Ca y est, le 63ème Festival de Cannes a ouvert ses portes…

Pourtant ce n’était pas gagné, après les turbulences causées par la mini-tempête de la semaine dernière, quand la fameuse vague de Brice de Nice a fini par arriver, ravageant le littoral azuréen. Même si les plages privées ont vite été remises en état pour accueillir les clients fortunés – stars internationales et obscurs “pipoles” attirés par la folie des nuits cannoises – la Croisette portait encore ça et là des stigmates du déchaînement de la mer Méditerranée, et beaucoup d’installations ont été retardées par ces mésaventures climatiques. Du coup, il était encore difficile de circuler en ville, la veille du festival, à cause de l’invasion des camions et des fourgonnettes chargés de matériel et de décorations diverses… Ce qui n’a pas empêché des milliers de professionnels déjà sur place d’aller chercher leurs accréditations, précieux sésame donnant accès aux projections.

Même agitation au Palais des Festivals pour préparer les différents stands du marché du film, le village international, les tapis rouges destinés à accueillir les pas des vedettes…
Tout le monde a mis les bouchées doubles, et hormis les horribles palissades abritant les travaux du Casino accolé au Palais des Festivals – indépendants de la tempête – Cannes a retrouvé son lustre et son glamour, prête à accueillir l’équipe du film Robin Hood.

Robin Hood- 3

Si Ridley Scott était hélas absent, pour cause de convalescence plus longue que prévue – Russell Crowe et Cate Blanchett étaient bien présents sur les célèbres marches (qui n’ont rien d’impressionnant, soit dit en passant…). Les différents jurys du festival étaient également présents, dont le jury officiel présidé par (le génial – note de PaKa) Tim Burton et bénéficiant du charme de Kate Beckinsale et Giovanna Mezzogiorno. Plus Monsieur le Ministre de la Culture, plus quelques actrices de passage comme Helen Mirren, Salma Hayek ou Julie Gayet, plus les pouff… euh, les ambassadrices de L’Oréal (Aishwarya Rai et Eva Longoria, ça fait plaisir aux yeux, quand même)…

J’aurais pu vous parler de la cérémonie d’ouverture, présidée par Kristin Scott Thomas, mais j’avoue que je ne l’ai pas vue ! L’accès à la Cérémonie d’Ouverture se fait par le biais d’invitations difficile à obtenir, et malgré son immense notoriété (euh…) Angle[s] de vue n’a pas été convié à l’événement. Et plutôt que de regarder le show à la télévision, comme n’importe quel téléspectateur lambda, j’ai préféré aller à la rencontre d’un de mes chers lecteurs, Florian et passer quelques minutes à discuter de cinéma autour d’un verre. J’ai conscience que ça ne va pas améliorer la réputation glanée au dernier “How I met your blogger”, où on me voit sur toutes les photos avec une énorme pinte de Leffe à la main, mais bon, j’assume ! Non, sérieusement, Cannes, pour les amateurs de cinéma, ce n’est pas qu’une débauche de luxe et de stars inaccessibles, c’est aussi un lieu où on voit beaucoup de film et où on fait de sympathiques rencontres…

Pas de cérémonie d’ouverture pour moi, donc… En revanche, j’ai pu accéder à la projection du film, non sans mal… (il faut être maso de s’infliger pareil parcours du combattant alors que le film est sorti le jour même dans toute la France…).
Niveau organisation, ce n’est pas encore au point. Allez savoir pourquoi, il a fallu patienter longtemps avant de pouvoir monter les marches et accéder à la salle. Du coup, les spectateurs se sont rapidement amassés auprès des entrées et l’attente c’est fait dans une certaine cohue. Le spectacle était assez drôle : voir tout ce beau monde en smokings et robes de soirée pour assister à un film glorifiant un bandit qui volait aux riches pour donner aux pauvres constituait le comble de l’inconscience… ou du snobisme. Et vu du ciel, nous devions ressembler à un troupeau de moutons anglais attendant de rentrer à l’enclos. D’ailleurs même la météo, encore capricieuse, s’est parée d’une touche britannique, avec l’irruption d’une fine bruine… Rapidement transformée en pluie battante. Ce qui a encore accentué la pagaille au pied des marches, avec un ballet de parapluies des plus périlleux…
Et comme de fait exprès, les intempéries ont cessé au moment où nous avons enfin pu entrer dans la salle…

Robin Hood- 2

Pour revenir un peu à nos moutons, enfin, au cinéma… Le film était honorable, pour un film d’ouverture. Un grand spectacle rythmé qui revisite complètement le mythe de Robin des Bois, mais qui souffre de certaines longueurs (le film dure quand même 2h20…), de scènes d’action parfois confuses et de quelques épisodes ridicules.
La critique suivra dans les jours qui viennent sur le site, si j’ai le temps de la mettre en forme.

En attendant, je vais dormir un peu pour pouvoir être suffisamment prêt demain matin à 8h30, pour la projection du premier film en compétition, Chongqing Blues de Wang Xiaoshuai. Autant dire un style cinématographique plutôt contemplatif…

Cannes 2010 bandeau

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Rédacteur en chef de Angle[s] de vue, Boustoune est un cinéphile passionné qui fréquente assidument les salles obscures et les festivals depuis plus de vingt ans (rhôô, le vieux...) Il aime tous les genres cinématographiques, mais il a un faible pour le cinéma alternatif, riche et complexe. Autant dire que les oeuvres de David Lynch ou de Peter Greenaway le mettent littéralement en transe, ce qui le fait passer pour un doux dingue vaguement masochiste auprès des gens dit « normaux »… Ah, et il possède aussi un humour assez particulier, ironique et porté sur, aux choix, le calembour foireux ou le bon mot de génie…

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