-Larue, Choisy-le-Roi, Créteil, Fontenay-sous-Bois, Gentilly, LʼHaÿ-les-Roses, Le Perreux-sur-Marne, Maisons-Alfort, Orly, Ormesson-sur-Marne, Sucy-en-Brie, Villejuif.</p>
<p>Voilà de quoi donner aux enfants l’amour du cinéma, ou du moins de les éveiller à la richesse et à la complexité du monde… Si c’est pas beau, tout chat…</p>
<p>Pleins de ronrons les enfants, et profitez bien de votre festival !</p>
<p>Renseignements et programmes : <a href="http://www.cinemapublic.org/-Edition-2012-.html" target="_blank">Ciné Junior 94</a></p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F01%2F24%2Fcin-junior-2012%2F&amp;title=Cin%26eacute%3B-Junior%202012" id="wpa2a_26"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
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		<title>&#8220;Trust&#8221; de David Schwimmer</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 22:44:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Drame]]></category>
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		<description><![CDATA[“I’ll be there for you… I’ll be there for youuuuuu…”(1) beuglaient les Rembrandts dans le générique de Friends, la fameuse sitcom américaine des années 1990, dans laquelle six copains partageaient joies et peines et s’épaulaient dans la diversité  avec beaucoup d&#8217;humour et de fantaisie. Les temps ont changé… Aujourd&#8217;hui, David Schwimmer, qui incarnait le gentil [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>“<em>I’ll be there for you… I’ll be there for youuuuuu…</em>”(1) beuglaient les Rembrandts dans le générique de <strong>Friends</strong>, la fameuse sitcom américaine des années 1990, dans laquelle six copains partageaient joies et peines et s’épaulaient dans la diversité  avec beaucoup d&#8217;humour et de fantaisie.<br />
Les temps ont changé… Aujourd&#8217;hui, David Schwimmer, qui incarnait le gentil Ross dans la série, est passé derrière la caméra pour raconter une histoire bien moins drôle, autour d&#8217;une “amitié” bien différente, virtuelle celle-là, dans tous les sens du terme…<br />
Et les mots “<em>I’ll be there for you</em>”, cette fois, prennent une connotation inquiétante…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Trust2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Trust - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Trust2_thumb.jpg" alt="Trust - 2" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>Il dénonce en effet les dangers d&#8217;Internet et de ses faux-semblants à travers l&#8217;histoire d’Annie (Liana Liberato), une adolescente de 14 ans.<br />
La jeune fille mène une vie ordinaire, sans problèmes, entre ses études, ses copines et une structure familiale tout à fait stable. À ses heures perdues, elle s&#8217;entraîne dur pour intégrer l&#8217;équipe de volley-ball locale et passe un peu de temps sur les chats et les réseaux sociaux, comme beaucoup de ses petits camarades.<br />
Elle aime échanger avec d&#8217;autres ados de son âge disséminés un peu partout sur le continent nord-américain. C&#8217;est ainsi qu&#8217;elle se lie à un jeune homme, Charlie, qui partage sa passion pour le volley-ball et lui donne de précieux conseils. Elle se sent flattée qu&#8217;un garçon de 16 ans s&#8217;intéresse à elle. Avec lui, elle peut parler de choses qu&#8217;elle ne confierait pour rien au monde à ses parents, qui la voient encore comme une gamine et n’ont pas beaucoup de temps à lui consacrer.</p>
<p>Au fil des semaines, leur relation se fait de plus en plus intime, et la jeune fille tombe amoureuse de l&#8217;inconnu qui se cache derrière son écran d&#8217;ordinateur.<br />
Mais voilà, le charmant garçon n&#8217;a pas été tout à fait franc. Il lui a notamment menti sur son âge. Il lui avoue avoir en réalité 20 ans, puis 25 ans…<br />
À chaque fois, Annie encaisse la révélation. Cela la contrarie un peu qui lui ait menti et qu&#8217;il soit beaucoup plus vieux qu&#8217;elle. Mais puisqu&#8217;il est toujours aussi prévenant et attentif, qu&#8217;il dit l’aimer, qu&#8217;il la comprend,  elle ne voit rien de mal à leur relation surtout à distance et avec la barrière du Web.<br />
Mais un jour, l&#8217;homme demanda à voir en chair et en os. Annie accepte. Elle a envie de rencontrer son chevalier servant. Par curiosité, par envie aussi…<br />
Et là, ô surprise! Charlie s&#8217;avère être encore plus vieux qu&#8217;annoncé. Il n&#8217;a plus 25 ans depuis longtemps et a presque le même âge que son père. Là encore, Annie est un peu interloquée, déçue sur le coup. Elle pourrait s&#8217;enfuir, mais elle se laisse encore une fois embobiner par l&#8217;individu, qui sait très bien trouver les mots pour la manipuler.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Trust6.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Trust - 6" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Trust6_thumb.jpg" alt="Trust - 6" width="555" height="374" border="0" /></a></p>
<p>Il réussit à l&#8217;entraîner dans sa voiture, puis sa chambre d&#8217;hôtel où il la viole.<br />
Les jours suivants, Annie ne dit rien mais on la sent sous le choc, en plein désarroi. Et sa détresse grandit quand l&#8217;homme, qui a eu ce qu&#8217;il désirait, ne l&#8217;appelle plus est déserte les réseaux sociaux.<br />
Finalement, une de ses camarades qui l’a vue au bras du quadragénaire alerte les autorités et une enquête est ouverte.<br />
Annie se montre hostile. Elle ne comprend pas cet acharnement qui, pour elle, est la cause du silence de Charlie, qu&#8217;elle considère encore comme son ami, voire son petit ami.<br />
Pour la jeune fille, il ne s&#8217;est rien passé de mal. Du moins c&#8217;est ce que son inconscient tente de lui faire croire, afin de la protéger, en refusant d&#8217;admettre qu&#8217;il y a bien eu viol. Il préfère lui faire croire à la version de l&#8217;âme soeur qui l’a initiée aux plaisirs des grandes personnes et est seule capable de la comprendre.</p>
<p>Elle devient invivable, se heurte de plus en plus à son père (Clive Owen), qui, vexé de n’avoir pas perçu les changements d’attitude d’Annie et écrasé par la culpabilité de n&#8217;avoir pas su la protéger, réagit lui-même de manière excessive, en se découvrant notamment une âme de “vigilante” adepte de la justice expéditive.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Trust4.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Trust - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Trust4_thumb.jpg" alt="Trust - 4" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>Rassurez-vous, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un remake d’<strong>Un justicier dans la ville</strong>. Le film joue plutôt la carte de la sobriété. David Schwimmer filme avec une certaine pudeur le drame qui frappe cette famille, la descente aux enfers du père et de la fille, tous deux sous le choc, essayant de surmonter tant bien que mal ce traumatisme.<br />
Bien aidé par les performances de Clive Owen et de la jeune Liana Liberato, il montre les ravages psychologiques causés par un individu ignoble, qui profite de la fragilité des adolescentes, à un âge où elles se cherchent,commencent à cacher leurs secrets, leurs fantasmes, se rebellent contre l&#8217;autorité parentale et se laissent facilement influencer…<br />
Ce genre de salaud, hélas, n&#8217;existe pas qu&#8217;au cinéma. Il suffit de lire les journaux pour le vérifier, à travers les tristes exemples d’agressions pédophiles, de viols et de séquestrations qui viennent régulièrement alimenter les rubriques de faits divers.<br />
Et il est d’autant plus dangereux qu’il n’est pas facilement reconnaissable, à l’instar de ce “Charlie”, qui s’avère être un homme tout à fait ordinaire, bien sous tous rapports. Un professionnel respectable et un bon père de famille, bien loin du cliché du pédophile pervers. Et pourtant…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Trust5.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Trust - 5" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Trust5_thumb.jpg" alt="Trust - 5" width="555" height="360" border="0" /></a></p>
<p><strong>Trust </strong>n’est pas un film confortable. Il suscite un certain malaise en abordant son sujet principal frontalement, sans fioritures, et en posant les bases d&#8217;une réflexion sur l&#8217;environnement dans lequel nous vivons.<br />
Quel est l’impact par exemple, de toutes ces publicités pour des marques de vêtements ou sous-vêtements utilisant des photos de mannequins sexy, dans des positions suggestives, sur les pulsions des prédateurs sexuels? Et sur les jeunes filles qui cherchent trop vite à ressembler à ces modèles? Est-ce que la banalisation de ces univers virtuels n’altèrent pas la perception du danger des adolescents quand ils sont confrontés au monde réel? Est-ce que les adolescents sont confrontés trop tôt à la sexualité? Est-ce que des délinquants sexuels sont susceptibles d’habiter dans notre voisinage? Et si oui, comment réagir face à cette menace?…</p>
<p>C’est un film qui questionne, qui heurte, qui dérange et se permet même le luxe de s’affranchir du happy-end de rigueur dans les films hollywoodiens.<br />
Mais il fallait sans doute cela pour provoquer un électrochoc salutaire et alerter ainsi sur les dangers d’internet et sur tous les pervers qui y traînent, cachés derrière un pseudonyme trompeur pour commettre leur méfaits…<br />
(<em>Euh… d’accord, moi aussi je m’abrite derrière un pseudonyme, mais je ne disais pas ça pour moi, hein ?)</em></p>
<p><em>(1) : “I’ll be there for you” : “je serai là pour toi” </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>________________________________________________________________________________<br />
<strong><br />
<a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Trustaffiche.jpg"><img style="margin: 0px 10px 0px 0px; display: inline; border: 0px;" title="Trust - affiche" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Trustaffiche_thumb.jpg" alt="Trust - affiche" width="173" height="231" align="left" border="0" /></a> Trust<br />
</strong><em>Trust</em></p>
<p>Réalisateur : David Schwimmer<br />
Avec : Liana Liberato, Clive Owen, Catherine Keener, Viola Davis, Jason Clarke, Tristan Peach, Noah Emmerich<br />
Origine : Etats-Unis<br />
Genre : pris dans la toile<br />
Durée : 1h46<br />
Date de sortie France : 18/01/2012<br />
Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large;"><span style="font-family: microsoft sans serif;"><span style="color: #b6565f;">●<strong>●●<strong>●</strong></strong></span></span>○○</span></span><br />
contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.lemonde.fr/cinema/article/2012/01/17/trust-avertissement-a-l-usage-des-adolescents-et-de-leurs-parents_1630412_3476.html" target="_blank">Le Monde</a></p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F01%2F23%2Ftrust-de-david-schwimmer%2F&amp;title=%26ldquo%3BTrust%26rdquo%3B%20de%20David%20Schwimmer" id="wpa2a_28"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
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		<title>&#8220;Et si on vivait tous ensemble?&#8221; de St&#233;phane Robelin</title>
		<link>http://www.anglesdevue.com/2012/01/23/et-si-on-vivait-tous-ensemble-de-stephane-robelin/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 00:27:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Rich]]></category>
		<category><![CDATA[communautarisme]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Brühl]]></category>
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		<category><![CDATA[Geraldine Chaplin]]></category>
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		<category><![CDATA[Stéphane Robelin]]></category>
		<category><![CDATA[vieillesse]]></category>

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		<description><![CDATA[Ah! Ce n’est pas beau de vieillir! En avançant en âge, on s’aperçoit que l’on fatigue plus vite, que l’on est moins efficace qu’avant. On commence à connaître des petits pépins physiques, et les capacités intellectuelles déclinent doucement. Et plus on prend de la bouteille, plus on s’aperçoit qu’il est impossible de faire certaines choses, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ah! Ce n’est pas beau de vieillir!<br />
En avançant en âge, on s’aperçoit que l’on fatigue plus vite, que l’on est moins efficace qu’avant. On commence à connaître des petits pépins physiques, et les capacités intellectuelles déclinent doucement.<br />
Et plus on prend de la bouteille, plus on s’aperçoit qu’il est impossible de faire certaines choses, malgré la volonté intacte de les faire… Soit pour des problèmes d’incapacité physique ou mentale, soit à cause du regard que l’on porte sur vous.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Etsionvivaittousensemble2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Et si on vivait tous ensemble - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Etsionvivaittousensemble2_thumb.jpg" alt="Et si on vivait tous ensemble - 2" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>Prenez Jean (Guy Bedos), le militant de gauche qui a toute sa vie lutté pour les autres, soit en s’engageant dans les combats sociaux, soit en participant à des missions humanitaires. Il a toujours cette révolte en lui, cette envie d’aider ses camarades, de s’opposer à l’injustice, l’intolérance et les abus de pouvoir, mais on le range peu à peu au placard. Les CRS ne veulent pas passer à tabac l’insolent vieillard de peur de lui briser les os, mais n’hésitent pas à brusquer femmes et enfants. L’association humanitaire à laquelle il contribuait depuis des années refuse qu’il parte en mission avec eux, car les assurances refusent de courir le risque… Jean a l’impression de ne plus servir à rien, et a bien peur de s’ennuyer maintenant qu’on le prive de ses activités militantes.<br />
Cet ennui, sa femme Annie (Geraldine Chaplin) l’éprouve déjà depuis un petit moment. Elle se lamente de ne plus voir suffisamment ses petits-enfants et réfléchit de plus en plus à la construction d’une piscine dans le jardin, à la place du potager en friche, pour attirer les charmants bambins.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Etsionvivaittousensemble3.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Et si on vivait tous ensemble - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Etsionvivaittousensemble3_thumb.jpg" alt="Et si on vivait tous ensemble - 3" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>Mais eux ont encore la chance d’être en bonne santé, ce qui n’est pas le cas de leurs amis Albert (Pierre Richard) et Jeanne (Jane Fonda).<br />
Le premier présente des signes de plus en plus évidents de la maladie d’Alzheimer et décline de jour en jour. La seconde s’inquiète de cette situation et, pour s’occuper de lui, néglige sa propre santé, alors que l’on devine qu’elle est elle-même rongée par une grave maladie…<br />
Quant à Claude (Claude Rich), le célibataire de la bande, il semble en pleine forme, continuant à réaliser des photos érotiques de jeunes femmes et à mener une vie sexuellement (hyper)active. Mais son palpitant donne quand même de sérieux signes de faiblesse.</p>
<p>La médecine a beau avoir progressé, elle ne parvint pas à enrayer le plus ou moins lent processus de dégénérescence physique et/ou mentale qui finit inexorablement par frapper les personnes âgées. Elle le retarde juste.<br />
Et cette accroissement de l’espérance de vie pose naturellement la question de la dépendance des seniors et des structures permettant de leur assurer une fin de vie digne et heureuse.<br />
Les maisons de retraite sont trop rares et trop coûteuses. Elles manquent parfois de moyens et de personnel.<br />
Et même quand ces établissements sont sérieux et accueillants, les occupants en relative bonne santé sont quand même obligés de cohabiter avec des pensionnaires séniles ou mourantes. Pas vraiment le cadre de vie le plus réjouissant…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Etsionvivaittousensemble4.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Et si on vivait tous ensemble - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Etsionvivaittousensemble4_thumb.jpg" alt="Et si on vivait tous ensemble - 4" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>Quand Claude finit par être victime d’un AVC, il est placé en maison de repos et son fils semble prêt à l’y laisser de façon permanente. Devant sa détresse et le déclin d’Albert, Jean décide de proposer à ses amis de vivre tous ensemble, en groupe, dans sa grande maison de banlieue, afin d’être solidaires face à la vieillesse. Un jeune étudiant en sociologie (Daniel Brühl) accepte de leur rendre quelques petits services au quotidien en échange d’une petite rémunération et du droit à observer la mise en place de cette vie en communauté, pour l’aider à finaliser sa thèse sur les personnes âgées en Europe…</p>
<p>Cette trame scénaristique donne une sympathique comédie dramatique, aux dialogues ciselés et aux situations cocasses, qui flirte autant avec le burlesque &#8211; les catastrophes causées par Pierre Richard, éternel distrait, mais cette fois-ci pour une raison plus grave &#8211; qu’avec le mélodrame poignant.<br />
Certes, la mise en scène, purement illustrative, de Stéphane Robelin n’est pas des plus transcendantes. Elle manque un peu de peps au regard des performances des comédiens, devenus trop rares sur nos écrans, qui se livrent ici à de grands numéros sans jamais chercher à voler la vedette aux autres.<br />
Mais le cinéaste arrive cependant à traiter son sujet sans tabous, en abordant bon nombre de problèmes rencontrés par les personnes âgées, mais sans trop verser dans la compassion et l’émotion facile. Ses personnages ont pris de l’âge, ont des petits &#8211; ou des gros – pépins physiques, mais restent encore bien vivants, capables de coups de gueule ou de coups de coeur, d’étreintes amicales et d’empoignades tumultueuses… Ils n’ont pas vraiment changé, en somme. Ce sont des gens ordinaires qui veulent continuer à profiter de la vie et de ses petits bonheurs, qui peuvent apporter aux jeunes leur expérience, leur savoir-faire et leur savoir-vivre… Leur apprendre, par exemple, à apprécier un grand vin plutôt qu’un coca millésimé et à choisir une pièce de boeuf plutôt que de se goinfrer d’espèces menacées servies en sushis…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Etsionvivaittousensemble5.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Et si on vivait tous ensemble - 5" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Etsionvivaittousensemble5_thumb.jpg" alt="Et si on vivait tous ensemble - 5" width="555" height="365" border="0" /></a></p>
<p>Mais ils sont aussi ces étudiants révoltés de mai 1968, qui croyaient qu’ils allaient changer le monde, qui croyaient à la force du collectif, à l’amour libre, à l’égalité sociale… Et finalement, après être rentrés dans le rang, après avoir vu la société évoluer vers plus d’individualisme que jamais, ils se donnent l’opportunité de réaliser un de leurs rêves de jeunesse : la vie en communauté, sans contraintes.<br />
Une situation qui n’est pas sans heurts, parfois, mais qui leur permet de vivre plus sereinement leur vieillesse, en sachant qu’ils peuvent compter sur la solidarité sans faille des uns et des autres et des liens amicaux forts qui les unit.</p>
<p>Ce faisant, le cinéaste appuie une idée qui fait son chemin, celle d’un type d’hébergement pour personnes âgées à taille plus modeste que les maisons de retraite, sans personnel permanent, mais avec des aides à la personne pouvant intervenir rapidement, et jouant sur la solidarité des personnes âgées les plus autonomes. Un système qui permet aux seniors de pouvoir continuer à vivre de manière autonome plus longtemps, chez eux.<br />
Là, on n’est plus dans l’utopie mais le concret, et cela pourrait bien inspirer certaines personnes âgées, inquiètes de l’environnement dans lequel elles devront finir leurs jours.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Etsionvivaittousensemble6.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Et si on vivait tous ensemble - 6" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Etsionvivaittousensemble6_thumb.jpg" alt="Et si on vivait tous ensemble - 6" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>Alors oui, <strong>Et si on vivait tous ensemble?</strong>,<strong> </strong>avec sa mise en scène assez plate, n’est sans doute pas le chef d’oeuvre de l’année, mais le long-métrage de Stéphane Robelin a le mérite d’exister et d’aborder un sujet assez peu traité au cinéma, celui de la dépendance des personnes âgées et du manque de structures leur permettant de vivre dignement jusqu’à leur mort. Et c’est aussi un film tout simple, mais efficace, qui donne souvent le sourire et arrache même quelques larmes en final, tout en donnant à des acteurs que l’on a adoré jadis l’occasion de se mettre en valeur et de nous prouver que le temps n’a rien altéré de leur talent.</p>
