Archive pour la catégorie ‘Guerre’
Bonne idée que de faire coïncider la sortie en salles de D’un film à l’autre, (lire notre critique) avec celle, en DVD et Blu-Ray, de Ces amours-là.
Ceux qui verront le documentaire que Claude Lelouch a consacré à son impressionnante carrière auront peut-être envie de découvrir ou redécouvrir son dernier film de fiction, également à forte connotation autobiographique.
Ainsi, Ces amours-là aura peut-être la chance de trouver enfin son public, après une exploitation en salles décevante en terme de nombre d’entrées comme d’accueil critique.
En effet, les détracteurs de Lelouch n’ont pas manqué l’occasion de cracher leur venin et de dire tout le mal qu’ils pensaient du film et du style du cinéaste en général. La presse spécialisée et une grande majorité de blogueurs n’ont pas été tendre : “Dialogues consternants, caméos pathétiques (…) séquences poussives…” (1),” l’ennui et le mal de tête qu’il provoque sont féroces” (2), “fresque gloubiboulga (..) tsunami complaisant” (3)…
Le phénomène n’est pas nouveau. A chaque nouveau film de Claude Lelouch, ses détracteurs n’hésitent pas à se manifester. Il y a ceux qui le détestent par principe, comme “Les Cahiers du cinéma”, qui lui reprochent encore aujourd’hui d’avoir refusé d’adhérer à la Nouvelle Vague (euh… il y a prescription, non? Ce serait bien de faire preuve d’un peu d’ouverture d’esprit…).
Et il y a ceux qui sont allergiques à son style un peu trop généreux, son emphase mélodramatique, sa mise en scène ostentatoire, avec force plans-séquences et longs travellings, et l’utilisation un peu pompière des musiques… Bref, qui lui reprochent de “faire du Lelouch”…
Mais avec Ces amours-là, plus qu’avec un autre de ses films, ils ont pu se lâcher sur les critiques assassines, trouvant dans l’oeuvre largement matière à étayer leurs arguments. Il faut dire que Lelouch n’y va pas, ici, avec le dos de la cuillère ; il s’agit d’un film-somme qui compile tous ses tics de mise en scène, tous ses moteurs narratifs et une bonne partie de ses thématiques récurrentes : emphase mélodramatique, utilisation intempestive de la musique et des chansons (plus de “chabadabadas” et de Nicole Croisille, mais une Liane Foly en chanteuse “à gouaille” caricaturale), intrigue traitant des hasards et des coïncidences, de la rencontre amoureuse,…
De surcroît, Lelouch s’attaque à des périodes historiques “casse-gueule” – la seconde guerre mondiale, la libération – et à des sujets tabous – la collaboration, la Shoah – avec des partis pris de mise en scène qui ne manquent pas de provoquer, au choix, ricanements ou indignation…
Cette grande fresque historique couvrant plus de cinquante ans d’histoire est centrée autour du personnage d’Ilva (Audrey Dana) et de ses amours tumultueuses – scandaleuses, diront certains…
Tout commence quand, pendant l’occupation, son père (Dominique Pinon) est arrêté par les nazis pour faits de résistance. Ilva se rend au siège de la gestapo pour réclamer sa grâce. L’officier nazi en charge du dossier (Samuel Labarthe) la congédie sans égards, mais, sous le charme de la jeune femme, ordonne la libération du prisonnier.
Naïve, Ilva tombe amoureuse de cet allemand qu’elle croit différent des autres soldats nazis, plus francophile, plus galant, plus attentionné… Elle plaque son fiancé (le chanteur Raphaël, très correct pour sa première expérience d’acteur de cinéma…) et se met en ménage avec son bel officier, traversant sans encombre la seconde guerre mondiale.
