Genre

27/11/2009

Petit guide de survie en milieu zombifié

On vit quand même une époque inquiétante, entre les rumeurs sur l’état déplorable de certaines centrales nucléaires qui risquent de nous péter à la figure un jour ou l’autre, les contaminations chimiques, la pollution et les dégazages sauvages qui donnent aux galettes bretonnes un arrière-goût de mazout, la maladie de la vache folle, les pandémies de virus mutants exterminateurs, l’attaque des méduses géantes de trois-cents kilos et autres catastrophes naturelles annoncées, comme la prochaine bouse cinématographique de Michael Youn… Du coup, on commence à croire que les films d’horreurs d’hier, peu crédibles jusqu’alors, pourraient bien s’avérer un jour tristement prophétiques. On apprendrait un incident apparemment anodin et bing ! vingt-huit jours plus tard, on ferait face à des hordes de zombis affamés et prêts à nous dévorer, avec ou sans sauce au mazout…

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Dans ce cas, comment faire pour survivre ? En leur tirant une balle dans ce qui leur reste de cervelle, d’accord… Mais ça, c’est uniquement si on possède tout un arsenal chez soi. C’est pas gagné ! Et de toute façon, cela n’est pas suffisant pour espérer échapper bien longtemps aux attaques de ces millions de mutants sanguinaires… Il faut avant tout suivre des règles de prudence très strictes pour éviter toute mauvaise rencontre et tout traquenard fatal.

Vous ne les connaissez pas ? Pas de panique ! Bienvenue à Zombieland se propose de vous les énoncer et de voir en pratique leur application. Le filml de Ruben Fleischer suit plusieurs personnages qui vont devoir unir leurs forces pour se déplacer dans des Etats-Unis d’Amérique devenus une gigantesque réserve naturelle de morts-vivants.
Il y a « Colombus » (Jesse Eisenberg), un jeune étudiant dont le premier émoi sentimental a mal tourné, puisqu’il a failli servir d’amuse-bouche à une zombette affamée… Il y a aussi  « Tallahassee » (Woody Harrelson, impeccable) un cowboy spécialisé dans le zombicide, qui ne jure que par les 4×4, les flingues et les twinkies, des friandises locales… Il y a enfin les deux sœurs Wichita (Emma Stone) et Little Rock (Abigail Breslin, THE Little Miss Sunshine), expertes en escroqueries et coups tordus. Quatre personnages attachants qui vont apprendre peu à peu à se connaître et s’apprécier, jusqu’à former une sorte de famille.

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Leur équipée sauvage va les mener jusqu’en Californie, dans un parc d’attraction en bord de mer, après avoir visité en cours de route des magasins abandonnés (ou presque), des toilettes publiques (à éviter soigneusement) et… la maison de Bill Murray, qui apparaît d’ailleurs dans le film, dans son propre rôle, et qui se moque avec délectation de sa propre image. Autant d’occasions de montrer comment dégommer du monstre sanguinaire et d’assurer sa survie en milieu hostile sans perdre le sens de l’humour… Car on n’est pas dans un film d’horreur et encore moins dans un film d’art et d’essai intello, juste dans une bonne comédie de série B, jubilatoire et menée à un rythme d’enfer.

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En fait, Bienvenue à Zombieland s’apparente à une sorte d’attraction de fête foraine. Un train fantôme… Ca ne fait pas peur, mais qu’est-ce que c’est fun !

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Bienvenue à ZombielandBienvenue à Zombieland
Zombieland

Réalisateur : Ruben Fleischer
Avec : Woody Harrelson, Abigail Breslin, Jesse Eisenberg
Origine : Etats-Unis
Genre : train fantôme
Durée : 1h20
Date de sortie France : 25/11/2009

Note pour ce film : ˜˜˜˜

contrepoint critique chez : -

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About the Author

Boustoune
Rédacteur en chef de Angle[s] de vue, Boustoune est un cinéphile passionné qui fréquente assidument les salles obscures et les festivals depuis plus de vingt ans (rhôô, le vieux...) Il aime tous les genres cinématographiques, mais il a un faible pour le cinéma alternatif, riche et complexe. Autant dire que les oeuvres de David Lynch ou de Peter Greenaway le mettent littéralement en transe, ce qui le fait passer pour un doux dingue vaguement masochiste auprès des gens dit « normaux »… Ah, et il possède aussi un humour assez particulier, ironique et porté sur, aux choix, le calembour foireux ou le bon mot de génie…




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