<p>________________________________________________________________________________<br />
<strong><br />
<a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Etsionvivaittousensemble.jpg"><img style="margin: 0px 15px 0px 0px; display: inline; border: 0px;" title="Et si on vivait tous ensemble" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Etsionvivaittousensemble_thumb.jpg" alt="Et si on vivait tous ensemble" width="173" height="231" align="left" border="0" /></a> Et si on vivait tous ensemble?<br />
</strong><em>Et si on vivait tous ensemble?<br />
</em><br />
Réalisateur : Stéphane Robelin<br />
Avec : Jane Fonda, Géraldine Chaplin, Guy Bedos, Daniel Brühl, Claude Rich, Pierre Richard<br />
Origine : France, Allemagne<br />
Genre : Les vieux copains d’abord<br />
Durée : 1h36<br />
Date de sortie France : 18/01/2012<br />
Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large;"><span style="font-family: microsoft sans serif;"><span style="color: #b6565f;">●<strong>●●<strong>●</strong></strong></span></span>○○</span></span><br />
contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://culture.lexpress.fr/film/et-si-on-vivait-tous-ensemble_892925" target="_blank">L&#8217;Express</a></p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
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		<title>&#8220;Mill&#233;nium : les hommes qui n&#8217;aimaient pas les femmes&#8221; de David Fincher</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 00:39:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<description><![CDATA[On ne présente plus “Millénium”, la série de romans noirs signés par le regretté Stieg Larsson. Un énorme succès en librairie dans tous les pays où elle a été diffusée. Devant l’ampleur du phénomène, il était évident que des scénaristes et des producteurs allaient chercher à porter les romans à l’écran… Les premiers à tenter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Milleniumleshommesquinaimaientpaslesfemmes2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Millenium - les hommes qui n'aimaient pas les femmes - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Milleniumleshommesquinaimaientpaslesfemmes2_thumb.jpg" alt="Millenium - les hommes qui n'aimaient pas les femmes - 2" width="555" height="371" border="0" /></a></p>
<p>On ne présente plus “Millénium”, la série de romans noirs signés par le regretté Stieg Larsson. Un énorme succès en librairie dans tous les pays où elle a été diffusée. Devant l’ampleur du phénomène, il était évident que des scénaristes et des producteurs allaient chercher à porter les romans à l’écran…<br />
Les premiers à tenter l’expérience – périlleuse – étaient issus du pays d’origine de la saga : la Suède. Cela a donné un feuilleton télévisé en six épisodes (pour la version longue) et une trilogie cinématographique (pour la version courte), la même délestée de quelques scènes. On a eu l’occasion d’en parler sur ce site (voir la critique de la Trilogie Millénium) et pour résumer, on avait trouvé l’ensemble un peu trop mou, trop plat…</p>
<p>Aussi, on attendait avec un mélange d’appréhension et d’espoir  l’adaptation américaine du premier roman, “Les hommes qui n’aimaient pas les femmes”.<br />
Appréhension car le système hollywoodien réussit rarement les remakes de films européens et formate maladroitement les adaptations de grands romans. Et que le système de censure outre-Atlantique, encore assez puritain, oblige les producteur à mettre la pédale douce sur le sexe et la violence – deux des ingrédients de base de “Millénium” – et mène à des oeuvres aseptisées et calibrées pour le plus grand nombre.<br />
Espoir parce que le cinéaste choisi pour réaliser cette version américaine n’est pas n’importe qui puisqu’il s’agit de David Fincher. Le bonhomme est un metteur en scène expérimenté, respecté par les studios. Il a fait ses preuves, entre autres, en portant brillamment à l’écran le roman réputé inadaptable de Chuck Palaniuk, <strong>Fight Club </strong>et en montrant qu’il maîtrisait parfaitement les codes du polar avec <strong>Seven</strong>  et <strong>Zodiac.<br />
</strong>C’est aussi un cinéaste qui fait peu de compromis. Ses films ne sont pas pensés pour plaire au plus grand nombre. Ils ont des durées peu conventionnelles au regard d’oeuvres hollywoodiennes classiques. S’ils doivent durer trois heures parce que la narration l’impose, ainsi soit-il…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Milleniumleshommesquinaimaientpaslesfemmes5.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Millenium - les hommes qui n'aimaient pas les femmes - 5" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Milleniumleshommesquinaimaientpaslesfemmes5_thumb.jpg" alt="Millenium - les hommes qui n'aimaient pas les femmes - 5" width="555" height="369" border="0" /></a></p>
<p>Pour <strong>Millénium</strong> <strong>: les hommes qui n’aimaient pas les femmes</strong>, il estimait qu’il lui fallait environ trois heures pour restituer au mieux la teneur du roman de Stieg Larsson. Il n’a eu “que” 158 mn. C’est-à-dire juste six de plus que la version ciné suédo-danoise de Niels Arden Oplev.<br />
La différence, pourtant, est manifeste…<br />
Là où le cinéaste nordique avait dû trancher allègrement dans le matériau d’origine pour livrer une intrigue à peu près cohérente, Fincher, lui, a décidé de coller au plus près du roman, en supprimant le moins de passages possibles.  A l’arrivée, le pari est réussi : l’adaptation américaine réussit la gageure d’être plus fidèle au bouquin que la version issue de sa patrie d’origine.</p>
<p>Bien sûr, le réalisateur a dû couper certaines choses.<br />
Par exemple il ne s’attarde pas trop sur les détails de l’imbroglio journalistico-financier de l’Affaire Wennerström, qui plombaient un peu le début du roman et ne sont pas très cinégéniques et se concentre de délivrer l’info essentielle : le héros, Mikael Blomkvist est condamné pour diffamation pour avoir mis en cause un industriel corrompu sans vérifier ses sources et, du fait de ce scandale, voit l’existence de sa revue – Millénium – menacée. On comprend qu’il a besoin d’argent et qu’il ne serait pas contre des informations fiables pour faire tomber Wennerström et restaurer son honneur, et c’est là l’essentiel, la raison qui va le pousser à accepter  la proposition du riche Henrik Vanger d’enquêter sur la disparition non-élucidée de sa nièce, des années auparavant.<br />
A la place, il prend soin de présenter Lisbeth Salander, hacker de génie employée dans une agence de détective privée, justement enrôlée par Vanger pour vérifier la fiabilité de Blomkvist. Un détail, mais qui explique juste ce que Lisbeth vient faire dans l’histoire…   Et qui avait été purement et simplement sacrifié dans le film de Niels Arden Oplev !</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Milleniumleshommesquinaimaientpaslesfemmes7.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Millenium - les hommes qui n'aimaient pas les femmes - 7" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Milleniumleshommesquinaimaientpaslesfemmes7_thumb.jpg" alt="Millenium - les hommes qui n'aimaient pas les femmes - 7" width="555" height="373" border="0" /></a></p>
<p>Comme son confrère danois, Fincher a dû aussi limiter le nombre de conquêtes féminines du personnage principal.<br />
Il faut dire aussi, quel chaud lapin, ce Blomkvist. Dans le roman, il les séduisait toutes, ou presque. Et comme le temps est compté, il a bien fallu zapper quelques coucheries et se concentrer sur l’essentiel : la relation libre que le journaliste entretient avec Erika Berger – ça peut être utile pour l’adaptation éventuelle des deux autres romans… – et celle qui se noue peu à peu entre Blomkvist et Lisbeth Salander, bien mieux développée que dans le film nordique…</p>
<p>De même, faute de temps, David Fincher a dû trouver quelques astuces pour donner une résolution un peu plus rapide de Blomkvist et Salander sans dénaturer les rebondissements de l’intrigue de départ. Et le résultat est tout à fait satisfaisant, les scènes-clés du roman se retrouvant bien à l’écran…</p>
<p>Pour le reste, c’est extrêmement fidèle au texte de Larsson.<br />
Fincher se paie même le luxe de respecter les petits détails du roman, comme la publication, au coeur du texte, de l’arbre généalogique de la famille Vanger. Cet outil permettait au lecteur de se raccrocher aux branches – c’est le cas de le dire – et de ne pas trop se perdre parmi les nombreux personnages côtoyés par Blomkvist. Evidemment, ici, il n’est pas possible de revenir en arrière pour le consulter, alors Fincher expédie la chose avec humour : Lors d’un dialogue avec le patriarche Vanger, le journaliste se plaint de pas s’y retrouver dans tous ces noms, et le vieillard lui rétorque qu’il les connaîtra tous bien assez tôt, pour son plus grand malheur…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Milleniumleshommesquinaimaientpaslesfemmes3.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Millenium - les hommes qui n'aimaient pas les femmes - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Milleniumleshommesquinaimaientpaslesfemmes3_thumb.jpg" alt="Millenium - les hommes qui n'aimaient pas les femmes - 3" width="555" height="369" border="0" /></a></p>
<p>On retrouve bien sûr les scènes-choc du bouquin, déjà présentes dans l’adaptation précédente : l’odieux chantage de Niels Bjurman à Lisbeth Salander, la scène de viol particulièrement âpre, la vengeance de la demoiselle, tout aussi brutale, la course-poursuite dans les bois, la confrontation dans le repaire du tueur…<br />
C’est un film dense, à l’image du roman et on ne voit pas, mais alors pas du tout passer les 2h38 de métrage, même en connaissant déjà tous les ressorts de l’intrigue.</p>
<p>Autre atout, le casting : Bien que toujours aussi peu expressif, Daniel Craig campe un Blomkvist plus convaincant que le fade Michael Nyqvist. Il est un peu plus physique, plus charismatique, plus crédible en séducteur impénitent  et surtout, ajoute une légère pointe d’humour bienvenue au personnage, utile pour dégeler un peu l’ambiance froide et humide de ce thriller nordique. Et contrairement aux films de Niels Arden Oplev et Daniel Alfredsson, Mikael Blomkvist ne se retrouve pas éclipsé par le personnage de Lisbeth Salander…</p>
<p>Ceci ne veut pas dire que Rooney Mara n’est pas à la hauteur, loin de là ! On craignait que la jeune actrice ne fasse pâle figure au regard de la performance remarquée de Noomi Rapace dans la trilogie nordique. Il n’en est rien : Elle se glisse avec une facilité déconcertante dans la peau de la punkette surdouée en piratage informatique et en recherches d’informations. Mieux, elle propose une version sensiblement différente du personnage, un peu moins dure – même s’il ne faut toujours pas trop la chercher… – et plus sensible. Sa Lisbeth est une jeune femme traumatisée par une enfance des plus complexes, souvent trahie par les hommes et méfiante à leur égard, comme elle est méfiante à l’égard de n’importe quelle personne ne faisant pas partie de son cercle d’intimes. C’est une fille solitaire qui est un peu repliée sur elle-même et qui va sortir de sa coquille au contact de Blomkvist.<br />
Cette nuance du personnage permet à Fincher de mieux appréhender le lien amoureux qui se noue peu à peu entre les deux protagonistes principaux, une chose qui avait été totalement éludée dans la version suédo-danoise…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Milleniumleshommesquinaimaientpaslesfemmes4.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Millenium - les hommes qui n'aimaient pas les femmes - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Milleniumleshommesquinaimaientpaslesfemmes4_thumb.jpg" alt="Millenium - les hommes qui n'aimaient pas les femmes - 4" width="555" height="369" border="0" /></a></p>
<p>Le reste du casting est lui aussi impeccable.<br />
Robin Wright est parfaite en Erika Berger, tout comme Goran Visnjic en Armanskij et Elodie Yung dans le rôle de Miriam Wu… Et les membres de la famille Vanger sont aussi interprété par une troupe d’acteurs épatants : Christopher Plummer en patriarche obtus, Stellan Skarsgård, Joely Richardson, Geraldine James, Julian Sands…<br />
Et à la différence du film de Niels Arden Oplev, qui présentait de nombreux personnages sans les exploiter par la suite, tous ceux qui apparaissent dans le film de Fincher ont leur utilité dans le récit – le détective Morell, Dirch Frode…<br />
Evidemment, là aussi, faute de temps, Fincher a du sacrifier quelques personnages : la mère de Lisbeth, les journalistes de Millénium,… Et le personnage de Cécilia Vanger est réduit au rang d’utilité, sa liaison avec Blomkvist étant totalement gommée du récit..</p>
<p>Globalement, c’est de la belle ouvrage. On reconnaît les personnages, les lieux sont tels qu’on les imaginait à la lecture du roman… Et surtout, le film est mené sans temps mort jusqu’au dénouement, grâce au montage millimétré de Kirk Baxter et Angus Wall.<br />
Cependant, cette qualité majeure du film est aussi l’un de ses principaux défauts. Tout va très vite, c’est bien… Mais tout va aussi <span style="text-decoration: underline;">trop</span> vite, c’est moins bien, car pour qui n’a pas lu les bouquins,  il faudra probablement s’accrocher pour saisir les subtilités de l’enquête. La narration très dense nous met en apnée pendant quasiment tout le film, sans ménager, faute de temps, de vraies respirations.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Milleniumleshommesquinaimaientpaslesfemmes9.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Millenium - les hommes qui n'aimaient pas les femmes - 9" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Milleniumleshommesquinaimaientpaslesfemmes9_thumb.jpg" alt="Millenium - les hommes qui n'aimaient pas les femmes - 9" width="555" height="368" border="0" /></a></p>
<p>La conséquence préjudiciable du dispositif est que les scènes-clés ne se détachent pas suffisamment de l’ensemble. La scène de viol, par exemple, ne choque pas comme elle le devrait, alors que tout, dans la mise en scène, le jeu de l’actrice, est là pour susciter l’horreur et le dégoût. Peut-être nous habituons-nous un peu à cette scène, imaginée à la lecture du roman et vue une première fois dans le films de Niels Arden Oplev…  Mais on ne le pense pas, on éprouve quand même une pointe de dégoût à sa vision… Il est probable que le montage très serré du film, qui enchaîne les péripéties, est un peu trop intense pour mettre en perspective les passages les plus forts du roman.  Dommage…</p>
<p>A la décharge de Fincher, adapter un roman comme le premier volume de la saga “Millénium” n’était pas une chose aisée.<br />
il y a beaucoup de choses à mettre en place dans l’optique des épisodes suivants (sérieusement envisagés par Sony Pictures, mais pas forcément avec David Fincher à la mise en scène), beaucoup de personnages, une intrigue qui mêle vie du journal, enquête financière et enquête policière, et qui s’étale sur une durée assez longue…<br />
Disons qu’il s’en sort ici avec les honneurs, puisqu’on retrouve malgré tout le ton particulier des romans et qu’il réussit à coller assez fidèlement à l’oeuvre originelle.<br />
Et sa mise en scène est tout à fait correcte également puisque l’ensemble est rondement mené, sans faute de goût. Simplement, on peine à retrouver pleinement la griffe de Fincher, celle qui avait fait de <strong>Seven</strong>  ou de <strong>Fight Club</strong>  des films-cultes, et c’est bien dommage.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Milleniumleshommesquinaimaientpaslesfemmes6.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Millenium - les hommes qui n'aimaient pas les femmes - 6" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Milleniumleshommesquinaimaientpaslesfemmes6_thumb.jpg" alt="Millenium - les hommes qui n'aimaient pas les femmes - 6" width="555" height="369" border="0" /></a></p>
<p>Cela dit, si vous n’avez pas lu les romans de Stieg Larsson et pas vu la première adaptation de ceux-ci, vous pouvez aller découvrir sans trop d’appréhension cette transposition cinématographique réussie.<br />
Et si vous avez déjà lu les romans et vu le film de Niels Arden Oplev, disons que vous ne serez pas du tout surpris par l’intrigue, très fidèle au texte de Larsson.  Mais vous aurez probablement envie de voir cette nouvelle adaptation, histoire de la comparer à la précédente…<br />
Pour nous, le verdict est déjà fait : malgré de menus défauts inhérents à la densité du matériau original, cette adaptation surclasse presque en tous points la version nordique et c’est une surprise plus qu’agréable.</p>
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<strong><br />
<a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Milleniumleshommesquinaimaientpaslesfemmes.jpg"><img style="margin: 0px 10px 0px 0px; display: inline; border: 0px;" title="Millenium - les hommes qui n'aimaient pas les femmes" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Milleniumleshommesquinaimaientpaslesfemmes_thumb.jpg" alt="Millenium - les hommes qui n'aimaient pas les femmes" width="173" height="231" align="left" border="0" /></a> Millénium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes<br />
</strong><em>Millenium : the girl with the dragon tatoo<br />
</em><br />
Réalisateur : David Fincher<br />
Avec : Rooney Mara, Daniel Craig, Robin Wright, Stellan Skarsgård, Joely Richardson, Elodie Yung<br />
Origine : Etats-Unis<br />
Genre : adaptation réussie  de roman-culte<br />
Durée : 2h38<br />
Date de sortie France : 18/01/2012<br />
Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large;"><span style="font-family: microsoft sans serif;"><span style="color: #b6565f;">●<strong>●●<strong>●</strong></strong></span></span>○○</span></span><br />
contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.critikat.com/Millenium-Les-Hommes-qui-n.html" target="_blank">Critikat</a></p>
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		<title>Concours &#8220;La V&#233;rit&#233; si je mens! 3&#8221; 5&#215;2 places &#224; gagner</title>
		<link>http://www.anglesdevue.com/2012/01/17/concours-la-vrit-si-je-mens-3-5x2-places-gagner/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 22:04:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[La Vérité si je mens ! 3]]></category>

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		<description><![CDATA[- Bonjour, madame la caissière! La vérité, comme t’y es belle!!! Tu peux me donner une place pour “La vérité si je mens! 3”? - Euh, oui Monsieur, ça vous fera 10 euros… - Quoi!?! Hé, t’essaies de m’arnaquer ou quoi? On avait dit “donner”, pas “vendre”! Bon, parce que c’est toi, je te la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Lavritsijemens33.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="La vérité si je mens 3 - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Lavritsijemens33_thumb.jpg" alt="La vérité si je mens 3 - 3" width="555" height="319" border="0" /></a> </em></p>
<p>- Bonjour, madame la caissière! La vérité, comme t’y es belle!!! Tu peux me donner une place pour “La vérité si je mens! 3”?<br />
- Euh, oui Monsieur, ça vous fera 10 euros…<br />
- Quoi!?! Hé, t’essaies de m’arnaquer ou quoi? On avait dit “donner”, pas “vendre”! Bon, parce que c’est toi, je te la fais à 1 euro…<br />
- Non, 10 euros, Monsieur…<br />
- Tu m’as pris pour un américain ou quoi. Allez! 2 euros!<br />
- Non, 10 euros…<br />
- Ah, t’es dure en affaire, toi. Je te le fais à 4,99 et j’ajoute 2 mètres de tissu pour que tu te fasses une robe.<br />
- Euh… C’est toujours 10 euros…<br />
- La vérité, vous êtes des requins. Je prends pas à ce prix là…</p>
<p>Hé, l’ami, tu sais que sur Angle[s] de vue, grâce à l’aimable collaboration de <a href="http://www.marsfilms.com/" target="_blank">Mars Distribution</a> et <a href="http://www.cinefriends.com" target="_blank">Cinéfriends</a>, tu peux jouer à un jeu-concours qui te permettra peut-être de gagner des places pour découvrir <strong>La Vérité si je mens! 3 </strong>au cinéma. C’est gratuit, c’est cadeau, ça nous fait plaisir…</p>
<p>Le concours est ouvert du <strong>18 au 31 janvier 2012</strong> et met en jeu les lots suivants :</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Lavritsijemens3.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="La vérité si je mens 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Lavritsijemens3_thumb.jpg" alt="La vérité si je mens 3" width="151" height="201" border="0" /></a></p>
<p><em>1er au 5ème prix :</em></p>
<p><strong>1 contremarque valable pour 2 personnes permettant d’aller découvrir au cinéma<br />
le film La Vérité si je mens! 3 </strong></p>
<p>- Bon alors, cousin, on signe où?<em><br />
</em><br />