A la libération, c’est une autre histoire… Rejetée par l’officier nazi, menacée de lynchage par le peuple, elle ne doit son salut qu’à l’intervention de deux soldats américains (Jacky Ido et Gilles Lemaire), qui tombent simultanément amoureux d’elle et dont elle tombe elle aussi amoureuse, sans pouvoir choisir entre les deux… Un ménage à trois qui finira mal – forcément – et qui entraînera Ilva dans d’autres bras, toujours avec la même passion, la même foi en l’amour…
On pourrait trouver ce mélodrame un peu trop chargé, surtout que le cinéaste illustre son thème avec d’autres histoires annexes, qui sont autant de variations autour de la vie et la mort, de la force du sentiment amoureux. Il y a notamment cette idylle que le cinéaste, audacieux, fait naître entre un pianiste juif et une jeune femme, dans un wagon de train les menant tout droit à Auschwitz… Une séquence qui a fait grincer les dents de plus d’un spectateur…
On pourrait aussi trouver risible les grandes séquences historiques mises en scène avec les moyens du bord, comme cette scène de débarquement bien pauvre au regard d’un Il faut sauver le soldat Ryan, par exemple, ou cette course pour un bout de terrain entre des hommes et des cavaliers, au fin fond de l’ouest américain…
Oui, on pourrait très bien s’arrêter à ce niveau de lecture de l’oeuvre, tout prendre au premier degré et trouver tout cela inutilement lourd et pataud. Et pester contre le narcissisme affiché de Lelouch qui intervient, en toute fin de film, pour parler de sa carrière…
On pourrait, mais ce serait dommage, pour ne pas dire stupide… L’histoire mélodramatique d’Ilva est anecdotique. L’intrigue n’est qu’un prétexte, un fil conducteur qui n’est là que pour permettre au cinéaste de revisiter l’intégralité de sa vie et de son oeuvre, par le prisme de la fiction. Plutôt que Ces amours-là, le film aurait pu s’appeler “Cet amour-là”, celui que Claude Lelouch porte au septième art et aux oeuvres qui l’ont fait vibrer.
Dès le début, il n’est question que de cinéma. Une séquence filmée à la façon du muet – tirée de Toute une vie que Lelouch a réalisé en 1974, avec Judith Magre et Charles Denner – évoque les origines du cinématographe, cette “machine à refaire la vie”, puis une scène de tranchée, une arrivée d’un train en gare rappellent que la fonction première du cinéma était de capter le réel – Lelouch a été documentariste avant de se lancer dans la fiction. Une autre séquence, toujours tournée à la façon du muet, évoque le cinéma burlesque avant que l’on passe au sonore, avec la présentation du Chanteur de jazz et des actualités annonçant l’invasion de la Pologne par Hitler. La deuxième guerre mondiale est lancée…
L’histoire commence dans un cinéma, celui du père d’Ilva. Il s’occupe des projections, elle fait office d’ouvreuse… Malgré l’occupation, le cinéma est resté ouvert, proposant au peuple un peu de réconfort et de divertissement en ces temps troublés. Un petit garçon juif, surnommé “Coco” vient échapper aux rafles antisémites de la gestapo en restant caché toute la journée au cinéma. Il découvre, fasciné, un bon nombre de chefs d’oeuvres de l’époque, comme Hôtel du Nord ou Le Jour se lève… Ce petit garçon, pour ceux qui ne l’auraient pas compris, c’est évidemment Claude Lelouch.