Euh… Avant de gagner les places, il faut déjà répondre correctement au questionnaire ci-dessous et nous adresser vos coordonnées complètes (Nom, Prénom, Adresse complète) et être tirés au sort parmi tous les participants ayant trouvé les bonnes réponses…<br />
Pour vous aider, vous pouvez jeter un oeil au cinéwidget du film, tout en bas de cet article. Bonne chance…</p>
<p>- Ah! Angle[s] de vue et Fanny de Cinéfriends, je veux vous épouser! Mazel Tov! La vérité, vous êtes des<em> champions du monde! </em></p>
<p><script type="text/javascript" src="http://www.cinefriends.com/?L=quizz.aj_external_js&amp;id=6254&amp;width=555&amp;height=600&amp;extid=1625"></script><br />
<a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Lavritsijemens32.jpg"><em><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="La vérité si je mens 3 - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Lavritsijemens32_thumb.jpg" alt="La vérité si je mens 3 - 2" width="555" height="369" border="0" /></em></a><em> </em></p>
<p><strong>Règlement du concours :</strong></p>
<p>- Concours ouvert aux résidents de France Métropolitaine, Corse incluse.<br />
- Pour jouer, cochez les réponses aux questions, complétez vos coordonnées et cliquez sur le bouton “envoyer” en bas du questionnaire.<br />
- N’est autorisée qu’une seule participation par foyer/adresse postale. Dans le cas contraire, les bulletins ne seront pas pris en compte et il ne sera tenu compte d’aucune réclamation.<br />
- Le concours débute le 18 janvier 2012 à 0h00 et prendra fin le 31 janvier 2012 à 23h59. Les réponses reçues après cette date limite ne seront pas valides et ne seront pas comptées dans le nombre total de participations. &#8211; L’attribution des lots se fera par tirage au sort parmi les bonnes réponses.<br />
- La participation à ce jeu implique que vous autorisiez Angle[s] de vue à stocker provisoirement des informations vous concernant et, en cas de gain, à les transmettre à nos partenaires, qui expédieront les lots gagnés. Angle[s] de vue s’engage à ne pas communiquer vos coordonnées à d’autres personnes ou sociétés et à les supprimer dès le jeu-concours terminé.<br />
- Vous disposez d’un droit d’accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art.34 de la loi « Informatique et Libertés »). Pour l’exercer, veuillez nous contacter.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><object width="450" height="375" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="quality" value="high" /><param name="wmode" value="opaque" /><param name="src" value="http://www.sortiescinema.net/cinewidgetv2-swf/la-verite-si-je-mens-3/no" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="pluginspage" value="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" /><embed width="450" height="375" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.sortiescinema.net/cinewidgetv2-swf/la-verite-si-je-mens-3/no" allowScriptAccess="always" quality="high" wmode="opaque" allowscriptaccess="always" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" /></object></p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F01%2F17%2Fconcours-la-vrit-si-je-mens-3-5x2-places-gagner%2F&amp;title=Concours%20%26ldquo%3BLa%20V%26eacute%3Brit%26eacute%3B%20si%20je%20mens%21%203%26rdquo%3B%20%3Cbr%2F%3E5%26%23215%3B2%20places%20%26agrave%3B%20gagner" id="wpa2a_34"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Concours &#8220;F&#233;lins&#8221; 5&#215;2 places &#224; gagner</title>
		<link>http://www.anglesdevue.com/2012/01/17/concours-flins-5x2-places-gagner/</link>
		<comments>http://www.anglesdevue.com/2012/01/17/concours-flins-5x2-places-gagner/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 00:20:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Scaramouche</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[Félins]]></category>

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		<description><![CDATA[Chalut les humains, Je suis content… Oui, je suis heureux de vous proposer ni plus ni moins que le concours de l’année sur Angle[s] de vue. Bon OK, je suis un peu de parti-pris, mais que voulez-vous, moi et ce film-là, avec ses acteurs aussi beaux, aussi convaincants, aussi éblouissants de classe que Sita, Layla, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Flins3.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="Félins - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Flins3_thumb.jpg" alt="Félins - 3" width="555" height="300" border="0" /></a></p>
<p>Chalut les humains,</p>
<p>Je suis content…<br />
Oui, je suis heureux de vous proposer ni plus ni moins que le concours de l’année sur Angle[s] de vue.<br />
Bon OK, je suis un peu de parti-pris, mais que voulez-vous, moi et ce film-là, avec ses acteurs aussi beaux, aussi convaincants, aussi éblouissants de classe que Sita, Layla, Mara, Fang, Kali, ben on était félins pour l’autre&#8230;</p>
<p>Vous aurez compris que je parle du magnifique <strong>Félins</strong>, ode à la plus belle, la plus noble des familles animales. Ne me contestez pas, je sais que vous me kiffez grave.</p>
<p>Donc, je suis heureux de m’associer à nos Chat-mis de Disney Nature et de Way to blue pour vous permettre de gagner potentiellement des places de cinéma pour voir <strong>Félins</strong>, le nouveau film d’Alastair Fothergill et Keith Scholey.</p>
<p>Ce concours est ouvert du <strong>mardi 17 au dimanche 29 janvier 2012</strong> et met en jeu les lots suivants :</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Flins.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="Félins" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Flins_thumb.jpg" alt="Félins" width="143" height="191" border="0" /></a></p>
<p><em>1er au 5ème prix :<br />
</em><br />
<strong>2 places pour aller découvrir en salle le film</strong> <strong>Félins</strong> <em>(sortie le 1er février) </em><br />
Pour participer, il suffit de répondre au questionnaire suivant, accompagné de vos coordonnées complètes (Nom, Prénom, Adresse postale, Adresse mail). Vous pouvez trouver de l’aide sur la <a href="https://www.facebook.com/disneynaturefr?sk=app_182926168459798" target="_blank">page facebook de Disney Nature</a>.</p>
<p>Bonne chance et plein de ronrons,</p>
<p>Scaramouche<br />
<br/><br />
<script type='text/javascript' src='http://www.cinefriends.com/?L=quizz.aj_external_js&#038;id=6263&#038;width=555&#038;height=600&#038;extid=1625'></script><br />
<br/><br />
&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Flins2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border-width: 0px;" title="Félins - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Flins2_thumb.jpg" alt="Félins - 2" width="555" height="271" border="0" /></a></p>
<p>Règlement du concours :</p>
<p>- Concours exclusivement réservé aux humains – c’est franchement injuste, amis félins, révoltons-nous : Atti-chat! Atti-chat!<br />
- Concours ouvert aux résidents de France Métropolitaine, Corse incluse.<br />
- Pour jouer, cochez les réponses aux questions, complétez vos coordonnées et cliquez sur le bouton “envoyer” en bas du questionnaire.<br />
- N’est autorisée qu’une seule participation par foyer/adresse postale. Dans le cas contraire, les bulletins ne seront pas pris en compte et il ne sera tenu compte d’aucune réclamation.<br />
- Le concours débute le 07 janvier 2012 à 0h00 et prendra fin le 29 janvier 2012 à 23h59. Les réponses reçues après cette date limite ne seront pas valides et ne seront pas comptées dans le nombre total de participations.<br />
- L’attribution des lots se fera par tirage au sort parmi les bonnes réponses.<br />
- La participation à ce jeu implique que vous autorisiez Angle[s] de vue à stocker provisoirement des informations vous concernant et, en cas de gain, à les transmettre à nos partenaires, qui expédieront les lots gagnés. Angle[s] de vue s’engage à ne pas communiquer vos coordonnées à d’autres personnes ou sociétés et à les supprimer dès le jeu-concours terminé.<br />
- Vous disposez d’un droit d’accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art.34 de la loi « Informatique et Libertés »). Pour l’exercer, veuillez nous contacter.</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xn2hvq?theme=pink_paradise&amp;foreground=%23D6A8BA&amp;highlight=%23CA819E&amp;background=%23260F18" frameborder="0" width="555" height="312"></iframe></p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/disneynature.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="disney nature" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/disneynature_thumb.jpg" alt="disney nature" width="206" height="106" border="0" /></a> <a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/way_to_blue_logo.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="way_to_blue_logo" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/way_to_blue_logo_thumb.jpg" alt="way_to_blue_logo" width="160" height="105" border="0" /></a> <a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Anglesdevuelogo.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Anglesdevuelogo" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Anglesdevuelogo_thumb.jpg" alt="Anglesdevuelogo" width="105" height="95" border="0" /></a></p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Anglesdevuelogo.jpg"><br />
<em><br />
</em></a><br />
<em>Pour toutes les photos &amp; illustrations de cet article :</em> © Disney 2012</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F01%2F17%2Fconcours-flins-5x2-places-gagner%2F&amp;title=Concours%20%26ldquo%3BF%26eacute%3Blins%26rdquo%3B%20%3Cbr%2F%3E5%26%23215%3B2%20places%20%26agrave%3B%20gagner" id="wpa2a_36"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>&#8220; Parlez-moi de vous&#8221; de Pierre Pinaud</title>
		<link>http://www.anglesdevue.com/2012/01/17/parlez-moi-de-vous-de-pierre-pinaud/</link>
		<comments>http://www.anglesdevue.com/2012/01/17/parlez-moi-de-vous-de-pierre-pinaud/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 23:19:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comédie dramatique]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[abandon]]></category>
		<category><![CDATA[asociabilité]]></category>
		<category><![CDATA[blessures intimes]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Hosmalin]]></category>
		<category><![CDATA[Dani]]></category>
		<category><![CDATA[écoute]]></category>
		<category><![CDATA[François Bureloup]]></category>
		<category><![CDATA[Karin Viard]]></category>
		<category><![CDATA[lutte des classes]]></category>
		<category><![CDATA[Nadia Barentin]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Duvauchelle]]></category>
		<category><![CDATA[Parlez-moi de vous]]></category>
		<category><![CDATA[peur]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Pinaud]]></category>
		<category><![CDATA[relation mère-fille]]></category>

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		<description><![CDATA[Souvent, les personnes qui aident les autres à être mieux dans leur tête, dans leur vie, ne sont pas capables de s&#8217;appliquer à eux-mêmes les conseils éclairés qu&#8217;ils donnent à autrui. Prenez Claire Martin, plus connue sous le pseudonyme de Mélina… À la radio, cette animatrice très populaire, héritière de Ménie Grégoire, prend les appels [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Souvent, les personnes qui aident les autres à être mieux dans leur tête, dans leur vie, ne sont pas capables de s&#8217;appliquer à eux-mêmes les conseils éclairés qu&#8217;ils donnent à autrui.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Parlezmoidevous4.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Parlez-moi de vous - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Parlezmoidevous4_thumb.jpg" alt="Parlez-moi de vous - 4" width="555" height="308" border="0" /></a></p>
<p>Prenez Claire Martin, plus connue sous le pseudonyme de Mélina…<br />
À la radio, cette animatrice très populaire, héritière de Ménie Grégoire, prend les appels d’auditeurs en détresse qui cherchent un peu de réconfort, un avis inspiré ou tout simplement une oreille attentive. Elle est douée pour cela. Mais quand il s’agit de s’occuper d’elle-même, rien ne va plus…</p>
<p>Aux personnes seules, elle recommande d&#8217;aller vers les autres, de s&#8217;ouvrir aux autres, de communiquer avec les autres. En revanche, elle-même vit de façon totalement isolée, dans une bulle &#8211; son appartement chic du 16e arrondissement &#8211; voire une bulle dans une bulle &#8211; un placard où elle s&#8217;isole pour se ressourcer. Elle limite au maximum les contacts avec les personnes extérieures, reste cloîtré dans sa loge jusqu&#8217;à l’heure de l&#8217;émission pour repartir illico dès les micros coupés.<br />
À une femme de 60 ans, elle conseille de profiter de la vie, de prendre un jeune amant et de faire l&#8217;amour toute la journée. Mais elle perd les pédales quand un jeune homme, Lucas (Nicolas Duvauchelle), s&#8217;intéresse à elle…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Parlezmoidevous3.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Parlez-moi de vous - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Parlezmoidevous3_thumb.jpg" alt="Parlez-moi de vous - 3" width="555" height="310" border="0" /></a></p>
<p>Bon d&#8217;accord, le garçon en question pourrait bien être son neveu, ce qui est de nature à freiner les élans du coeur.<br />
Ah ! Il faut préciser que le principal problème de Claire est une blessure d&#8217;enfance. Très jeune, elle a été abandonnée par sa mère et placée dans un foyer d&#8217;accueil. Celle-ci avait promis de revenir la chercher et Claire l&#8217;a attendue, attendue, attendue… En vain…<br />
Mais avec sa popularité grandissante, Claire gagne beaucoup d&#8217;argent et a pu se payer les services d&#8217;un détective privé, qui a retrouvé la trace de la mère indigne.</p>
<p>Celle-ci se prénomme Joëlle. Elle habite en banlieue, est retraitée et s&#8217;occupe bénévolement d&#8217;une antenne du secours populaire. Elle a un fils plus jeune que Claire, qui qui s&#8217;est remarié avec la mère de Lucas.<br />
Claire, prenant son courage à deux mains, part à sa rencontre. Mais, au moment du face-à-face, elle est incapable d&#8217;avouer la raison de sa visite et se fait passer pour une volontaire désireuse d&#8217;aider l&#8217;association.<br />
Elle se retrouve un peu piégée, obligée de côtoyer un milieu social qui n&#8217;est pas le sien, de discuter avec des gens en chair et en os, et de gérer les avances de Lucas, à la fois intrigué et attiré par ses airs de bourgeoise coincée.<br />
Cette confrontation va lui permettre de prendre conscience de sa solitude et de sortir de sa coquille.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Parlezmoidevous5.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Parlez-moi de vous - 5" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Parlezmoidevous5_thumb.jpg" alt="Parlez-moi de vous - 5" width="555" height="302" border="0" /></a></p>
<p>Le cinéaste, Pierre Pinaud, sort lui aussi de sa coquille en signant ce premier long-métrage au ton doux-amer. Il évite soigneusement les pièges de la comédie française poussive et du mélodrame chargé en pathos, tout en parlant subtilement la question des classes sociales et de ces barrières absurdes qui séparent les individus.<br />
Pour un début, il ne se débrouille pas trop mal, même si son style manque parfois un peu de personnalité.<br />
Le jeune metteur en scène a su compenser ce handicap en s&#8217;entourant d&#8217;une jolie troupe d&#8217;acteurs (Nicolas Duvauchelle, Nadia Barentin, Dani, Catherine Hosmalin, François Bureloup…) et en offrant à Karin Viard un rôle à la mesure de son immense talent.<br />
Elle est ici absolument irrésistible dans la peau de ce personnage complexe, mi-femme forte mi-autiste, tour à tour chaleureuse ou renfermée, timide maladive et psychopathe expansive, drôle, attachante, et, au final, bouleversante.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Parlezmoidevous2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Parlez-moi de vous - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Parlezmoidevous2_thumb.jpg" alt="Parlez-moi de vous - 2" width="555" height="317" border="0" /></a></p>
<p>Il serait injuste de ne réduire <strong>Parlez-moi de vous</strong> à la “simple” performance de son actrice principale, mais force est de constater que la divine Karin donne tout son sel à ce joli premier film, tout en ondes positives, et lui confère un indéniable capital sympathie qui lui permettra probablement de trouver son public. En tout cas, on lui souhaite.</p>
<p>________________________________________________________________________________<br />
<strong><br />
<a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Parlezmoidevous.jpg"><img style="margin: 0px 15px 0px 0px; display: inline; border: 0px;" title="Parlez-moi de vous" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Parlezmoidevous_thumb.jpg" alt="Parlez-moi de vous" width="173" height="231" align="left" border="0" /></a> Parlez-moi de vous<br />
</strong><em>Parlez-moi de vous<br />
</em><br />
Réalisateur : Pierre Pinaud<br />
Avec : Karin Viard, Nicolas Duvauchelle, Nadia Barentin, Dani, Catherine Hosmalin, François Bureloup<br />
Origine : France<br />
Genre : Bonnes ondes<br />
Durée : 1h29<br />
Date de sortie France : 11/01/2012<br />
Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large;"><span style="font-family: microsoft sans serif;"><span style="color: #b6565f;">●<strong>●●<strong>●</strong></strong></span></span>○○</span></span><br />
contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.lemonde.fr/cinema/article/2012/01/10/parlez-moi-de-vous-allo-melina_1627566_3476.html" target="_blank">Le Monde</a></p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F01%2F17%2Fparlez-moi-de-vous-de-pierre-pinaud%2F&amp;title=%26ldquo%3B%20Parlez-moi%20de%20vous%26rdquo%3B%20de%20Pierre%20Pinaud" id="wpa2a_38"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>&#8220;La Colline aux coquelicots&#8221; de Goro Miyazaki</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 01:40:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis leur fondation, en 1985, les Studios Ghibli alternent les oeuvres reposant sur des fables fantastiques ou des univers merveilleux (<strong>Le Château dans le Ciel</strong>,<strong> Porco Rosso</strong>, <strong>Princesse Mononoke</strong>, <strong>Le Voyage de Chihiro</strong>,…) et des oeuvres ancrées dans le réel (<strong>Le Tombeau des lucioles</strong>, <strong>Souvenirs goutte à goutte</strong>, <strong>Je peux entendre l’Océan</strong>, <strong>Mes voisins les Yamada</strong>,…), mais toujours avec le même souci de qualité artistique et narrative, une exigence qui a fait de cette société de production la référence haut de gamme de l’animation nippone.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LaCollineauxcoquelicots3.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="La Colline aux coquelicots - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LaCollineauxcoquelicots3_thumb.jpg" alt="La Colline aux coquelicots - 3" width="555" height="300" border="0" /></a></p>
<p><strong>La Colline aux coquelicots</strong>  appartient à la seconde catégorie.<br />
Ici, pas de monstres et de sorcières, pas de grosses peluches comme l’ami Totoro ou de ratons-laveurs écologistes. Tiré d’un manga de Chizuru Takahashi et Tetsurô Sayama(1), le film met en scène des personnages humains on ne peut plus ordinaires dans une petite ville côtière du Japon des années 1960, près de Yokohama.</p>
<p>Le personnage principal est Umi, une lycéenne qui doit s’occuper quotidiennement de ses petites soeurs. Sa mère, enseignante, travaille en ville et n’est pas souvent présente. Son père, capitaine de bateau, est décédé pendant la guerre de Corée, laissant les jeunes filles désemparées.<br />
Pour lui rendre hommage, Umi hisse chaque jour des pavillons sur le mat de la maison familiale, située en haut de la colline et surplombant la mer.<br />
Ce petit rituel intrigue Shun, l’un des lycéens les plus populaires de l’école, qui s’implique notamment dans le club de journalisme des étudiants.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LaCollineauxcoquelicots2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="La Colline aux coquelicots - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LaCollineauxcoquelicots2_thumb.jpg" alt="La Colline aux coquelicots - 2" width="555" height="300" border="0" /></a></p>
<p>Leur chemins finissent par se croiser, au moment où les élèves se mobilisent pour sauver leur foyer, baptisé “Quartier Latin”, menacé de destruction pour laisser place à un bâtiment plus moderne. Ils apprennent à se connaître, réalisent qu’ils ont beaucoup de choses en commun et finalement, tombent amoureux l’un de l’autre. Mais leur relation se retrouve perturbée quand ils réalisent qu’ils partagent peut-être autre chose que leur belle complicité, un lien perdu dans de vieilles histoires de famille…</p>