On le retrouvera plus tard, dans le récit, en jeune cinéaste admiratif du travail de Kalatozov sur Quand passent les cigognes… et au dénouement de l’histoire d’Ilva où il revient sur sa longue carrière de cinéaste…
Si tout cela sonne juste, c’est que le cinéaste raconte ici sa propre histoire, romancée certes, et de manière détournée, derrière un autre récit, inspiré lui aussi d’événements réels, bribes d’histoires de personnes qui ont été proches de lui…
Cette trame fictive parsemée d’éléments autobiographiques est aussi et surtout, pour le cinéaste, l’occasion de revisiter toute sa filmographie. Ce n’est pas un hasard si l’intrigue s’étale sur cinq décennies, autant que la carrière de cinéaste de Claude Lelouch…
On retrouve tout, absolument tout, ce qui a constitué son cinéma, le bon comme le moins bon, la sobriété et les excès, les mouvements de caméra audacieux ou prétentieux, son lyrisme généreux ou dégoulinant de bons sentiments, la musique de Francis Lai,… On trouve une scène de boxe (en référence à Edith & Marcel), des numéros musicaux (pour Les Uns et les autres), des scènes de prétoire (qui rappellent celles de Tout ça pour ça!) ou des ritournelles présentes dans les autres films lelouchiens (Les bons et les méchants)… La scène de l’ouest américain, sans rapport avec le reste, pour les détracteurs du film, est au contraire justifiée pour évoquer les incartades du cinéaste au pays de l’oncle Sam (Un autre homme une autre chance, entre autres…) et la scène de débarquement fait écho à celle de son adaptation moderne des Misérables, perturbée par l’incendie qui ravagea, à l’époque tout le décor…
N’en déplaise à ses détracteurs, Ces amours-là n’est pas un mélodrame lourdingue mais une savoureuse réflexion d’un auteur sur son propre cinéma, conscient de ses forces et de ses faiblesses, assumant tous ses choix de mise en scène, y compris les plus scabreux. Alors oui, il y a des maladresses, oui, il y a des ratés, des choses agaçantes. Mais il y a aussi de ces moments de grâce dont le cinéaste a le secret : une belle scène entre Judith Magre et Anouk Aimée, une autre, en-chantée entre Audrey Dana et Laurent Couson, et bien sûr, de beaux mouvements de caméra, fluides et élégants…
Lelouch fait du Lelouch? Oh que oui! Il a un style qui lui est propre, entier, généreux, enthousiaste. On ne peut pas lui reprocher d’avoir sa marque de fabrique, ses petites manies de metteur en scène. C’est justement ce qui distingue un grand cinéaste d’un vulgaire faiseur… Après, on a le droit de ne pas aimer, c’est certain…
Il est vraiment intéressant de voir ou revoir Ces amours-là après D’un film à l’autre car ce sont deux films jumeaux, deux pièces complémentaires, portées par la même démarche de cinéaste. Simplement, D’un film à l’autre explicite un peu mieux les intentions du cinéaste : s’offrir, pour ses cinquante ans de carrière, une plongée ludique et lucide sur sa filmographie et offrir à ses spectateurs fidèles, ceux qui l’ont soutenu au cours de toutes ces années, un condensé de ce qu’ils ont aimé dans ses films…
(1): Lucie Callet dans “Le Nouvel Observateur”
(2): Isabelle Régnier dans “Le Monde”
(3): Le Figaro
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BONUS
Blu-ray comme DVD sont enrichis du même programme de suppléments :
- Making-of comprenant des séquence de tournage
et le travail de Lelouch avec ses acteurs. (30 mn)
- Images de la tournée de promotion du film (5mn)
- bande-annonce
- photos
- Audiodescription
Note globale des bonus : ●●●●○○
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| DVD9 Zone 2/ Blu Ray – PAL – Couleur – Format 2.35:1/ 16/9 compatible 4/3 (Résolution : 1080 24p Compression : AVC1.85 pour le Blu-Ray) Durée totale : 160 mn |
| Langues : | Français Dolby Digital 5.1 ou 2.0 Audiodescription |
Sous-titres : | anglais |
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[Critique initialement publié sur Cinétrafic - http://www.cinetrafic.fr/]
Alors que Tatarak est sorti dans les salles en février dernier, et que la Cinémathèque Française a rendu hommage à Andrzej Wajda, les éditions Montparnasse ont la bonne idée de sortir en DVD son avant-dernier film, Katyn, sorti en salles de manière très confidentielle l’an passé.
Pourtant, il s’agit d’une œuvre forte, bouleversante, qui veut témoigner, mettre en lumière des faits historiques peu connus et tragiques, qui nous font réfléchir sur la folie des hommes et le totalitarisme.
Le titre fait référence au massacre, à l’hiver 1939/1940, de soldats et d’intellectuels polonais, exécutés sommairement dans la forêt de Katyn, près de Smolensk, à la frontière avec la Biélorussie.
En septembre 1939, la Pologne est envahie par les troupes nazies, par l’ouest, et par les troupes soviétiques, à l’est. Un partage du territoire secrètement prévu par le pacte germano-soviétique de 1939.
La population se retrouve complètement perdue dans cette confusion, dans ce pays soudain rayé de la carte et divisé en deux parties sous contrôle militaire.