<p>C’est un mélodrame tout simple, pudique et sensible, émouvant sans jamais sombrer dans le pathos, dont le charme repose beaucoup sur les liens entre ces deux personnages, sur la fragilité de leur relation amoureuse et sur leurs blessures intimes – la perte d’un père pour l’une, le fait de n’avoir pas connu son père biologique pour l’autre – mais aussi sur l’ambiance générale de l’oeuvre, la beauté des décors, de la musique et des chansons utilisées…<br />
Même si c’est Goro Miyazaki qui est aux commandes de ce nouveau long-métrage estampillé Ghibli, on sent indéniablement la patte de son père, Hayao, dans le scénario de l’oeuvre.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LaCollineauxcoquelicots9.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="La Colline aux coquelicots - 9" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LaCollineauxcoquelicots9_thumb.jpg" alt="La Colline aux coquelicots - 9" width="555" height="310" border="0" /></a></p>
<p>En effet, on retrouve là de nombreux thèmes chers au maître de l’animation nippone<strong>.</strong><br />
Comme dans <strong>Ponyo sur la falaise</strong>, l’action se passe dans une ville côtière surplombant cette mer qui procure travail et alimentation, mais peut aussi se montrer cruelle en engloutissant les âmes de personnes proches, comme les pères d’ Umi et Shun…<br />
Comme dans la plupart de ses films, à l’exception de <strong>Porco Rosso </strong>et son héros particulier, les personnages centraux sont jeunes et les événements qu’ils vont traverser vont leur faire passer un cap, gagner en maturité… Et comme d’habitude, une romance va débuter entre les jeunes héros…<br />
Comme Sophie, l’héroïne du <strong>Château ambulant</strong>, Umi a perdu son père et doit assumer seule le travail habituellement dévolu aux adultes… Il est question de filiation, d’héritage spirituel, de liens familiaux,…<br />
La guerre et ses conséquences désastreuses, sujets centraux de l’oeuvre de Miyazaki père, sont évoqués en filigrane.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LaCollineauxcoquelicots7.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="La Colline aux coquelicots - 7" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LaCollineauxcoquelicots7_thumb.jpg" alt="La Colline aux coquelicots - 7" width="555" height="312" border="0" /></a></p>
<p>On retrouve aussi la même façon d’utiliser les décors. Dans les films du cinéaste japonais, on retrouve souvent l’opposition entre deux lieux de nature opposée, un endroit calme où les personnages peuvent trouver la paix, se ressourcer  et un endroit plus démesuré, où règnent agitation, chaos, bouillonnement permanent (comme les bains-douches du <strong>Voyage de Chihiro</strong>, par exemple…)<br />
Ici, le havre de paix correspond à la maison de famille de Umi, belle bâtisse en haut de la colline. Un lieu chaleureux, accueillant, où règnent calme et recueillement. Le lieu de chaos, lui, correspond au foyer étudiant, le “Quartier latin”. Un joyeux bazar où s’empilent les objets de toutes sortent, où chaque étage est habité par des cohortes d’élèves essayant de recruter de nouveaux membres pour leurs clubs – philosophie, mathématiques, littérature, anglais…<br />
un lieu chaleureux, lui aussi, derrière son allure un peu monstrueuse, entre squat sauvage et arrière-boutique poussiéreuse de brocanteur…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LaCollineauxcoquelicots8.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="La Colline aux coquelicots - 8" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LaCollineauxcoquelicots8_thumb.jpg" alt="La Colline aux coquelicots - 8" width="555" height="314" border="0" /></a></p>
<p>L’empreinte d’Hayao Miyazki étant très prégnante sur les thématiques de ce long-métrage, Goro Miyazaki, qui semble vouloir quelque peu s’affranchir de l’influence parfois encombrante de son paternel (2), a choisi d’adopter un style narratif différent de son glorieux aîné, en s’inspirant plutôt de ses “pères spirituels”, le grand maître du cinéma japonais Yasujiro Ozu et le cofondateur de Ghibli, Isao Takahata, et en proposant un rythme moins intense, plus contemplatif.</p>
<p>Alors? Le mérite est-il a attribuer au père ou au fils? Sans doute un peu aux deux…<br />
En tout cas, <strong>La Colline aux coquelicots</strong> est assurément un pur produit Ghibli.<br />
Il exhale, comme les autres films du studio, un délicieux parfum de nostalgie et met en avant une certaine idée du mode de vie japonais traditionnel, en opposition avec un monde moderne trahissant parfois ces valeurs.<br />
L’action du film se déroule en 1963. Les blessures de la seconde guerre mondiale commencent à cicatriser, sous l’impulsion des jeunes générations, avides de paix et ouverts sur le monde (les élèves du lycée s’intéressent à la culture française, anglaise, allemande, citent les philosophes grecs…). Le pays s’apprête à accueillir des délégations venus de tous les horizons lors des Jeux Olympiques de Tokyo en 1964.<br />
Dans cet univers, les adolescents s’émancipent un peu, lorgnent vers la modernité, mais respectent encore leurs aînés et vivent en communion avec leur environnement.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LaCollineauxcoquelicots5.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="La Colline aux coquelicots - 5" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LaCollineauxcoquelicots5_thumb.jpg" alt="La Colline aux coquelicots - 5" width="555" height="300" border="0" /></a></p>
<p>Aujourd’hui, la société japonaise a bien changé. La croissance du pays a été très forte pendant près de quarante ans. Les villes se sont étendues et modernisées, au détriment des charmantes petites villes décrites par le film.<br />
Le miracle économique japonais a pris fin et la crise s’est durablement installée dans le pays, alors que la Chine voisine prospère… Il n’y a plus forcément les mêmes liens entre les générations, ni le même respect…<br />
De quoi pleurer sur cette époque d’après-guerre, cette “parenthèse enchantée” où le monde était alors en reconstruction et où l’optimisme était de mise…<br />
La profonde nostalgie véhiculée par le film s’est également nourrie des catastrophes qui ont frappé le Japon ces derniers temps : séismes dévastateurs, tsunamis gigantesques…<br />
… Et même un péril nucléaire, qui a failli retarder la sortie du film, en cours de réalisation au moment du drame de Fukushima.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LaCollineauxcoquelicots4.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="La Colline aux coquelicots - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LaCollineauxcoquelicots4_thumb.jpg" alt="La Colline aux coquelicots - 4" width="555" height="300" border="0" /></a></p>
<p>Mais le film est bien là. Vous pouvez donc gravir les yeux fermer cette <strong>Colline aux coquelicots</strong>. La pente n’est pas si raide que cela, et la balade est même très plaisante, pour qui sait se laisser envoûter par la beauté des paysages, les couleurs chatoyantes, la douce musique du film et les chansons émouvantes &#8211; “<em>sayonara no natsu aoi teshima</em>” notamment, qui sert de générique de fin.<br />
Bonne promenade, donc, sur les hauteurs de l’animation japonaise, loin des clichés péjoratifs encore utilisés pour qualifier le genre…</p>
<p><em>(1) : “La Colline aux coquelicots” de Chizuru Takahashi et Tetsurô Sayama – coll. Sakura &#8211; éd. Delcourt<br />
(2) : Les relations entre le père et le fils, déjà houleuses depuis les commentaires négatifs du premier à propos de <strong>Les Contes de Terremer</strong>, premier film de Goro, ne se sont pas arrangées pendant le développement de ce film. La collaboration entre les deux a été souvent marquée par des désaccords profonds. Heureusement, le film est malgré tout réussi…</em></p>
<p>________________________________________________________________________________<br />
<strong><br />
<a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LaCollineauxcoquelicots.jpg"><img style="margin: 0px 15px 0px 0px; display: inline; border: 0px;" title="La Colline aux coquelicots" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LaCollineauxcoquelicots_thumb.jpg" alt="La Colline aux coquelicots" width="173" height="231" align="left" border="0" /></a> La Colline aux coquelicots<br />
</strong><em>Kokuriko zaka kara<br />
</em><br />
Réalisateur : Goro Miyazaki<br />
Avec les voix de : Masami Nagasawa, Junichi Okada, Keiko Takeshita, Yuriko Ishida, Teruyuki Kagawa<br />
Origine : Japon<br />
Genre : Nostalgie estampillée Ghibli<br />
Durée : 1h31<br />
Date de sortie France : 11/01/2012<br />
Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large;"><span style="font-family: microsoft sans serif;"><span style="color: #b6565f;">●<strong>●●<strong>●<strong>●</strong></strong></strong></span></span>○</span></span><br />
contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.lexpress.fr/culture/cinema/la-colline-aux-coquelicots_1069957.html" target="_blank">L&#8217;Express</a> (*)</p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
<p><em>(*) : Dire que Goro Miyazaki n’est pas à la hauteur d’Hayao Miyazaki, pourquoi pas? Mais pas en fustigeant le scénario “au ras des pâquerettes” puisque c’est bien le père qui l’a écrit… Euh, vous avez dit “journaliste” ?</em></p>
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		<title>&#8220;J. Edgar&#8221; de Clint Eastwood</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 00:56:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Allan Blanvillain</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Clint Eastwood derrière la caméra, Leonardo Dicaprio devant, l&#8217;histoire de l&#8217;homme qui fut pendant un demi-siècle à la tête du FBI. Tous les ingrédients étaient réunis pour faire des étincelles. Un biopic ambitieux. Peut-être trop. J.Edgar Hoover a passé sa vie à collecter les secrets des gens, tout en prenant bien soin de cacher les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Clint Eastwood derrière la caméra, Leonardo Dicaprio devant, l&#8217;histoire de l&#8217;homme qui fut pendant un demi-siècle à la tête du FBI. Tous les ingrédients étaient réunis pour faire des étincelles. Un biopic ambitieux. Peut-être trop.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/J.Edgar3_.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="J.Edgar - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/J.Edgar3_thumb.jpg" alt="J.Edgar - 3" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>J.Edgar Hoover a passé sa vie à collecter les secrets des gens, tout en prenant bien soin de cacher les siens. Un an après <strong>Au-delà</strong>, Clint Eastwood repasse derrière la caméra pour nous livrer ce biopic sans concession sur celui qui fut le fondateur du FBI et le dirigea pendant 48 ans. Entre sa relation avec sa mère, ses peurs exacerbées, ses mensonges et sa sexualité, rien n&#8217;est épargné à l&#8217;homme qui fut aussi craint qu&#8217;admiré.</p>
<p>Habitué aux personnages psychologiquement complexes (<strong>Aviator</strong><em>,</em> <strong>Shutter Island</strong><em>, </em><strong>Inception</strong>…), Leonardo Dicaprio endosse le costume de Hoover de ses jeunes années jusqu&#8217;à sa mort. Que ce soit dans la peau du jeune carriériste débutant ou dans celle du vieux Bulldog renfrogné, la star de<em> </em><strong>Titanic</strong> confirme qu&#8217;il est l&#8217;un des acteurs les plus doués de sa génération. Une justesse maintenue dans toute l&#8217;ambiguïté du personnage : à la fois déterminé et apeuré, puritain et libertin, grand orateur et dyslexique.</p>
<p>Clint Eastwood en profite pour lever le voile sur le plus grand secret de J.Edgar : son homosexualité. Sa relation avec son homme de confiance Clyde Tolson (interprété par Armie Hammer) est le fil rouge de l&#8217;histoire. J.Edgar Hoover aura lutté toute sa vie contre une homosexualité patente et une mère castratrice (Judi Dench).</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/J.Edgar4_.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="J.Edgar - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/J.Edgar4_thumb.jpg" alt="J.Edgar - 4" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p><strong>Le chef d&#8217;œuvre manqué</strong></p>
<p>L&#8217;histoire elle-même se déroule sans cesse entre le jeune Hoover et les dix dernières années de son règne. L’homme raconte son passé à des biographes, ce qui occasionne des passages temporels au coeur de ses souvenirs, véritables ou arrangés.  Une mise en abime, une histoire dans l&#8217;histoire, servie par des plans minutieusement calculés (le vieux Hoover rentre dans l&#8217;ascenseur, le jeune en sort).<br />
Bénéficiant d&#8217;une photographie sublime (des tons ternes, donnant l’impression d’un “noir &amp; blanc en couleurs”), le film aurait pu faire partie des œuvres majeures du réalisateur s&#8217;il n’avait pas été aussi flou que le personnage qu&#8217;il décrit. Cette temporalité inconstante rend l&#8217;intrigue parfois difficile a suivre et on se perd dans les évènements.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/J.Edgar5_.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="J.Edgar - 5" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/J.Edgar5_thumb.jpg" alt="J.Edgar - 5" width="555" height="370" border="0" /></a></p>
<p>Le scénario accuse lui aussi quelques défauts. Le film est long à démarrer et la fin peine à arriver. Certains passages de la vie de J.Edgar sont mis en avant par rapport à d&#8217;autres, alors que des évènements auraient mérité d&#8217;être plus approfondis. Clint Eastwood avait de la matière à exploiter mais a semblé se perdre lui-même dans son histoire.</p>
<p>Au final on se retrouve devant un bon biopic, mais on ressort de la salle avec le regret d&#8217;un chef d&#8217;œuvre manqué.</p>
<p>________________________________________________________________________________<br />
<strong><br />
<a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/J.Edgaraffiche.jpg"><img style="margin: 0px 15px 0px 0px; display: inline; border: 0px;" title="J.Edgar affiche" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/J.Edgaraffiche_thumb.jpg" alt="J.Edgar affiche" width="173" height="231" align="left" border="0" /></a> J. Edgar<br />
</strong><em>J. Edgar<br />
</em><br />
Réalisateur : Clint Eastwood<br />
Avec : Leonardo Di Caprio, Naomi Watts, Armie Hammer, Judi Dench, Josh Lucas, Christopher Shyer<br />
Origine : Etats-Unis<br />
Genre : FBI (Fin Biopic Intelligent)<br />
Durée : 2h15<br />
Date de sortie France : 11/01/2012<br />
Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large;"><span style="font-family: microsoft sans serif;"><span style="color: #b6565f;">●<strong>●●<strong>●<strong>●</strong></strong></strong></span></span>○</span></span><br />
contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-j-edgar-2011/" target="_blank">Filmosphere</a></p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
<p><em>Note de Boustoune :</em></p>
<p><em>Comme vous l&#8217;avez sans doute constaté, cette critique a été rédigée par un nouveau collaborateur d&#8217;Angle[s] de vue.<br />
Allan Blanvillain vient en effet renforcer notre rédaction et nous proposera de façon régulière &#8211; on l&#8217;espère -</em> <em>ses avis pertinents sur les sorties de l&#8217;année.<br />
Ce jeune homme est étudiant en journalisme, photographe et cinéphile. Il collabore déjà à plusieurs revues et sites internet, comme Lebourlingueurdu.net ou Publik&#8217;art et publie aussi sur son propre blog, filmssurcanape.blogspot.com<br />
On est très heureux de le compter parmi nos rédacteurs et on espère que ce premier article marque le début d&#8217;une longue et belle collaboration.<br />
Bienvenue, donc, cher Allan.  </em></p>
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		<title>En bref&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 06:55:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
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		<description><![CDATA[“A l’âge d’Ellen” de Pia Marais Temps de chien, froid de canard. Ellen (Jeanne Balibar),une grande perche hôtesse de l’air, rentre chez elle, dans la grisaille allemande, après un nouveau périple autour du monde. Son compagnon l’accueille, muet comme une carpe. Il fait sa tête de cochon pendant tout le trajet de l’aéroport à leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>“A l’âge d’Ellen” de Pia Marais</h3>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/AlgedEllen3.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="A l&#39;âge d&#39;Ellen - 3" border="0" alt="A l&#39;âge d&#39;Ellen - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/AlgedEllen3_thumb.jpg" width="555" height="326" /></a>     </p>
<p>Temps de chien, froid de canard. Ellen (Jeanne Balibar),une grande perche hôtesse de l’air, rentre chez elle, dans la grisaille allemande, après un nouveau périple autour du monde. Son compagnon l’accueille, muet comme une carpe. Il fait sa tête de cochon pendant tout le trajet de l’aéroport à leur domicile. Elle se donne un mal de chien pour le dérider, l’aguiche, le taquine. Rien n’y fait. Le type finit par cracher le morceau : il a une poule dans sa vie et la conséquence de leurs ébats est un joli ventre de baleine pour la jeune femme…&#160; <br />Ellen, à cheval sur les principes, considère que la fidélité, c’est sacré et quitte le domicile conjugal illico. Problème, elle ne sait pas où aller… Et comme un malheur n’arrive généralement jamais seul, elle voit d’un mauvais oeil la convocation de son médecin traitant, pour lui parler de son dernier bilan de santé. Il serait bien capable de lui annoncer qu’un crabe ou autre bestiole à pinces lui ronge la santé…     </p>
<p>Alors, elle reprend son envol, fuit dans le travail. Un trajet l’emmène en Afrique Noire. Au moment de repartir,&#160; une femelle guépard perturbe le décollage. Ellen est fascinée par l’animal, mais aussi par l’association de protection des animaux qui intervient pour empêcher que le félin ne soit abattu par les forces de l’ordre…     <br />De retour au bercail, Ellen se pose plus de questions que jamais sur sa vie. Son travail l’étouffe de plus en plus, elle est hantée par l’image de ce guépard en liberté… Elle décide de tout plaquer sur un coup de tête.     </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/AlgedEllen2.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Al&#39;âge d&#39;Ellen -2" border="0" alt="Al&#39;âge d&#39;Ellen -2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/AlgedEllen2_thumb.jpg" width="555" height="330" /></a>     </p>
<p>Sans argent, sans domicile, Ellen traîne un temps dans l’aéroport et les hôtels glacials. Elle y croise une petite cochonne qui l’invite à une soirée coquine. Puis elle reprend la route et rencontre sur un groupe d’activistes oeuvrant contre la consommation de viande, contre la vivisection, contre l’exploitation des animaux et prônant un mode de vie vaguement hippie, peace and&#160; love, communautarisme et alimentation végétalienne.     <br />Elle tombe amoureuse d’un jeune loup du mouvement et le suit dans sa croisade pour la libération des singes et des souris de laboratoire…     </p>
<p>On se doute bien qu’elle ne va pas en rester là et va finir par trouver sa voie en Afrique, auprès des animaux sauvages.&#160; <br />Mais le film met beaucoup de temps à arriver à ce point-là. A vrai dire, il ne décolle jamais vraiment – ce qui est embêtant pour raconter les tribulations d’une hôtesse de l’air – et reste embrumé dans la grisaille d’une ambiance franchement cafardeuse…     <br />Bref, on peut très bien décider de lui poser un lapin…</p>
<p>________________________________________________________________________________&#160; <br /><strong>     <br /> <a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/AlgedEllen.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px 10px 0px 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="A l&#39;âge d&#39;Ellen" border="0" alt="A l&#39;âge d&#39;Ellen" align="left" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/AlgedEllen_thumb.jpg" width="173" height="231" /></a> A l’âge d’Ellen      <br /></strong><em>Im alter von Ellen&#160; <br /></em>    <br />Réalisatrice : Pia Marais    <br />Avec : Jeanne Balibar, Stefan Stern,Georg Friedrich,     <br />Eva Löbau, Alexander Scheer, Julia Hummer    <br />Origine : Allemagne    <br />Genre : des animaux et des hommes&#160; <br />Durée : 1h35    <br />Date de sortie France : 04/01/2012    <br />Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large"><span style="font-family: microsoft sans serif"><span style="color: #b6565f">●<strong>●●</strong></span></span>○○○</span></span>     <br />contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/t/74849/date/2012-01-03/article/a-lge-dellen/" target="_blank">Les Inrockuptibles</a>     </p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
<h3>”Freakonomics” de Heidi Ewing, Morgan Spurlock, Alex Gibney,     <br />Seth Gordon, Rachel Grady, Eugene Jarecki</h3>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Freakonomics2.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Freakonomics - 2" border="0" alt="Freakonomics - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Freakonomics2_thumb.jpg" width="555" height="312" /></a>     </p>
<p>Les films à sketches réalisés par un collectif de cinéastes souffrent souvent d’un contenu hétéroclite et de qualité inégale. Il en va de même pour les films documentaires…     <br />Pour illustrer sur grand écran leur best-seller “Freakonomics”, les écrivains/statisticiens/économistes Steven Levitt et Stephen Dubner ont fait appel à la crème des documentaristes américains : Morgan Spurlock (<strong>Supersize me</strong>), Heidi Ewing et Rachel Grady (<strong>Jesus camp</strong>), Eugene Jarecki (<strong>Why we fight</strong>)… Et le résultat est de qualité assez variable.     </p>
<p>Spurlock fait le minimum syndical avec une étude sur l’influence d’un prénom sur la réussite individuel. Son segment est rythmé, coloré, et amusant, sans plus…     <br />Mais il ennuie quand même moins qu’Alex Gibney et sa thèse sur les matchs de sumo truqués, en parallèle avec la corruption au niveau économique et politique, un peu… lourde.     </p>
<p>Le segment d’Eugene Jarecki est filmé sans grande inspiration, mais est suffisamment intéressant pour maintenir notre attention. On y apprend que si la criminalité a baissé aux Etats-Unis vers la fin des années 1990, c’est parce que l’avortement a été légalisé vingt ans auparavant! Ceci a permis moins de grossesses non-désirées, et moins d’enfants mal-aimés enclins à tomber dans la délinquance… Logique imparable…     </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Freakonomics3.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Freakonomics - 3" border="0" alt="Freakonomics - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Freakonomics3_thumb.jpg" width="555" height="312" /></a>     <br />&#160; <br />Mais le meilleur morceau du film est le tout dernier, signé Ewing &amp; Grady.     <br />Les deux réalisatrices démontrent qu’offrir de l’argent aux étudiants en échange d’un bulletin de notes en progrès n’est finalement que peu efficace et peut même avoir les effets inverses que ceux escomptés…&#160;&#160; </p>
<p>Mais si le film se termine sur une note positive, il n’en demeure pas moins assez déséquilibré.     <br />Pire, il manque de liant et de cohérence. On ne comprend pas vraiment ce que cherchent à démontrer les auteurs avec leurs questions farfelues et leurs outils statistiques. Ce qui en ressort, c’est que la réussite d’un individu dépend bien plus de son origine sociale et culturelle que du choix d’un prénom ou de stimuli externes (était-ce bien nécessaire de le prouver?), et que les statistiques peuvent permettre de repérer plus facilement les tricheurs (mouais…).     </p>
<p>Bref, voilà un film assez moyen et pas du tout indispensable…&#160; </p>
<p>________________________________________________________________________________&#160; <br /><strong>     <br /><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Freakonomics.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px 15px 0px 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Freakonomics" border="0" alt="Freakonomics" align="left" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Freakonomics_thumb.jpg" width="173" height="231" /></a> Freakonomics&#160; <br /></strong><em>Freakonomics      <br /></em>    <br />Réalisateurs : Heidi Ewing, Morgan Spurlock, Alex Gibney,     <br />Seth Gordon, Rachel Grady, Eugene Jarecki    <br />&#160; <br />Origine : Etats-Unis     <br />Genre : documentaire à sketchs    <br />Durée : 1h25     <br />Date de sortie France : 04/01/2012     <br />Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large"><span style="font-family: microsoft sans serif"><span style="color: #b6565f">●<strong>●●</strong></span></span>○○○</span></span>     <br />contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.lemonde.fr/cinema/article/2012/01/04/freakonomics-lecon-d-economie-decalee_1625427_3476.html" target="_blank">Le Monde</a> </p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
<h3>“Goodbye Mister Christie” de Phil Mulloy</h3>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/GoodbyeMisterChristie3.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Goodbye Mister Christie - 3" border="0" alt="Goodbye Mister Christie - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/GoodbyeMisterChristie3_thumb.jpg" width="555" height="370" /></a>     </p>
<p>On ne sait pas trop à quoi carbure Phil Mulloy, mais c’est du costaud…     </p>
<p>On avait déjà eu un bel aperçu de l’univers singulier du cinéaste britannique à travers ses courts-métrages (<strong>Mondo Mulloy</strong>, <strong>Intolérance</strong>…).<strong>&#160;</strong>films d’animations au style graphique “rudimentaire”, mais aisément reconnaissable, et surtout à l’humour noir décapant, pour fustiger les travers de l’humanité en général et de la société anglaise en particulier.     <br />Et voilà qu’il va encore plus loin en passant au format long…&#160; Il reprend les personnages de sa série <strong>The Christies</strong>, une famille typique de la bourgeoisie anglaise &#8211; père égocentrique, borné, stupide, mère bigote et idiote, ados dégénérés et rebelles, chien méchant… – et les plonge dans une intrigue complètement déjantée qui n’est ni plus ni moins qu’une variation autour de la fin du monde.     </p>
<p>L’Apocalypse selon Phil Mulloy, ça donne quoi?     <br />Hé bien ça commence un peu comme dans un film de Fassbinder : un marin français curieusement prénommé Ramon débarque dans une ville anglaise et diffuse immédiatement son charme latin dans l’air en même temps qu’une petite musique romantique qui, comme le son de la flûte du musicien attirait les rats, fait ici craquer les femmes. Madame Christie, par exemple… On ne tarde pas à comprendre pourquoi l’homme s’appelle Ramon(e). Aux va-et-vient du bateau sur la houle ont succédé des va-et-vient d’une toute autre nature, plus charnelle…&#160; <br />Madame Christie se laisse charmer non sans plaisir, mais éprouve de la culpabilité. Elle se confesse au prêtre local, qui l’écoute avec attention, se voyant bien prendre la place du marin auprès de la jolie (in)fidèle… Puis elle essaie d’avouer sa faute à Mr Christie, sans succès. L’homme est trop occupé à essayer de mater son fiston, ado rebelle et décérébré qui passe son temps à écouter de la musique de sauvage et à jouer à des jeux vidéo violents.     <br />Puis le film prend des accents pasoliniens. Comme dans Théorème, Ramon vient semer la zizanie dans la famille en séduisant également Mr Christie lui-même, sous l’emprise de la fameuse musique… Même le chien de la famille rêve d’être possédé par le beau marin!     </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/GoodbyeMisterChristie2.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Goodbye Mister Christie - 2" border="0" alt="Goodbye Mister Christie - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/GoodbyeMisterChristie2_thumb.jpg" width="555" height="370" /></a>     </p>
<p>C’est là que ça se corse…&#160;&#160; <br />Le chien des Christies est un chien qui parle (!), ce qui attire l’attention d’une chaîne de télévision. Une équipe de reportage vient s’immiscer dans le quotidien de la famille et tombe sur une partie de jambes en l’air faisant intervenir Mr Christie et Ramon.     <br />Le public se passionne pour cet homme qui ose se montrer dans toute sa fragilité à la télévision. Il devient une icône télévisuelle, un nouveau Messie qu’idolâtrent des hommes et des femmes partout sur la planète. Christie? Bon sang mais c’est bien sûr, il s’agit de la réincarnation de Jésus venue sauver le monde… Enfin…&#160; <br />Mr Christie, lui, s’en fout un peu… Comme d’habitude, il est centré autour de son nombril. Il se met en tête de creuser un tunnel pour se rendre en Australie, de l’autre côté de la Terre… Pendant ce temps, les choses dégénèrent : le prêtre, débarrassé du mari gênant, élimine Ramon pour pouvoir enfin déclarer sa flamme à Mrs Christie. D’autres morts viennent s’ajouter à celle-ci et Dieu décide d’intervenir, sous la forme d’une araignée (hop, écrasée!) puis d’une mouche (hop, écrasée!) et devant l’étendue de la stupidité humaine, décide de tout effacer…     </p>
<p>Oui, on vous avait prévenus. <strong>Goodbye Mister Christie</strong>&#160; postule d’ores et déjà au titre du film le plus barré de 2012.     <br />Certains resteront probablement totalement hermétiques à cet univers déjanté et graphiquement assez “simpliste”. Les autres apprécieront sans doute cet humour noir teinté d’absurde qui sert à orchestrer un monumental jeu de massacre où sont visés, pèle-mêle, la bourgeoisie britannique et les french bastards lovers, les jeux vidéo violents et la télé-réalité, la rébellion adolescente et la rigidité morale des vieux, le puritanisme et la bigoterie, la famille et l’individualisme…     <br />De quoi tutoyer les sommets…&#160; </p>
<p>Sauf que, de notre point de vue, le film s’essouffle assez rapidement à mi-parcours. Autant on avait apprécié les délires politiquement incorrects de Phil Mulloy en format court, autant le même principe, étiré sur 1h20 nous semble un peu longuet, et ce n’est pas le visuel assez laid de l’ensemble qui parvient à compenser cela…     <br />On salue le côté iconoclaste de cet objet cinématographique non-identifié, et on est heureux de voir que des auteurs de films d’animation adultes tels que Bill Blympton ou Phil Mulloy parviennent à réaliser des oeuvres sortant des sentiers battus et des systèmes de production classiques, mais on n’adhère donc pas totalement à ce nouveau projet.     <br />Tant pis, ce n’est pas la fin du monde…</p>
</p>
<p>________________________________________________________________________________&#160; <br /><strong>     <br /><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/GoodbyeMisterChristie.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px 15px 0px 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Goodbye Mister Christie" border="0" alt="Goodbye Mister Christie" align="left" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/GoodbyeMisterChristie_thumb.jpg" width="173" height="231" /></a> Goodbye Mister Christie       <br /></strong><em>Goodby Mister Christie     <br /></em>    <br />Réalisateur : Phil Mulloy&#160; </p>
<p>Origine : Royaume-Uni    <br />Genre : Apocalypse à l’anglaise&#160; <br />Durée : 1h17     <br />Date de sortie France : 04/01/2012     <br />Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large"><span style="font-family: microsoft sans serif"><span style="color: #b6565f">●<strong>●●<strong>●</strong></strong></span></span>○○</span></span>     <br />contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-27177-144021.php" target="_blank">Ecran Large</a>     </p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F01%2F12%2Fen-bref%2F&amp;title=En%20bref%26hellip%3B" id="wpa2a_44"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
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		<title>&#8220;Les Acacias&#8221; de Pablo Giorgelli</title>
		<link>http://www.anglesdevue.com/2012/01/11/les-acacias-de-pablo-giorgelli/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Jan 2012 00:11:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
				<category><![CDATA[Art & essai]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Road-movie]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Caméra d'or]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[Germán De Silva]]></category>
		<category><![CDATA[Hebe Duarte]]></category>
		<category><![CDATA[Les Acacias]]></category>
		<category><![CDATA[Pablo Giorgelli]]></category>
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		<category><![CDATA[solitude]]></category>

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		<description><![CDATA[Pendant que des fous du volant essaient de relier le plus vite possible l’Argentine au Pérou, au péril de leur vie et en faisant voler la poussière un peu partout, Les Acacias, premier film du cinéaste Pablo Giorgelli, se propose également de vous emmener sur les routes d’Amérique du Sud à bord d’un camion, mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pendant que des fous du volant essaient de relier le plus vite possible l’Argentine au Pérou, au péril de leur vie et en faisant voler la poussière un peu partout, <strong>Les Acacias</strong>, premier film du cinéaste Pablo Giorgelli, se propose également de vous emmener sur les routes d’Amérique du Sud à bord d’un camion, mais plus en douceur et en délicatesse, et en prenant son temps…     </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LesAcacias4.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Les Acacias - 4" border="0" alt="Les Acacias - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LesAcacias4_thumb.jpg" width="555" height="312" /></a>     </p>
<p>Le voyage doit relier Asuncion, au Paraguay, et Buenos Aires, en Argentine, à 1500 km de distance, et marque la rencontre de trois personnages. D’un côté, Ruben, un chauffeur de poids lourd solitaire et taciturne. De l’autre, Jacinta, une jeune indienne guarani et son bébé, Anahi, qu’il a accepté, bon gré mal gré, de véhiculer d’un point à l’autre.&#160; <br />Au début, la cohabitation est difficile. Le bonhomme est mutique et un brin hostile, un brin agacé par la présence incongrue de ce bébé braillard dans sa cabine.&#160; La jeune femme, de son côté, est assez timide et refroidie par l’attitude du conducteur…     </p>
<p>Mais évidemment, au fil du temps, ces personnages aux caractères opposés vont apprendre à se parler, à s’apprécier…&#160;&#160; <br />Le vieux bougon s’adoucira et se montrera de plus en plus attentionné envers ses passagères, qui finalement, illumineront un peu sa morne solitude et (r)éveilleront en lui une tendresse inattendue. Avec à la clé, peut-être, une possible histoire d’amour et la construction d’une cellule familiale…    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LesAcacias3.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Les Acacias - 3" border="0" alt="Les Acacias - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LesAcacias3_thumb.jpg" width="555" height="312" /></a>     </p>
<p>Difficile d’en dire plus. L’intrigue du film se résume en ces quelques lignes, ni plus ni moins. Il s’agit d’une histoire d’une simplicité et d’une pudeur exemplaires, ne reposant que sur l’évolution des relations entre les personnages, sans artifices et sans jamais céder à la tentation d’un esthétisme de pacotille se focalisant plus sur le paysage que sur l’essentiel.    <br />A y regarder de plus près, l’essentiel du film se déroule dans l’exiguïté de l’habitacle du camion, et repose plus sur les regards que se lancent les personnages que sur de longs discours.     <br />Ce dispositif minimaliste est à la fois la grande force et la principale faiblesse de l’oeuvre.     <br />Faiblesse, car le manque de péripéties et le côté répétitif de la chose pendant près d’1h30 susciteront probablement un ennui poli chez certains spectateurs.    <br />Force, car il fallait justement un talent fou pour pouvoir dynamiser la narration par le seul biais du montage – le cinéaste est un ancien monteur &#8211; et de la direction d’acteurs – tous parfaits, au demeurant.     <br />Et parce que l’émotion finit par naître de cette belle rencontre, et que c’est bien là le principal…    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LesAcacias2.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Les Acacias - 2" border="0" alt="Les Acacias - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LesAcacias2_thumb.jpg" width="555" height="312" /></a>     </p>
<p>Lors du dernier festival de Cannes, on a plus retenu la force du film que sa faiblesse, puisque <strong>Les Acacias </strong>a rencontré un beau succès public et a été récompensé de la Caméra d’Or.&#160;&#160;&#160;&#160; <br />Alors si vous avez envie d’un joli voyage cinématographique, apaisant et émouvant, vous pouvez tout à fait tenter de prendre la route avec Ruben, Jacinta et Anahi…    </p>
<p>________________________________________________________________________________&#160; <br /><strong>     <br /><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LesAcacias.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px 20px 0px 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Les Acacias" border="0" alt="Les Acacias" align="left" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LesAcacias_thumb.jpg" width="173" height="231" /></a> Les Acacias      <br /></strong><em>Las Acacias     <br /></em>    <br />Réalisateur : Pablo Giorgelli     <br />Avec :&#160; Germán De Silva, Hebe Duarte, Nayra Calle Mamani    </p>
<p>Origine : Argentine, Espagne    <br />Genre : road movie pépère&#160; <br />Durée : 1h25     <br />Date de sortie France : 04/01/2012     <br />Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large"><span style="font-family: microsoft sans serif"><span style="color: #b6565f">●<strong>●●<strong>●<strong>●</strong></strong></strong></span></span>○</span></span><span><span style="font-size: x-large">○</span></span>     <br />contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.lepoint.fr/cinema/les-acacias-attention-revelation-03-01-2012-1414976_35.php" target="_blank">Le Point</a>     </p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F01%2F11%2Fles-acacias-de-pablo-giorgelli%2F&amp;title=%26ldquo%3BLes%20Acacias%26rdquo%3B%20de%20Pablo%20Giorgelli" id="wpa2a_46"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
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		<title>&#8220;Take shelter&#8221; de Jeff Nichols</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jan 2012 07:36:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Curtis LaForche (Michael Shannon) est un homme ordinaire, qui mène une vie simple et sans histoires auprès de sa femme Samantha (Jessica Chastain) et leur fille de six ans, Hannah, dans une petite ville du sud des Etats-Unis.&#160; Ils ne roulent pas sur l’or, mais les salaires de Curtis, employé sur des chantiers, suffisent à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Curtis LaForche (Michael Shannon) est un homme ordinaire, qui mène une vie simple et sans histoires auprès de sa femme Samantha (Jessica Chastain) et leur fille de six ans, Hannah, dans une petite ville du sud des Etats-Unis.&#160; <br />Ils ne roulent pas sur l’or, mais les salaires de Curtis, employé sur des chantiers, suffisent à assurer une vie correcte à la petite famille.     <br />Seul sujet de préoccupations, la récente surdité que l’on vient de déceler sur la fillette, et qui implique l’achat d’une prothèse auditive assez coûteuse ainsi que l’inscription de la fillette dans une école spécialisée. Mais le couple peut compter sur la solidarité de la communauté, dans laquelle Samantha s’investit beaucoup…     </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Takeshelter5.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Take shelter - 5" border="0" alt="Take shelter - 5" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Takeshelter5_thumb.jpg" width="555" height="236" /></a>     </p>
<p>Tout irait pour le mieux si Curtis ne se mettait subitement à faire des rêves récurrents à propos d’une tornade dévastatrice menaçant la sécurité de ses voisins et de sa famille. Des cauchemars très réalistes, très crédibles, dans lesquels le ciel prend une couleur inhabituelle, les animaux s’affolent et deviennent agressifs, des individus inquiétants tournent autour de Hannah et, in fine, les éléments se déchaînent…&#160; <br />Curtis est de plus en plus perturbé par ces visions d’apocalypse. Tendu, irritable, physiquement éprouvé, il est méconnaissable. Il devient très préoccupé par la sécurité des siens et son attention se focalise désormais presque exclusivement sur l’extension de l’abri anti-tornades déjà bâti sous le jardin.     <br />Petit à petit, cela tourne à l’obsession. Curtis dilapide les économies du foyer pour financer les travaux. Il emprunte les outils et les machines de l’entreprise qui l’emploie, sans l’accord de ses patrons. Ses absences se multiplient et quand il daigne venir travailler, il est à côté de la plaque…     </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Takeshelter6.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Take shelter - 6" border="0" alt="Take shelter - 6" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Takeshelter6_thumb.jpg" width="555" height="234" /></a>     </p>