Tout le monde sait, aujourd’hui, combien le peuple polonais a souffert du joug de l’Allemagne nazie. Mais la situation n’était pas forcément plus reluisante dans la partie sous contrôle soviétique.
Les responsables russes ont ordonné la déportation des officiers polonais, et fermé les universités en faisant arrêter les professeurs. Sans doute parce que les soviétiques n’ont jamais accepté l’existence de la Pologne, pays créé au lendemain de la guerre 1914-1918, et le considéraient comme un pays petit-bourgeois, hostile aux idéaux révolutionnaires.
Déportés dans des camps en URSS, les prisonniers ont fini par être exécutés en secret, en avril et mai 1940. Au total, ce sont 15000 à 22000 cadavres qui ont été découvert dans des charniers, creusés dans la forêt de Katyn…
Il a fallu attendre 1943 pour que les corps soient déterrés par l’armée allemande, alors et que les proches des disparus soient informés de leur mort. Et plus encore pour que l’on apprenne la vérité sur ce qui s’est réellement passé.
Après la capitulation allemande et la création du bloc de l’est, les autorités soviétiques ont tout fait pour taire leur responsabilité dans ce génocide. Ils ont prétendu que le massacre a été commis en 1943, par les aux soldats nazis qui occupaient alors ce territoire. Et ils ont forcé au silence, avec des méthodes souvent expéditives, tous ceux qui connaissaient la vérité.
Ce n’est qu’en 1992, après la chute du mur de Berlin, que les dirigeants russes rétabliront la vérité et reconnaîtront la responsabilité de leurs prédécesseurs.
Le film veut rendre hommage aux victimes de ce génocide et entend réaffirmer cette vérité trop longtemps bafouée. Le cinéaste avait de quoi se sentir concerné par le sujet, et pour cause : Son père faisait partie des officiers exécutés à Katyn.
Peut-être, sûrement même a-t-il nourri une certaine colère, une haine, à l’encontre de ceux qui ont commis ces crimes barbares, de ce régime dictatorial qui a continué à opprimer son peuple pendant des années en se présentant comme son sauveur face à la barbarie nazie…
Mais son film ne fait pas état de cette légitime colère. C’est au contraire un film d’une dignité, d’une sobriété et d’une pudeur exemplaires, sans pathos ni complaisance. Un requiem bouleversant et révoltant.
La grande force du film, qui s’appuie sur un livre d’Andrzej Mularczy, « Post Mortem, l’histoire de Katyń », c’est de ne pas montrer directement ces évènements, mais de les évoquer à travers les familles des disparus, ces mères, ces épouses, ces enfants, ces sœurs attendant en vain le retour de leurs proches déportés en 1939, et à qui on a refusé le droit de connaître la vérité, pendant un demi siècle… A travers, aussi, les survivants du massacre, rongés par la culpabilité d’être encore en vie et de ne pouvoir révéler la réalité des faits, à cause des pressions du régime soviétique. A travers, enfin, les hommes et les femmes qui ont sacrifié leur vie pour tenter de faire triompher la justice et la vérité…
La peur, l’attente insoutenable, la solitude, le deuil impossible à faire dans des conditions décentes, et ce silence intolérable pour les proches des disparus…
En plusieurs saynètes couvrant un large pan d’histoire, de durées variables mais d’égale intensité, malgré leur apparent dépouillement, Wajda réussit à nous montrer toutes les souffrances que ce drame a occasionnées. Il montre comment la propagande soviétique a réussi à coller ce crime sur le dos des nazis et a étouffé toute tentative de découvrir la vérité… Une implacable machine administrative et policière…
Cela suffirait déjà à nous révolter, à nous interroger sur le devoir de mémoire et de vérité, sur la folie des hommes de pouvoir et de leur intolérance…
Mais Wajda a tenu à clore son film sur le massacre lui-même, dans toute son horreur. Difficile de rester indifférent aux images répétitives de ces soldats enchaînant les exécutions comme des ouvriers pourraient travailler à la chaîne. Brutal, glacial, insoutenable…
Comment des êtres humains ont-ils pu commettre tous ces crimes, comparables aux crimes nazis, sans jamais être punis ? Quels idéaux politiques et sociaux peuvent justifier de telles atrocités ? Comment faire pour éviter que cela se reproduise un jour ?