<p>Ses proches ne comprennent pas, s’inquiètent puis se mettent en colère, mais Curtis ne souhaite pas leur révéler le contenu de ses cauchemars. Il cherche déjà à comprendre leur origine.     <br />Soit il s’agit de visions prémonitoires et il doit alors tout faire pour se préparer à l’arrivée de la tempête dévastatrice.     <br />Soit il s’agit de troubles psychiques graves qu’il faudrait traiter avant qu’ils ne deviennent trop graves. On apprendra qu’un membre de la famille de Curtis a fini par être interné en hôpital psychiatrique pour schizophrénie paranoïde irréversible, et les symptômes dont souffre Curtis laissent à peser que lui aussi pourrait commencer à développer la pathologie…     </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Takeshelter2.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Take shelter - 2" border="0" alt="Take shelter - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Takeshelter2_thumb.jpg" width="555" height="236" /></a>     </p>
<p>Alors?&#160; Rêve prémonitoire? Début de paranoïa?     <br />La réponse viendra au bout de deux heures d’un film puissant, dynamisé par la mise en scène efficace du jeune Jeff Nichols (déjà remarqué pour son très bon <strong>Shotgun stories</strong>)<strong>. </strong>Fort de sa structure narrative admirable, le cinéaste américain trouve toujours le bon équilibre entre chronique familiale poignante et scènes de cauchemar flippantes, et réussit à faire lentement monter la pression autour de son personnage principal, jusqu’à un dénouement décoiffant&#8230;&#160; <br />Evidemment, il est bien aidé par le jeu intense de Michael Shannon. On le sait depuis ses performances démentes dans <strong>Bug </strong>de William Friedkin ou <strong>Les noces rebelles</strong> de Sam Mendes, l’acteur excelle dans les rôles aux confins de la folie, gentiment lunatiques ou gravement dérangés. Et son Curtis est indubitablement perturbé, inquiétant même de par son côté obsessionnel grandissant. Mais le personnage est plus complexe que cela. Il offre à Michael Shannon l’occasion de prouver qu’il est aussi capable d’émouvoir en père de famille prêt à tout pour protéger les siens. Une vraie tornade, cet acteur…     </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Takeshelter3.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Take shelter - 3" border="0" alt="Take shelter - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Takeshelter3_thumb.jpg" width="555" height="236" /></a>     </p>
<p>A ses côtés, une autre comédienne ayant actuellement le vent en poupe, Jessica Chastain. L’année 2011 aura décidément été celle de sa consécration, avec des rôles remarqués dans <strong>L’Affaire Rachel Singer</strong>, <strong>La Couleur des sentiments</strong>, <strong>Tree of life. </strong>Trois films très différents, trois réussites, à des degrés divers…     </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Takeshelter4.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Take shelter - 4" border="0" alt="Take shelter - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Takeshelter4_thumb.jpg" width="555" height="241" /></a>     </p>
<p>A celles-ci, il convient donc d’ajouter <strong>Take shelter</strong>, allégorie de la folie du monde actuel, menacé de toutes parts par les crises économiques, écologiques, morales, spirituelles, et variation brillante autour du thème de la fin du monde, l’un des sujets en vogue du moment et bien mieux traité ici que dans certains blockbusters d’action ridicules…     <br />Grand prix du dernier festival du film américain de Deauville, récompensé plusieurs fois lors du festival de Cannes 2011, dans la section de La Semaine de la Critique, ce film passionnant ne laisse personne indifférent et confirme de la plus belle des façons&#160; le talent singulier de ce jeune cinéaste promis à une belle carrière… si une gigantesque tornade ne vient pas provoquer la fin du monde avant cela…</p>
<p>________________________________________________________________________________&#160; <br /><strong>     <br /><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Takeshelter.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px 15px 0px 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Take shelter" border="0" alt="Take shelter" align="left" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Takeshelter_thumb.jpg" width="173" height="231" /></a> Take shelter      <br /></strong><em>Take shelter     <br /></em>    <br />Réalisateur : Jeff Nichols    <br />Avec : Michael Shannon, Jessica Chastain, Tova Stewart, Shea Wigham, Kathy Baker, LIsa Gay Hamilton    <br />Origine : Etats-Unis     <br />Genre : Apocalypse now?&#160; <br />Durée : 2h00     <br />Date de sortie France : 04/01/2012     <br />Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large"><span style="font-family: microsoft sans serif"><span style="color: #b6565f">●<strong>●●<strong>●<strong>●<strong>●</strong></strong></strong></strong></span></span></span></span>     <br />contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-23396-122911.php" target="_blank">Ecran large</a>     </p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
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		<title>&#8220;Une vie meilleure&#8221; de C&#233;dric Kahn</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 23:31:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Décidément, ce début d&#8217;année cinématographique reflète bien les angoisses de notre société. La crise économique est là, et avec elle son cortège de vies brisées, de difficultés qui menacent de faire sombrer des bonheurs que l&#8217;on pensait insubmersibles. Louise Wimmer dresse le portrait d&#8217;une femme en grande précarité, sous la forme d&#8217;une chronique sociale simple [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Décidément, ce début d&#8217;année cinématographique reflète bien les angoisses de notre société. La crise économique est là, et avec elle son cortège de vies brisées, de difficultés qui menacent de faire sombrer des bonheurs que l&#8217;on pensait insubmersibles.   <br /><strong>Louise Wimmer </strong>dresse le portrait d&#8217;une femme en grande précarité, sous la forme d&#8217;une chronique sociale simple et poignante, dans la lignée d&#8217;un Ken Loach ou des néoréalistes italiens. Dans <strong>Une vie meilleure</strong>, Cédric Kahn utilise, lui, la forme d&#8217;un film noir.    <br />Il raconte la descente aux enfers d&#8217;un couple de gens modestes, pris dans l&#8217;engrenage fatal du surendettement.     </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure8.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="une vie meilleure - 8" border="0" alt="une vie meilleure - 8" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure8_thumb.jpg" width="555" height="369" /></a>     </p>
<p>Au début, Yann et Nadia ont pourtant tout pour être heureux. Il est cuisinier dans une cantine scolaire, elle est serveuse dans un restaurant. Ils se rencontrent et tombe éperdument amoureux l&#8217;un de l&#8217;autre. La jeune femme à un enfant qu&#8217;elle élève seule, Slimane, mais Yann parvient instantanément à nouer une relation complice avec le garçon. Ils envisagent l&#8217;avenir avec sérénité.    <br />Un jour, au cours d&#8217;une promenade au bord d&#8217;un lac, ils découvrent une maison abandonnée. Yann tombe instantanément sous le charme du bâtiment, qu’il trouve idéalement situé pour y implanter son propre restaurant et réaliser ainsi son plus grand rêve. Sur un coup de tête, le couple décide de se lancer dans cette aventure et fait une offre pour acheter la propriété.    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure9.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="une vie meilleure - 9" border="0" alt="une vie meilleure - 9" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure9_thumb.jpg" width="555" height="369" /></a>     </p>
<p>Problème, le bâtiment a un prix assez élevé et nécessite beaucoup de travaux pour être mis aux normes de sécurité et d&#8217;hygiène. Or Yann et Nadia n&#8217;ont absolument pas d&#8217;argent de côté . Ils mystifient la banque en faisant croire qu&#8217;ils ont bien un apport personnel alors qu&#8217;ils ont en fait contracté plusieurs crédits à la consommation pour réunir cette somme. Calcul risqué, car les intérêts de ses emprunts sont élevés et doivent s&#8217;additionner au remboursement du prêt immobilier, plus à l&#8217;achat du mobilier et des victuailles. Mais Yann croit beaucoup au potentiel économique d&#8217;un restaurant aussi bien situé.    </p>
<p>Malheureusement, très vite, les difficultés s&#8217;accumulent. Les travaux prennent plus de temps que prévu et, pire, s&#8217;avèrent insuffisants pour garantir l&#8217;ouverture de l&#8217;établissement. Or, pas d&#8217;ouverture, pas de rentrées argent, et le couple se retrouve non seulement dans l&#8217;incapacité de financer les aménagements demandés, mais aussi de rembourser les mensualités de l&#8217;emprunt.    <br />Ils se tournent vers les services sociaux qui refusent de les aider dans la réalisation de ce projet trop hasardeux et leur conseillent de revendre au plus vite le restaurant.    <br />Yann refuse, trop fier pour abandonner son idée à mi-chemin. Nadia, de son côté, prend conscience de la folie de cette entreprise. On lui a proposé un poste mieux payé au Québec et elle a décidé de l&#8217;accepter, laissant son compagnon se débrouiller tout seul avec son obsession.    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure2.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="une vie meilleure - 2" border="0" alt="une vie meilleure - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure2_thumb.jpg" width="555" height="371" /></a>     </p>
<p>Avant de partir, elle lui demande toutefois un dernier service : s&#8217;occuper de Slimane le temps qu&#8217;elle s&#8217;installe à Montréal et puisse le faire venir à ses côtés. Mais les mois passent et rien ne se déroule comme prévu. Nadia finit même par ne plus du tout donner de nouvelles. Et pendant ce temps, Yann galère de plus en plus, englué dans les dettes et obligé, de surcroît, de s&#8217;occuper d&#8217;un enfant.    </p>
<p>Dans l&#8217;incapacité de trouver des sources de financement ou des partenaires, le jeune homme n&#8217;a d&#8217;autre choix que de se résoudre à louer son bâtiment pour limiter ses pertes, en passant par l&#8217;intermédiaire d&#8217;un type plutôt louche.    <br />Mais les problèmes ne s&#8217;arrêtent pas pour autant. Yann et Slimane déménagent dans un taudis loué à des “marchands de sommeil” et doivent trouver des astuces pour pouvoir manger et vivre à peu près décemment. Chaque jour passé dans cette précarité grandissante les rapproche un peu plus du moment où Yann sera contraint de revendre son bien…    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure3.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="une vie meilleure - 3" border="0" alt="une vie meilleure - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure3_thumb.jpg" width="555" height="369" /></a>     </p>
<p>Si le film peut être catalogué comme un film noir, cela tient au fait que chaque pas des personnages, chaque action tentée pour résoudre les problèmes, ne fait qu’empirer une situation déjà compliquée. Yann, Nadia et Slimane sont comme pris dans des sables mouvants économiques et sociaux dans lesquels se débattre ne sert qu’à amplifier le calvaire… Et cela repose aussi sur la métamorphose progressive de Yann, obligé de se compromettre moralement pour continuer à vivre.    </p>
<p>À la base, le jeune homme est plutôt gentil, attentionné, droit et honnête. Même s&#8217;il galère, il entend bien rester intègre et vertueux. Mais plus la situation empire, plus son humeur s&#8217;assombrit. Il devient irritable, presque violent parfois, face à un Slimane déboussolé par le silence prolongé de sa mère. Et il réalise avec effarement que l&#8217;honnêteté n&#8217;est pas toujours bonne conseillère : quand il s&#8217;aperçoit que le garçon a dérobé une paire de baskets dans un magasin, il le sermonne méchamment et le contraint à rapporter l&#8217;objet du délit, mais se retrouve obligé par le directeur de la boutique de payer les chaussures…    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure7.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="une vie meilleure - 7" border="0" alt="une vie meilleure - 7" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure7_thumb.jpg" width="555" height="369" /></a>     </p>
<p>Alors, puisque la société est à ce point injuste, Yann commence à faire quelques entorses à son éthique personnelle. Il dérobe à son travail quelques denrées que Slimane et lui vont revendre à leurs voisins en échange de quelques euros, pas grand-chose, mais dans leur situation, leur budget se doit d&#8217;être calculé au centime près.    <br />Plus tard, quand Yann n&#8217;aura d&#8217;autre choix que de rejoindre le Canada pour retrouver la trace de Nadia, il devra encore franchir une de ses barrières morales…    <br />Et là-bas, dans le Grand Nord, il découvrira que le parcours de la femme qu&#8217;il aime n&#8217;est pas plus glorieux que le sien…    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure5.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="une vie meilleure - 5" border="0" alt="une vie meilleure - 5" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure5_thumb.jpg" width="555" height="369" /></a>     </p>
<p>Le constat est sombre et glacial. On est loin de la success story que laissait présager le titre et les premières images du film.     <br />Cédric Kahn dresse le portrait d’une société capitaliste au bord du gouffre, qui pousse les individus à rêver et à investir pour se donner les moyens de les réaliser, sans les alerter des risques encourus. Une société où les organismes sociaux sont dépassés et inadaptés, où la plupart des gens sont soit trop pris à la gorge par leurs propres problèmes, soit trop égoïstes pour aider ceux qui sont dans le besoin.    <br />Une société où de nombreuses personnes exploitent la détresse des plus démunis : organismes de crédits à la consommation qui font miroiter des réserves d’argent confortables en n’insistant pas suffisamment sur les intérêts usuraires qu’ils vont devoir rembourser, marchands de sommeil qui fournissent des taudis à des prix anormalement élevés et usent de violence pour récolter les loyers, voyous profitant de la faiblesse des plus pauvres pour les contraindre à participer à des activités illégales…&#160; <br />Et le constat n’est guère plus brillant d’un coté ou l’autre de l’Atlantique…     </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure4.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="une vie meilleure - 4" border="0" alt="une vie meilleure - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure4_thumb.jpg" width="555" height="370" /></a>     </p>
<p>La seule chose qui éclaire ces ténèbres, c’est la volonté de s’en sortir, la foi en un avenir qui, de toute façon, ne pourra être que meilleur. Et les liens indéfectibles qui unissent les personnages principaux, solidaires dans le malheur et la misère…&#160;&#160; <br />A la fin du film, on les abandonnera sans avoir aucune garantie quant à leur futur. Ils auront probablement encore bien des épreuves difficiles à traverser, mais au moins, ils auront pris conscience qu’ensemble, ils sont mieux armés pour le faire.    </p>
<p>Avec <strong>une vie meilleure</strong>, Cédric Kahn signe un film percutant, trouvant le bon équilibre entre critique sociale et émotion, sans jamais sombrer dans le pathos.    <br />Il se contente d’une mise en scène sobre et élégante qui ne fait jamais d’ombre aux comédiens. On aurait pu craindre que Guillaume Canet et Leïla Bekhti soient un peu trop beaux pour être crédibles dans ces rôles de gens modestes englués dans les problèmes financiers. Ils sont tous deux impeccables. Elle est bouleversante en mère de famille paumée obligée d’abandonner son enfant pour aller tenter sa chance dans nouvel Eldorado – sur le papier du moins. Lui est très juste en antihéros obstiné, s&#8217;accrochant vainement à ses rêves de réussite et d&#8217;élévation sociale.    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure6.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="une vie meilleure - 6" border="0" alt="une vie meilleure - 6" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure6_thumb.jpg" width="555" height="371" /></a>     </p>
<p>Il ne s&#8217;agit peut-être pas là du meilleur film de la semaine, mais c&#8217;est une oeuvre totalement en phase avec les problématiques actuelles, qui nous rappelle utilement que beaucoup de gens qui nous entourent vivent dans la précarité ou dans des situations de grande détresse financière.    </p>
<p>________________________________________________________________________________&#160; </p>
<p><strong><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px 15px 0px 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="une vie meilleure" border="0" alt="une vie meilleure" align="left" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/uneviemeilleure_thumb.jpg" width="173" height="231" /></a> Une vie meilleure      <br /></strong><em>une vie meilleure</em>    </p>
<p>Réalisateur : Cédric Kahn    <br />Avec : Guillaume Canet, Leïla Bekhti, Slimane Khettabi, Abraham Belaga, Nicolas Abraham, Brigitte Sy    <br />Origine : France, Canada     <br />Genre : panne d’ascenseur social&#160; <br />Durée : 1h50     <br />Date de sortie France : 04/01/2012     <br />Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large"><span style="font-family: microsoft sans serif"><span style="color: #b6565f">●<strong>●●<strong>●</strong></strong></span></span>○○</span></span>     <br />contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.lefigaro.fr/cinema/2012/01/03/03002-20120103ARTFIG00507-une-vie-meilleure-un-film-moins-pire.php" target="_blank">Le Figaro</a>     </p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
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		<title>&#8220;Louise Wimmer&#8221; de Cyril Mennegun</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jan 2012 14:40:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a des films qui s&#8217;imposent immédiatement dès les premières images. <strong>Louise Wimmer</strong> est de ceux-là.     <br />Le plan introductif est baigné dans une ambiance nocturne et pluvieuse : un tronçon de route surplombé par des barres d’immeubles HLM gris. Une voiture passe par là. De l&#8217;autoradio s&#8217;élève la voix rocailleuse de Nina Simone, implorant Dieu dans son <em>“Sinnerman”</em>. Dans le rétroviseur, un regard fatigué… Et pour cause : Louise Wimmer, cinquante ans, se bat quotidiennement pour ne pas sombrer définitivement dans la misère.     </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LouiseWimmer7.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Louise Wimmer - 7" border="0" alt="Louise Wimmer - 7" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LouiseWimmer7_thumb.jpg" width="555" height="366" /></a>     </p>
<p>Elle a tout perdu, ou presque, ainsi qu’on va le découvrir au fur et à mesure, par petites touches : son mari, sa vie de famille, son logement, ses affaires, et sans doute, son emploi, tout ce qui lui offrait un vrai confort de vie…     <br />Sa voiture, c&#8217;est tout ce qui lui reste, le seul bien qu&#8217;elle possède et que les huissiers peuvent encore saisir, le seul lien qui la rattache à la société, d&#8217;une certaine manière, puisque c&#8217;est ce qui lui permet d&#8217;aller d&#8217;un endroit à un autre, pour voir sa fille ou passer d’un job mal payé à un autre job mal payé. Et surtout, c’est ce qui lui sert de toit pour dormir, en attendant que les assistantes sociales lui trouvent un appartement HLM vacant. Mais la situation s’éternise… Sept mois et toujours rien…     <br />De quoi s’impatienter et s’agacer, surtout que le véhicule commence lui aussi à la lâcher.    </p>
<p> Le carburateur toussote à chaque démarrage, occasionnant de nombreux retards qui menacent ses emplois – femme de chambre dans un hôtel, femme de ménage chez des particuliers. Ces boulots sont peu gratifiants et peu rémunérateurs, mais Louise a besoin de chacun des euros qu’elle gagne.&#160; <br />Elle doit bien sur acheter de quoi se nourrir et se vêtir, payer l’essence, mais aussi rembourser ses nombreuses dettes, aux huissiers, aux commerçants, à la société qui lui loue le box dans lequel elle stocke le peu d’affaires qui lui reste…     <br />Parfois, elle ne gagne pas assez pour tout cela et doit trouver d’autres solutions…    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LouiseWimmer5.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Louise Wimmer - 5" border="0" alt="Louise Wimmer - 5" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LouiseWimmer5_thumb.jpg" width="555" height="370" /></a>     </p>
<p>Elle se douche dans les toilettes des stations services ou, quand elle le peut, chez les gens dont elle entretient la maison, à l’aide de savon et de gels douche piqués à l’hôtel. Elle ruse pour manger dans les restaurants offrant des buffets à volonté et siphonne l’essence dans les réservoirs des poids lourds. Le peu qu’elle arrive à mettre de côté est misé au PMU, avec à la clé, parfois, un petit gain qui lui redonne un peu d’air, mais la respiration n’est que de courte durée…    <br />Et quand elle n’a plus le choix, Louise se résout à vendre quelques objets ou quelques bijoux à la boutique de dépôt-vente, souvent à un prix très inférieur à leur valeur réelle…&#160; </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LouiseWimmer9.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Louise Wimmer - 9" border="0" alt="Louise Wimmer - 9" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LouiseWimmer9_thumb.jpg" width="555" height="370" /></a>     </p>
<p>Oh bien sûr, elle pourrait solliciter l’aide de ses proches.     <br />L’ex-mari de Louise gagne bien sa vie, et, conscient qu’elle a de grosses difficultés financières, est prêt à l’aider, mais elle préférerait mourir que de le laisser lui porter assistance.    <br />Et il en va de même pour tous les hommes qui lui tournent autour. Notamment son amant régulier, celui avec qui elle s’adonne à des étreintes furtives les soirs où la solitude se fait trop pesante. Il a bien remarqué que Louise était à la rue et semble désireux de vivre avec elle plus que ces parties de jambes en l’air, mais elle le tient à distance. Vivre avec un homme, elle a déjà donné et c’est sans doute cela qui l’a finalement poussée vers la rue. Elle ne veut certainement pas recommencer, et de toute façon, même si elle le voulait, ce serait compliqué avec toutes les galères qu’elle a à gérer…&#160;&#160;&#160; <br />Sinon, Louise pourrait aussi se tourner vers sa fille. Mais elle se refuse totalement à faire cela. Elle ne veut surtout pas être un fardeau pour la jeune femme, et elle entend bien ne rien laisser paraître de sa situation désolante, afin de conserver ce qui lui reste de dignité.    <br />On devine, lors d’une scène superbe, que la jeune femme a bien compris l’étendue du malheur de sa mère, mais qu’elle ne peut rien y faire. Elle a ses propres difficultés à affronter… Mais la compassion est là, malgré tout… Une étreinte sincère, pleine d’amour, vient apporter un peu de réconfort à Louise&#8230;    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LouiseWimmer6.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Louise Wimmer - 6" border="0" alt="Louise Wimmer - 6" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LouiseWimmer6_thumb.jpg" width="555" height="373" /></a>     </p>
<p>Cette chaleur humaine si importante, d’autres vont aussi lui en apporter un peu, l’aidant à remonter la pente, lentement mais sûrement. Ils ont du mérite, car Louise n’est pas vraiment aimable avec son entourage &#8211; la vie ne l’épargne pas et personne ne lui fait de cadeau, alors pourquoi devrait-elle être agréable avec les autres, hein ?&#160; <br />Il y a Nicole, la patronne du bar qui lui remplit gracieusement son thermos de café chaque matin et accepte de lui faire crédit pour ses autres consommations sans jamais lui poser de questions, qui réceptionne son courrier, qui la secoue quand elle fait fausse route…    <br />Il y a le jeune caissier du dépôt-vente qui, conscient de sa détresse, finit par faire une entorse au règlement et accepter de lui payer un peu plus cher un des derniers objets qu’elle possède encore…    <br />Il y a Didier, le <em>“copain de PMU”</em>, un brin volage mais toujours serviable et chaleureux, qui l’aide à retaper sa voiture…    <br />Il y a enfin sa nouvelle assistante sociale. Elle débute dans le métier et est donc plus compatissante que la précédente, qui était sûrement blasée de se coltiner chaque jour ce concentré de souffrances humaines et d’en être récompensée par les insultes de clients à bout de nerfs. C’est elle qui se battra pour que Louise puisse enfin obtenir ce logement social qu’on lui refusait parce qu’il y avait “<em>des dossiers beaucoup plus prioritaires</em>” que le sien…&#160; </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LouiseWimmer2.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Louise Wimmer - 2" border="0" alt="Louise Wimmer - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LouiseWimmer2_thumb.jpg" width="555" height="370" /></a>     </p>
<p>Certains ont dit que <strong>Louise Wimmer</strong> était la grande révélation de la dernière Mostra de Venise, en ayant évidemment en tête la performance d’actrice de Corinne Masiero, une quasi-inconnue qui éblouit l’écran.&#160; <br />Elle est parfaite dans ce rôle de femme blessée par la vie, mais encore pleine de combativité et d’espoir. Un personnage que l’on pourrait comparer à une équilibriste tentant de traverser un précipice en marchant sur un fil, en pleine tempête.    <br />Louise est entre deux âges. Sa beauté physique décline lentement, mais sûrement, et le fait de vivre en dessous du seuil de pauvreté n’aide en rien. Cependant, elle peut encore se montrer sensuelle quand elle fait l’effort de se maquiller et de s’habiller un peu plus élégamment.     <br />Elle est aussi entre deux situations. Entre une vie aisée et une nouvelle vie nettement moins confortable, mais “acceptable”. Et pour cela, elle doit continuer d’avancer pas à pas, avec précaution, chaque faux-pas menaçant de l’entraîner au fond du gouffre…    <br />Corinne Masiero donne chair à ce personnage avec juste ce qu’il faut de fragilité et de force, de dignité et de colère à peine contenue, de générosité et d’acrimonie.    <br />Oui, elle est bien une révélation, comparable à la découverte, il y a quelques années, d’Anna Thomson dans <strong>Sue, perdue à Manhattan </strong>et, comme pour l’actrice américaine, on se demande comment les cinéastes ont pu cantonner pendant autant d’années cet indéniable talent à des seconds rôles…&#160; </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LouiseWimmer3.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Louise Wimmer - 3" border="0" alt="Louise Wimmer - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LouiseWimmer3_thumb.jpg" width="555" height="370" /></a>     </p>
<p>Mais il serait injuste de réduire <strong>Louise Wimmer</strong> à la seule composition de Corinne Masiero, aussi remarquable soit-elle. Il convient aussi de célébrer la naissance d’un vrai cinéaste, Cyril Mennegun.    <br />Le jeune réalisateur s’appuie sur son expérience de documentariste pour proposer un montage concis, efficace et réaliste, collant au plus près de son personnage. Mais il a su également hausser son niveau de mise en scène en proposant de jolies séquences, comme cette danse qu’effectue Louise sur les hauteurs de la ville. Une danse ou ne transe. Un exorcisme, presque. Son corps s’agite par saccades, par convulsions, toujours avec la voix de Nina Simone en fond musical, comme si elle chassait ses démons intérieurs ou éloignait les mauvais esprits, comme si elle implorait une dernière fois l’aide de ce Dieu qui semble l’avoir oubliée… Elle domine l’espace et la ville, s’abandonne totalement à la musique pour mieux se retrouver ensuite.     <br />Et cela agit comme un déclic.    </p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LouiseWimmer10.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Louise Wimmer - 10" border="0" alt="Louise Wimmer - 10" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LouiseWimmer10_thumb.jpg" width="555" height="372" /></a>     </p>
<p>Dans la foulée, elle apprend qu’elle va enfin pouvoir bénéficier de cet appartement qui lui manquait tant. Et même si le logement n’a rien d’un palace, même si sa situation reste compliquée, Louise entrevoit la sortie du tunnel…     <br />Le film se clôt presque comme il a commencé. Louise roule vers les barres d’immeubles grises.     <br />Mais cette fois-ci, Nina Simone a laissé place à un morceau de David McWilliamls, <em>“Days of Pearly Spencer”</em>, aux <a href="http://www.lacoccinelle.net/247053.html" target="_blank">paroles</a> évocatrices. La nuit a été remplacée par le jour, la pluie a cédé place à un soleil radieux. Le sourire a remplacé les larmes. Et les yeux fatigués se remettent à pétiller comme ceux d’un enfant à qui on venait de faire le plus beau des cadeaux : l’espoir.    </p>
<p>Magnifique et bouleversant…    </p>
<p>________________________________________________________________________________&#160; <br /><strong>     <br /><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LouiseWimmer.jpg"><img style="border-bottom: 0px; border-left: 0px; margin: 0px 15px 0px 0px; display: inline; border-top: 0px; border-right: 0px" title="Louise Wimmer" border="0" alt="Louise Wimmer" align="left" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/LouiseWimmer_thumb.jpg" width="173" height="231" /></a> Louise Wimmer       <br /></strong><em>Louise Wimmer     <br /></em>    <br />Réalisateur : Cyril Mennegun&#160; <br />Avec : Corinne Masiero, Jérôme Kircher, Anne Benoit, Marie Kremer, Jean-Marc Roulot, Frédéric Gorny, Cécile Rebboah    <br />Origine : France     <br />Genre : portrait de femme magnifique    <br />Durée : 1h20    <br />Date de sortie France : 04/01/2012     <br />Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large"><span style="font-family: microsoft sans serif"><span style="color: #b6565f">●<strong>●●<strong>●<strong>●<strong>●</strong></strong></strong></strong></span></span></span></span>    <br />contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-486974" target="_blank">L&#8217;Humanité</a>     </p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F01%2F08%2Flouise-wimmer-de-cyril-mennegun%2F&amp;title=%26ldquo%3BLouise%20Wimmer%26rdquo%3B%20de%20Cyril%20Mennegun" id="wpa2a_52"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
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		<title>&#8220;Une nuit&#8221; de Philippe Lefebvre</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Jan 2012 14:31:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour réussir un film noir, il n’est pas forcément nécessaire d’accumuler les cadavres, les bagarres ou les courses-poursuite. Il n’est pas obligatoire non plus d’abuser des retournements de situation, des morceaux de bravoure destinés à épater la galerie ou des poncifs du genre. Un bon film noir, c’est avant tout des personnages embarqués dans une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour réussir un film noir, il n’est pas forcément nécessaire d’accumuler les cadavres, les bagarres ou les courses-poursuite. Il n’est pas obligatoire non plus d’abuser des retournements de situation, des morceaux de bravoure destinés à épater la galerie ou des poncifs du genre.<br />
Un bon film noir, c’est avant tout des personnages embarqués dans une situation qui les dépasse : gens “ordinaires” soudain confrontés à la dure réalité d’un milieu violent, sans foi ni loi; voyous n’ayant plus d’autre alternatives que la prison ou la mort; flics trop usés pour remarquer qu’ils ont transgressé les règles; protagonistes pris dans un piège se refermant inexorablement sur eux…<br />
C’est aussi une atmosphère particulière qui accompagne la chute progressive de ces personnages, accroissant leur désarroi ou générant une tension diffuse qui électrise le film…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Unenuit4.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Une nuit - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Unenuit4_thumb.jpg" alt="Une nuit - 4" width="555" height="369" border="0" /></a></p>
<p>Ceci, Philippe Lefebvre et ses scénaristes, Simon Michael et Philippe Isard, l’ont bien compris. <strong>Une nuit</strong>  prend clairement ses distances avec les clichés dont pâtissent tant de séries télévisées policières. Ici, pas de tueurs en série, de profileurs, de superflics qui restent bien coiffés en toute circonstance, même après une poursuite échevelée, pas d’experts capables de confondre un suspect avec un… euh… cheveu.<br />
Non, ici, l’intrigue joue autant sur le réalisme, en s’inspirant de l’expérience du terrain de Philippe Isard, ex-flic, que sur une dramaturgie théâtrale très classique, assez épurée, dans l’esprit des tragédies antiques, en respectant notamment  la règle des unités de temps (une nuit), de lieu (la ville de Paris) et d’action (la quête du personnage principal). Et cette confrontation des deux donne une oeuvre des plus originales…</p>
<p>Le scénario ne quitte pas d’une semelle le personnage principal, Simon Weiss (Roschdy Zem), flic de ce que l’on appelle la “Brigade Mondaine”. On le suit lors d’une de ses tournées quotidienne des établissements de nuit. Du crépuscule au petit matin, il doit alpaguer les clients un peu trop éméchés ou violents et veiller à ce que les l’ordre règne dans les différents clubs parisiens, en empêchant le développement d’activités clandestines.<br />
Il a sa méthode, assez efficace : il ferme les yeux sur certaines pratiques illégales en échange d’informations pouvant démanteler des trafics de grande ampleur, il tolère des pratiques mafieuses qui lui permettent de mieux contrôler l’équilibre entre les clans qui se partagent le monde de la nuit et il parvient à se faire respecter des truands et des businessmen véreux en parlant le même langage qu’eux, entre autorité brutale, finesse diplomatique et respect des codes de l’honneur.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Unenuit3.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Une nuit - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Unenuit3_thumb.jpg" alt="Une nuit - 3" width="555" height="368" border="0" /></a></p>
<p>Une nuit apparemment comme les autres, Simon se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond. Déjà, de la drogue frelatée circule dans les clubs huppés de la capitale, et l’un des groupes mafieux de la ville, via l’homme de main Jo Linder (Jean-Pierre Martins) semble vouloir faire main basse sur plusieurs haut lieux de la nuit parisienne… Mais pour couronner le tout, Simon se retrouve dans le collimateur de l’IGS, la “police des polices”, qui le soupçonne fortement de favoriser Tony Garcia (Samuel Le Bihan), un propriétaire de night-clubs un brin filou, en échange de généreux pots de vin… Le policier comprend rapidement que ces trois affaires sont reliées les unes aux autres et qu’on essaie de le piéger pour le mettre hors circuit…</p>
<p>Cette intrigue n’est qu’un fil conducteur assez sommaire. Elle sert surtout de prétexte à la description d’un milieu peu connu, celui du “monde de la nuit” et de ceux qui le façonnent, des night-clubs branchés aux bars à putes, des business respectables aux activités interlopes. Et elle permet de mieux mettre en exergue les failles du personnage principal, en train de perdre pied dans cet environnement aux codes moraux singuliers.</p>
<p>Simon n’est pas un mauvais flic. Il aime son métier et en a une conception assez haute. Il sait être juste avec les personnes qu’il croise, la plupart du temps. Il se montre aussi très protecteur et pédagogue auprès de la jeune collègue Laurence (Sara Forestier) qui lui sert de binôme et de chauffeur pour la nuit.<br />
Simon n’est pas non plus une mauvaise personne. C’est un homme apparemment équilibré, qui a pour préoccupation principale le bien-être de sa famille… Il est sympathique et agréable, ainsi que Laurence va le découvrir tout au long de la nuit…<br />
Il est donc bien loin de la caricature du policier violent et corrompu dont l’âme aurait noirci au contact de la faune nocturne…<br />
Pourtant, le monde de la nuit a déteint sur lui, imperceptiblement. Il a fini par s’habituer à la vie sous les lumières artificielles, à cette ambiance de douce clandestinité dans laquelle les notables viennent s’encanailler, à ces figures grotesques ou sublimes des nuits parisiennes, à toute une ribambelle de personnages louches et leurs petits trafics…<br />
Et à plusieurs reprises, sans vraiment s’en rendre compte, il s’est mis à utiliser les mêmes méthodes que les voyous, bafouant les règles élémentaires de déontologie policière…<br />
Cela dit, Weiss a toujours gardé intact son sens de l’honneur et du devoir. Bien qu’il ait touché quelques pots-de-vin – uniquement pour agrémenter le quotidien d’une famille que ses horaires décalés conduisent à délaisser-  et qu’il ait  fermé les yeux sur des petits trafics – une façon de se faire accepter et respecter dans cet univers particulier aux règles particulières,  il ne s’est jamais vraiment laissé corrompre et est resté fidèle à sa mission : maintenir l’ordre.<br />
Là encore, on est loin de la figure du flic pourri jusqu’à la moelle.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Unenuit2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Une nuit - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Unenuit2_thumb.jpg" alt="Une nuit - 2" width="555" height="365" border="0" /></a></p>
<p>Ce qui est passionnant dans ce film, c’est que si Simon va chuter, c’est justement parce qu’il n’a pas changé et qu’il a la faiblesse d’être trop “humain”.<br />
En plusieurs années passées sur le terrain, Simon a appris à connaître les gens qui font les nuits parisiennes. Il a sympathisé avec bon nombre d’entre eux, voire noué des liens d’amitié et de fraternité profonds, comme ceux qui l’unissent à Garcia. C’est cette amitié, plus que l’appât du gain, qui l’a conduit à  véritablement franchir la ligne jaune.<br />
Et c’est à cause de la confiance qu’il lui accorde qu’il se retrouve trahi et manipulé par des truands et des avocats véreux…<br />
En réalisant cela, Simon tombera de haut. Et il comprendra surtout que si lui n’a pas changé, le monde autour de lui a changé. Il appartient encore à une génération où l’on sait respecter la parole donnée, où la confiance est la base de toute chose. Désormais, les parrains locaux voient des voyous en col blanc se montrer encore plus ambitieux et filous qu’eux, ne reculant devant aucun coup tordu. Les petits trafics laissent place à des gros trafics. La poésie de la vie nocturne disparaît peu à peu…<br />
Simon réalise, tout simplement, qu’il n’est plus en phase avec le monde moderne, qu’il est peut-être temps pour lui de quitter la scène et se recentrer sur l’essentiel…</p>
<p>Si l’ambiance globale est nocturne, le scénario, lui, se veut “crépusculaire”, décrivant la fin d’une époque et d’un monde. La nuit n’appartient plus aux jeunes idéalises qui avaient le sens de la fête et de la fantaisie, mais à des requins de la finance qui veulent créer des usines à fric et des endroits glacés, déshumanisés… <strong>Une nuit</strong> décrit cette mutation avec une pointe de nostalgie et de désabusement.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Unenuit5.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Une nuit - 5" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Unenuit5_thumb.jpg" alt="Une nuit - 5" width="555" height="312" border="0" /></a></p>
<p>C’est l’une des grandes forces du film de Philippe Lefebvre, qui a aussi eu la bonne idée de confier le rôle principal à l’excellent Roschdy Zem. Il est juste parfait dans ce rôle exigeant à la fois charisme et fragilité, une bonne dose d’humanisme et de sensibilité et une pointe d’ambiguïté.<br />
A ses côtés, on retrouve toute une ribambelle d’acteurs épatants : Sophie Broustal, Gérald Laroche, Samuel Le Bihan, Jean-Pierre Martins, Richard Bohringer, Grégory Fitoussi… Sans oublier Sara Forestier, qui impose sa présence tout en retenue.</p>
<p>Au rayon des faiblesses, il faut reconnaître que si le film tire son originalité de ce scénario réaliste et minimaliste refusant tout recours au sensationnalisme ou aux effets narratifs conventionnels (hormis un rebondissement final assez efficace), il en pâtit aussi un peu.<br />
Cela manque un peu d’intensité dramatique, ce qui est toujours dommageable pour un polar. Et sans doute d’une dimension tragique un peu plus nette, comme, par exemple, celle du <strong>Pigalle</strong> de Karim Dridi, qui nous entraînait aussi dans les coulisses des night-clubs parisiens.</p>
<p>Mais malgré ces quelques réserves, il convient de saluer le travail mené par le cinéaste et son équipe. <strong>Une nuit</strong> a le mérite d’oser s’aventurer en dehors des sentiers battus, de tenter une approche originale d’un genre – le polar – que l’on aurait pu penser à bout de souffle, et de donner un sérieux coup de vieux à bien des séries policières qui se veulent “branchées”…</p>
<p>________________________________________________________________________________<br />
<strong><br />