Katyn est un film « coup de poing », un témoignage fort, destiné à nous forcer à nous souvenir de ce drame, pour l’on veille à ce qu’il ne se reproduise jamais…
Et que l’on comprenne bien que la barbarie n’était pas l’apanage des seuls allemands et des nazis, que la nature humaine comporte une part d’ombre qui ne demande qu’à s’exprimer…
Evidemment, un tel film ne pouvait que diviser et susciter la polémique. Certains ont reproché à Wajda de faire l’amalgame entre nazisme et communisme. Curieuse critique, car le cinéaste ne fait pas le procès d’une idéologie politique. Il constate juste la façon dont elle peut, entre les mains de tyrans, mener à des actes humainement et moralement inacceptables.
D’autres ont reproché au cinéaste d’éluder totalement la question juive de son film, faisant paraître les bourgeois polonais comme les seules vraies victimes de la guerre. Là aussi, le critique est absurde. A l’exception de quelques négationnistes imbéciles, tout le monde a aujourd’hui conscience de ce qu’a pu être la Shoah et le drame de millions de juifs pendant la seconde guerre mondiale. A tel point que, justement, beaucoup de jeunes pensent, à tort, que seuls les juifs ont été exécutés dans les camps de concentration nazis…
Mais bien d’autres minorités, bien d’autres ethnies ou individus, ont eux aussi été victimes de la folie des hommes au cœur du XXème siècle : les tziganes et les roms, par exemple, les militants communistes, en Allemagne et en France, les bourgeois et les tzaristes, en URSS, les chinois, dans les camps de la mort japonais… Le film d’Andrzej Wajda, tout comme le récent Liberté, de Tony Gatlif, s’intéresse à des faits peu connus de l’opinion publique. Le cinéaste a pris le parti de se centrer sur eux et rien que sur eux. Ce n’est nullement du mépris vis-à-vis des juifs déportés. Il a juste jugé qu’en évoquant la Shoah, cela aurait finalement dilué son sujet principal – le massacre de Katyn et le sort de ces milliers de polonais, juifs ou non… – et aurait moins marqué les esprits…
La seule chose que l’on pourrait lui reprocher, finalement, c’est une mise en scène un peu trop académique. Mais pas de quoi crier au scandale… La sobriété de l’ensemble est l’une des grandes qualités de ce beau film, injustement boudé lors de sa sortie en salles et qui bénéficie aujourd’hui d’une seconde chance en DVD…
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Katyn
Post mortem. Opowiesc katynska
Réalisateur : Andrzej Wajda
Avec : Maja Ostaszewska, Artur Zmijewski, Andrzej Chyra, Wladyslaw Kowalski, Maya Komorowska
Origine : Pologne
Genre : Témoignage historique & tragédie humaine
Durée : 1h58
Note pour ce film : ●●●●●○
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BONUS
En bonus, un long entretien (50 mn) avec Andrzej Wajda qui explique sa démarche et ses motivations à faire ce film.
Dans un autre court document, Alexandra Viatteau remet le film dans le contexte de l’oeuvre de Wajda et donne les clés historiques pour comprendre les enjeux présentés par le film.
L’interview d’un survivant des camps russo-polonais, Joseph Czapski, complète admirablement le film et lui confère une certaine authenticité.
Enfin, “Entre propagande et désinformation”, une confrontation des images d’archives nazies et soviétiques sur la découverte des charniers à Katyn, nous permet de vérifier la force de la propagande et la possibilité de manipuler les images, et de comprendre comment ce crime contre l’humanité a été dissimulé pendant plus de cinquante ans…
Note globale des bonus : ●●●●●○
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DONNEES TECHNIQUES
| DVD9 – Zone 2 – PAL – Couleur – Format 1.77 – 16/9 Durée totale : 217 mn |
| Langues : | Polonais stéréo Français stéréo |
Sous-titres : | Français |
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DISTRIBUTION
Editions Montparnasse
http://www.editionsmontparnasse.fr/
Sortie le : 02/03/2010