<a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Unenuit.jpg"><img style="margin: 0px 10px 0px 0px; display: inline; border: 0px;" title="Une nuit" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Unenuit_thumb.jpg" alt="Une nuit" width="173" height="231" align="left" border="0" /></a> Une nuit<br />
</strong><em>Une nuit<br />
</em><br />
Réalisateur : Philippe Lefebvre<br />
Avec : Roschdy Zem, Sara Forestier, Samuel Le Bihan,<br />
Jean-Pierre Martins, Grégory Fitoussi, Sophie Broustal<br />
Origine : France<br />
Genre : film noir sans artifices<br />
Durée : 1h48<br />
Date de sortie France : 04/12/2011<br />
Note pour ce film : <span><span style="font-size: x-large;"><span style="font-family: microsoft sans serif;"><span style="color: #b6565f;">●<strong>●●<strong>●</strong></strong></span></span>○<span><span style="font-size: x-large;">○</span></span> </span></span><br />
contrepoint critique chez : <a title="http://www.humanite.fr/culture/par-ici-les-sorties-480874" href="http://www.lexpress.fr/culture/cinema/une-nuit_1067592.html" target="_blank">L&#8217;Express</a></p>
<p>________________________________________________________________________________</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F01%2F04%2Fune-nuit-de-philippe-lefebvre%2F&amp;title=%26ldquo%3BUne%20nuit%26rdquo%3B%20de%20Philippe%20Lefebvre" id="wpa2a_54"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
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		<item>
		<title>Concours &#8220;Ma premi&#232;re fois&#8221; 5&#215;2 places &#224; gagner</title>
		<link>http://www.anglesdevue.com/2012/01/04/concours-ma-premire-fois-5x2-places-gagner/</link>
		<comments>http://www.anglesdevue.com/2012/01/04/concours-ma-premire-fois-5x2-places-gagner/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 Jan 2012 23:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concours]]></category>
		<category><![CDATA[Ma première fois]]></category>

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		<description><![CDATA[Après vous avoir présenté nos voeux sous forme de prophétie apocalyptique (c’était pour rire, hein…), on se devait de rectifier le tir en vous offrant un peu d’amour… Donc, on a eu l’idée d’organiser, en partenariat avec nos inestimables amis de cinefriends – à qui on souhaite une très bonne année, au passage – et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/mapremirefois2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="ma première fois - 2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/mapremirefois2_thumb.jpg" alt="ma première fois - 2" width="555" height="318" border="0" /></a></p>
<p>Après vous avoir présenté nos voeux sous forme de prophétie apocalyptique (c’était pour rire, hein…), on se devait de rectifier le tir en vous offrant un peu d’amour…</p>
<p>Donc, on a eu l’idée d’organiser, en partenariat avec nos inestimables amis de <a href="http://www.cinefriends.com/">cinefriends</a> – à qui on souhaite une très bonne année, au passage – et de <a href="http://www.marsfilms.com/">Mars Distribution</a>, ce jeu-concours qui vous permettra peut-être de gagner des places pour aller voir un film qui s’appelle <strong>Ma première fois</strong> et qui, comme son titre semble l’indiquer, parle d’un premier amour, celui qu’on n’oublie jamais…</p>
<p>Il s’agit là aussi d’une première fois derrière la caméra pour Marie-Castille Mention-Schaar, d’habitude scénariste (<strong>La Première étoile</strong>) ou productrice (<strong>Je crois que je l’aime</strong>, <strong>Zim &amp; Co</strong>, <strong>Désaccord parfait</strong>…). Nous n’avons pas encore vu le film, mais les premières images et le casting de jeunes comédiens nous donnent envie de le découvrir.<br />
Si cela vous tente aussi, vous savez ce qu’il vous reste à faire…</p>
<p>Ce jeu-concours est ouvert du 4 janvier au 17 janvier 2012 et permet de faire gagner les lots suivants :</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Mapremirefois.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="Ma première fois" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/Mapremirefois_thumb.jpg" alt="Ma première fois" width="129" height="172" border="0" /></a></p>
<p><em>1er au 5ème prix :<br />
</em><br />
2 places pour aller découvrir en salle le film <strong>Ma première fois </strong><em>(sortie le 18 janvier)</em><br />
Pour participer, il suffit de répondre au questionnaire suivant, accompagné de vos coordonnées complètes (Nom, Prénom, Adresse postale, Adresse mail). Vous pouvez vous aider du cinéwidget présent en bas de cette page.</p>
<p>Bonne chance !</p>
<p><br/><br />
<script type='text/javascript' src='http://www.cinefriends.com/?L=quizz.aj_external_js&#038;id=6240&#038;width=555&#038;height=600&#038;extid=1625'></script><br />
<br/><br />
&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/mapremirefois3.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="ma première fois - 3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/mapremirefois3_thumb.jpg" alt="ma première fois - 3" width="555" height="329" border="0" /></a></p>
<p>Règlement du concours :</p>
<p>- Concours ouvert aux résidents de France Métropolitaine, Corse incluse.<br />
- Pour jouer, cochez les réponses aux questions, complétez vos coordonnées et cliquez sur le bouton “envoyer” en bas du questionnaire.<br />
- N’est autorisée qu’une seule participation par foyer/adresse postale. Dans le cas contraire, les bulletins ne seront pas pris en compte et il ne sera tenu compte d’aucune réclamation.<br />
- Le concours débute le 04 janvier 2012 à 0h00 et prendra fin le 17 janvier 2012 à 23h59. Les réponses reçues après cette date limite ne seront pas valides et ne seront pas comptées dans le nombre total de participations.<br />
- L’attribution des lots se fera par tirage au sort parmi les bonnes réponses.<br />
- La participation à ce jeu implique que vous autorisiez Angle[s] de vue à stocker provisoirement des informations vous concernant et, en cas de gain, à les transmettre à nos partenaires, qui expédieront les lots gagnés. Angle[s] de vue s’engage à ne pas communiquer vos coordonnées à d’autres personnes ou sociétés et à les supprimer dès le jeu-concours terminé.<br />
- Vous disposez d’un droit d’accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art.34 de la loi « Informatique et Libertés »). Pour l’exercer, veuillez nous contacter.<br />
<br/><br />
<object width='450' height='375'><param name='movie' value='http://www.sortiescinema.net/cinewidgetv2-swf/ma-premiere-fois/no'></param><param name='allowScriptAccess' value='always'></param><embed src='http://www.sortiescinema.net/cinewidgetv2-swf/ma-premiere-fois/no' type='application/x-shockwave-flash' width='450' height='375' allowscriptaccess='always'></embed></object></p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F01%2F04%2Fconcours-ma-premire-fois-5x2-places-gagner%2F&amp;title=Concours%20%26ldquo%3BMa%20premi%26egrave%3Bre%20fois%26rdquo%3B%3Cbr%2F%3E%205%26%23215%3B2%20places%20%26agrave%3B%20gagner" id="wpa2a_56"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
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		<title>La Machine &#224; remonter le temps &#8220;Plus Oh!&#8221; de Jean-Luc Godard</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 23:10:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mael Rannou</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[La Machine à remonter le temps]]></category>
		<category><![CDATA[clip]]></category>
		<category><![CDATA[France Gall]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Godard]]></category>
		<category><![CDATA[Plus haut!]]></category>
		<category><![CDATA[Plus ho!]]></category>

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		<description><![CDATA[Les connaisseurs de Godard (auxquels je n&#8217;appartiens pas) savent que sa filmographie regorge de collaborations avec des stars du moment, parfois étonnantes. De la mythique Bardot du Mépris au Johnny ténébreux de Détective, on oublie souvent qu&#8217;il a également offert le premier rôle de Masculin, féminin à Chantal Goya. Dans les années 90, il se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les connaisseurs de Godard (auxquels je n&#8217;appartiens pas) savent que sa filmographie regorge de collaborations avec des stars du moment, parfois étonnantes. De la mythique Bardot du <strong>Mépris </strong>au Johnny ténébreux de <strong>Détective</strong>, on oublie souvent qu&#8217;il a également offert le premier rôle de <strong>Masculin, féminin</strong> à Chantal Goya.<br />
Dans les années 90, il se radicalise et entreprend un repli en solitaire, centré sur des travaux de montage, dont les fruits les plus célèbres sont les différentes <strong>Histoires du cinéma</strong>. Que ce soit en plein dans cette période qu&#8217;il accepte de réaliser son premier clip est déjà étonnant, que ce soit pour illustrer une sirupeuse chanson de Michel Berger chantée par sa muse France Gall frise le délire.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/plushaut1.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="plushaut1" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/plushaut1_thumb.jpg" alt="plushaut1" width="555" height="371" border="0" /></a></p>
<p>On sait que cette curieuse idée («<em> Mauvaise idée</em> » dirait Orelsan) vient de la chanteuse. Après avoir vu le film <strong>Nouvelle Vague</strong>, elle décide d&#8217;employer Godard et lui envoie les paroles de sa chanson. Si un site de fans semble outré qu&#8217;il ait mis 17 jours à lui répondre, qu&#8217;il prenne la peine de le faire semble déjà un exploit en soi, et que la réponse soit positive en est un autre. France Gall va donc se déplacer en Suisse et poser un plan flou (son visage chantant), puis JLG va mixer tout ça avec des images qu&#8217;il a en stock et ces fameuses sentences, parfois assez justes, parfois sans intérêt, voire grotesques.</p>
<p>Le clip semble bâclé, comme fait d&#8217;images semblant plaire au réalisateur mais sans lien réel entre elles, tout comme les phrases assénées. On peut très fortement le soupçonner d&#8217;avoir voulu utiliser des chutes de divers projets non aboutis, où écartées au dernier moment. Il y a bien sûr parfois quelques images illustrant les paroles, mais on a l&#8217;impression que le but est plus de montrer la faiblesse de la chanson que de la magnifier, comme on le voit dans la sentence « <em>La beauté n&#8217;écoute pas</em> », ou dans ces extraits de films montrant des fuites ratées lorsqu&#8217;elle chante « <em>Il m&#8217;emmène avec lui</em> »&#8230; Le je m&#8217;en foutisme de la réalisation sonnera d&#8217;ailleurs la mort du clip, qui sera remplacé par un autre beaucoup plus conforme après une seule diffusion, faute de règlement des droits des images utilisées.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/plushaut3.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="plushaut3" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/plushaut3_thumb.jpg" alt="plushaut3" width="555" height="369" border="0" /></a></p>
<p>La chose marquante qui sort le spectateur/auditeur de l&#8217;ennui, c&#8217;est un jeu de mot. Un jeu de mot au premier degré absolu, auquel ne nous a pas vraiment habitués le pontifiant cinéaste, qui souligne par ce biais la platitude des paroles. De temps en temps, en fin de vers, il va en effet user d&#8217;un gros « Oh ! » en surimpression, afin de marquer la rime quasi-perpétuelle du texte. Tout cela pour pouvoir, quand à quelques rares reprises la rime est cassée, écrire « Plus Oh ! », ce qui est un rappel du titre et une moquerie à peine masquée. L&#8217;effet est garanti et il est difficile de ne pas sourire. Je me demandais vraiment ce qui pouvait avoir donné envie à Godard d&#8217;accepter le projet. L’argent n&#8217;était pas en soi une motivation convaincante : quitte à cachetonner il aurait sans doute fait de la pub, il l&#8217;avait déjà fait et c&#8217;est nettement plus lucratif. Il paraît impossible qu&#8217;il ait apprécié la musique, et il semble donc que ce soit dans ce gag que réside la décision. En lisant ces paroles creuses, le jeu de mot à dû lui venir, et être lancé à la manière d&#8217;un pari un peu potache.</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/plushaut2.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="plushaut2" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/plushaut2_thumb.jpg" alt="plushaut2" width="555" height="374" border="0" /></a></p>
<p>Le résultat est là, à la fois médiocre – ni la chanson ni le clip ne sont géniaux – et passionnant, l&#8217;anecdotique prenant toute sa saveur dans le mélange improbable de deux univers radicalement différents, marquant à la fois l&#8217;acidité de l&#8217;humour d&#8217;un réalisateur et l&#8217;étonnant second degré d&#8217;une chanteuse pop acceptant de se moquer d&#8217;elle même.</p>
<p>_______________________________________________________________________________</p>
<p><strong><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/plusoh4.jpg"><img style="margin: 0px 20px 0px 0px; display: inline; border: 0px;" title="plus oh - 4" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/plusoh4_thumb.jpg" alt="plus oh - 4" width="200" height="151" align="left" border="0" /></a> Plus Oh! (Plus haut !)<br />
</strong><em>Plus Oh! (Plus haut!)<br />
</em><br />
Réalisateur :  Jean-Luc Godard<br />
Avec : France Gall<br />
Origine : Suisse, France<br />
Genre : clip façon JLG (donc pur OFNI)<br />
Durée : 4 mn 14<br />
Année de production : 1996</p>
<p>Date de sortie France : diffusé une journée en 1996 puis interdit pour une histoire de droits d’auteur sur les images</p>
<p>N.B. : La vidéo a longtemps été difficilement trouvable mais est actuellement accessible sur youtube, elle peut cependant en disparaître aussi vite qu&#8217;elle est arrivée.<br />
_________________________________________________________________________________</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F01%2F03%2Fla-machine-remonter-le-temps-plus-oh-de-jean-luc-godard%2F&amp;title=La%20Machine%20%26agrave%3B%20remonter%20le%20temps%20%3Cbr%2F%3E%26ldquo%3BPlus%20Oh%21%26rdquo%3B%20de%20Jean-Luc%20Godard" id="wpa2a_58"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
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		<title>2012&#8230;</title>
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		<comments>http://www.anglesdevue.com/2012/01/01/2012/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 20:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boustoune</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[2012]]></category>

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		<description><![CDATA[Normalement, on devrait vous souhaiter une excellente année 2012, pleine de joie, de prospérité, de réussite et d’amour… Sauf qu’on a vu le film 2012 de Roland Emmerich et que du coup, en tant qu’initiés, on sait très bien que l’année s’annonce mouvementée avec au programme, notez-le bien sur vos agendas, la fin du monde [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Normalement, on devrait vous souhaiter une excellente année 2012, pleine de joie, de prospérité, de réussite et d’amour…<br />
Sauf qu’on a vu le film <strong>2012</strong> de Roland Emmerich et que du coup, en tant qu’initiés, on sait très bien que l’année s’annonce mouvementée avec au programme, notez-le bien sur vos agendas, la fin du monde prévue pour le 21 décembre prochain…</p>
<p>En gros, si vous voulez tout savoir, quelqu’un va oublier de mettre la clim’ sur le soleil qui va se la jouer four à micro-ondes en nous bombardant de neutrinos. Le centre de la Terre va se mettre à bouillir, ce qui va déclencher une nouvelle fièvre tectonique dans les boîtes de nuit… euh… qui va influer sur la tectoniques des plaques et provoquer quelques secousses… Au menu, tremblements de terre colossaux, tsunamis dévastateurs, éruptions volcaniques, tornades et inversion des pôles. de quoi perdre la boussole…<br />
Seules chance de salut : squatter chez le Dalaï Lama, partir en safari en Afrique ou prendre place sur les arches de Noé nouvelle génération que les gouvernements préparent dans le plus grand secret au fin fond de l’Himalaya, mais à moins d’être Bill Gates, Paris Hilton, le propriétaire du PSG ou tout autre individu riche à million, vous risquez bien de ne pas avoir de quoi vous payer le prix du billet de croisière… Ou alors, il faudra être aussi fort que John Cusack, l’homme qui réussit à survivre à toutes les calamités sans salir sa chemise ni malmener son brushing…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/2012apocalypse.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="2012 apocalypse" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/2012apocalypse_thumb.jpg" alt="2012 apocalypse" width="555" height="277" border="0" /></a></p>
<p>Bref, ça ne sent pas bon… Et il n’y a pas que la chanson de Roland (Emmerich) qui le dit…<br />
Par exemple, Brice de Nice, un membre de la secte de Bodhi, a annoncé depuis plusieurs années attendre “La Vague” et les déferlantes qui se sont récemment abattues sur la Côte d’Azur semble lui donner raison…<br />
Et surtout, les Mayas avaient inscrit il y a bien longtemps la date fatidique dans leur calendrier des pompiers de l’époque. Ah, franchement, ça craint…</p>
<p>Bon, en même temps, les Mayas n’ont pas été fichu de prévoir la fin de leur propre civilisation, rongée par la folie des grandeurs et les délires ésotériques de leurs grands prêtres prompts à sacrifier tout ce qui bouge aux dieux solaires… Et il n’ont pas prévu non plus que Mel Gibson allait se foutre de leur gueule dans son <strong>Apocalypto</strong>… Alors bon, niveau prédiction, c’est aussi crédible que l’Apocalypse de l’an 1999 selon Saint Paco Rabanne.<br />
Quant à Roland Emmerich, il a déjà annoncé que la Terre allait être envahie par des extra-terrestres belliqueux (<strong>Independance day</strong>), détruite par des dérèglements climatiques extrêmes (<strong>Le jour d’après</strong>) ou un dinosaure radioactif géant (<strong>Godzilla</strong>). Sans parler d’autres catastrophes naturelles telles que Jean-Claude Van Damme.<br />
Alors lui aussi, niveau crédibilité, bof quoi…</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/spectateur.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="spectateur" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/spectateur_thumb.jpg" alt="spectateur" width="555" height="350" border="0" /></a></p>
<p>Peut-être qu’en fin de compte, cette fin du monde de 2012, c’est juste une sorte de psychose collective, le fruit de notre imagination débordante… Ou peut-être bien qu’on va trop au cinéma…</p>
<p>Cela dit, on va trop au cinéma, d’accord… Mais vous aussi, chers lecteurs. Vous qui êtes de plus en plus nombreux à apprécier (ou non) nos petites chroniques cinématographiques ou à tenter votre chance à nos jeux-concours.<br />
Sachez que votre confiance nous fait très plaisir et nous donne envie de continuer encore et encore à vous proposer un contenu que nous souhaitons de qualité.</p>
<p>Bon d’accord, ces derniers temps, le site est un peu à la traîne. La faute à un coup de fatigue global de nos chroniqueurs (et moi en premier) et un manque d’effectif pour couvrir les (trop) nombreuses sorties en salles de ces dernières semaines (Au passage, si certains veulent nous rejoindre, on étudie toute proposition de collaboration).<br />
Mais promis, on prend des bonnes résolutions pour repartir de plus belle pour cette année 2012 et critiquer un maximum de films que l’on souhaite d’ores et déjà excellents. Et tant pis si la fin du monde est prévue pour le 21 décembre. Ca laisse presque un an pour en profiter un maximum!</p>
<p>Alors, pour 2012, on vous souhaite des torrents d’amour (des <strong>Love Streams</strong>, façon Cassavetes), des tsunamis de bonheur, des éruptions de plaisir (doucement quand même), des séismes d’émotions cinématographiques, des tornades de joie et des pluies de billets de banque (parce qu’en temps de crise, ça peut servir).</p>
<p>Bref…<br />
Une très bonne et très heureuse année 2012 pour tous !</p>
<p><a href="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/instant2012cartesdevoeuxrougeetoile.jpg"><img style="margin: 0px; display: inline; border: 0px;" title="instant-2012-cartes-de-voeux-rouge-etoile" src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/uploads/2012/01/instant2012cartesdevoeuxrougeetoile_thumb.jpg" alt="instant-2012-cartes-de-voeux-rouge-etoile" width="500" height="418" border="0" /></a></p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fwww.anglesdevue.com%2F2012%2F01%2F01%2F2012%2F&amp;title=2012%26hellip%3B" id="wpa2a_60"><img src="http://www.anglesdevue.com/wp-content/plugins/add-to-any/share_save_171_16.png" width="171" height="16" alt="Share"/></a></p>
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